CINEFINLANDE.COM L'ACTUALITE CINEMATOGRAPHIQUE EN FINLANDE

8May/12Off

FESTIVAL DU FILM DU SOLEIL DE MINUIT SODANKYLA, LAPONIE – 13.-17.06.2012

Festival du film du soleil de minuit
Du 13 au 17 juin 2012 - Sodankylä

Festival du film du soleil de minuit
Du 13 au 17 juin 2012 - Sodankylä

A l’occasion de sa XXVIIe édition, le Festival du film du soleil de minuit se tiendra du 13 au 17 juin 2012 à Sodankylä, en plein cœur de la Laponie finlandaise, au-dessus du cercle polaire arctique. Le caractère d'exception de ce festival a attiré les plus grands noms du cinéma mondial. Cette année, le Festival célèbre des stars du grand écran des années 50 telles que Taina Elg, l’unique star hollywoodienne finlandaise, qui a fait une brillante carrière aux Etats-Unis, et Harriet Andersson, l’une des actrices fétiches du maître suédois Ingmar Bergman. Autres invités à l'honneur, et non des moindres, le très personnel et inactuel cinéaste hongrois Béla Tarr, le réalisateur, scénariste et producteur américain Alan Rudolph, ainsi que deux jeunes cinéastes suédois de talent Ruben Östlund et Axel Petersén.

Au nombre des ciné-concerts, il nous sera donné de découvrir ou de redécouvrir, entre autres, des grands classiques et chefs-d’oeuvre tels que Sunrise (1927) de Murneau, The Immigrant (1917) et The Overcoat (1952), adapté d’une nouvelle de Gogol, de Charlie Chaplin ainsi que les films français muets Rien que les heures (1926) de Alberto Cavalcanti et La souriante Madame Beudet (1922) de Germaine Dulac, considéré comme le premier véritable film féministe.

Pour plus d’informations sur le programme du Festival :

www.msfilmfestival.fi

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21Apr/12Off

TOUT UN ETE DE FILMS FRANCAIS A LA CINEMATHEQUE ORION

CYCLE D'ÉTÉ DE FILMS FRANÇAIS
du 1er mai au 18 août
Cinémathèque Orion
Eerikinkatu 15
Helsinki

André Téchiné
Alice et Martin
France / Espagne (1998), 125 min
Avec Juliette Binoche, Alexis Loret,
Mathieu Amalric, Carmen Maura

Le 01.05. à 16 h 00 et le 04.05. à 19 h 00

Claude Chabrol
Au coeur du mensonge
France (1999), 115 min
Avec Sandrine Bonnaire, Jacques Gamblin,
Valeria Bruni-Tedeshi, Bernard Verley

Le 02.05.2012 à 19 h 05 et le 05.05. à 17 h 00

Diane Kurys
Les enfants du siècle
France / Grande-Bretagne (1999), 124 min
Avec Juliette Binoche, Benoît Magimel

Le 08.05 à 17 h 00 et le 11.05. à 19 h 00
11.05.2012 perjantai 19:00

Christian Carion
Une hirondelle a fait le printemps
France / Belgique (2001), 103 min
Avec Michel Serrault, Mathilde Seigner,
Jean-Paul Roussillon

Le 15.05. à 17 h 00 et le 18.05. à 19 h 00

Jean-Luc Godard
Viver sa vie
France (1962), 80 min
Avec Anna Karina, Sady Rebbot,
André S. Labarthe, Brice Parrain

Le 17.05. à 20 h 00 et le 20.05. à 18 h 00

Michael Haneke
La pianiste
France / Autriche / Etats-Unis (2001), 130 min
Avec Isabelle Huppert, Benoît Magimel,
Annie Girardot

Le 22.05. à 16 h 45 et le 25.05. à 18 h 25

Jean Cocteau
Orphée
France (1949), 95 min
Avec Jean Marais, Maria Casarès,
François Périer, Juliette Gréco

Le 24.05. à 21 h 10 et le 27.05. à 18 h 00

Manoel de Oliveira
Je rentre à la maison
Portugal / France (2001), 90 min
Avec Michèle Piccoli, Catherine Deneuve,
John Malkovich

Le 29.05. à 17 h 00 et le 01.06. à 19 h 15

François Ozon
8 femmes
France (2002), 103 min
Avec Danielle Darrieux, Catherine Deneuve,
Isabelle Huppert, Emmanuelle Béart,
Fanny Ardant, Virginie Ledoyen

Le 05.06. à 19 h 00 et le 08.06. à 17 h 00

Sylvain Chomet
Les triplettes de Belleville
France / Canada / Belgique / GB (2003), 81 min
Film d’animation

Le 12.06. à 17 h 00 et le 15.06. à 19 h 00

François Dupeyron
Monsieur Ibrahim et les fleurs du Coran
France (2003), 94 min
Avec Omar Sharif, Pierre Boulanger,
Gilbert Melki

Le 19.06. à 17 h 00 et le 21.06. à 17 h 00

Lucile Hadzihalilovic
Innocence
France/ Grande-Bretagne / Belgique (2004), 123 min
Avec Zoé Auclair, Léa Bridarolli,
Bérangère Haubruge, Marion Cotillard

Le 26.06. à 18 h 00 et le 05.07. à 18 h 00

Olivier Assayas, les frères Coen, Tom Tykwer, etc.
Paris, je t’aime
Liechtenstein/Suisse/Allemagne/France (2006), 122 min
Avec Steve Buscemi, Juliette Binoche,
Willem Dafoe, Elijah Wood, Natalie Portman

Le 27.06. à 19 h 45 et le 08.07. à 20 h 00

Pierre Salvadori
Hors de prix
France (2006), 103 min
Avec Aurey Tautou, Gad Elmaleh,
Marie-Christine Adam

Le 10.07. à 18 h 00 et le 18.07. à 20 h 00

Olivier Dahan
La Môme
France / Grande-Bretagne / Tchéquie (2007), 142 min
Avec Marion Cotillard, Gérard Depardieu,
Sylvie Testud

Le 11.07. à 20 h 00 et le 22.07. à 19 h 30

Anne Fontaine
Coco avant Chanel
France (2009), 112 min
Avec Audrey Tautou, Benoît Poelvoorde,
Alessandro Nivola

Le 25.07. à 20 h 20 et le 05.08. à 20 h 15

Jean Becker
La tête en friche
France (2010), 83 min
Avec Gérard Depardieu, Gisèle Casadeux,
Sophie Guillemin

Le 07.08. à 19 h 15 et le 10.08. à 17 h 00

Robert Bresson
Le procès de Jeanne d’Arc
France (1961), 65 min
Avec Florence Carrez, Jean-Claude Fourneau,
Roger Honorat

Le 08.08. à 19 h 00 et le 12.08. à 18 h 00

Mathieu Amalric
Tournée
France (2010), 111 min
Avec Mathieu Amalric, Miranda Colclasure,
Suzanne Ramsay, Linda Marraccini

Le 14.08. à 17 h 00 et le 17.08. à 18 h 45

Luis Buñuel
Belle de jour
France / Italie (1966), 101 min
Avec Catherine Deneuve, Jean Sorel,
Michel Piccoli, Geneviève Page,
Francisco Rabal, Pierre Clémenti

Le 18.08. à 19 h 00

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4Apr/12Off

DIX CHEFS-D’OEUVRE INCONTOURNABLES DU CINEMA FRANCAIS A LA CINEMATHEQUE ORION, 06.03-24.04. 2012

Dix chefs-d’oeuvre incontournables du cinéma français
choisis par le réalisateur finlandais Aki Kaurismäki

Du 6 mars au 24 avril
Cinémathèque Orion, (Eerikinkatu 15, métro Kamppi)

Jean-Luc Godard
Bande à part
France (1964), 96 min
Avec Anna Karina,
Claude Brasseur,
Sami Frey

Le 12.04. à 17 h 00 et le 15.04. à 18 h 30

Bertrand Tavernier
Round Midnight
Etats-Unis / France (1986), 132 min
Avec Dexter Gordon, François Cluzet,
Gabrielle Haker, Sandra reaves-Phillips,
Herbie Hancock, Martin Scorcese

Le 17.04. à 17 h 00 et le 20.04. à 20 h 00

Henri-Georges-Clouzot
Quai des Orfèvres
France (1947), 107 min
Ave Louis Jouvet, Simone Renant,
Bernard Blier, Suzy Delair

Le 26.04. à 17 h 00 et le 29.04. à 18 h 00

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Marcel Carné
Le Quai des brumes
France (1938), 91 min
Avec Jean Gabin, Michèle Morgan,
Pierre Brasseur, Michel Simon

Le 06.03. à 17 h 00 et le 09.03. à 19 h 00

Jean-Pierre Melville
Le silence de la mer
France (1947), 88 min
Avec Howard Vernon, Nicole Stéphane,
Jean-Marie Robain

Le 08.03. à 17 h 00 et le 10.03. à 19 h 00

Jean Vigo
Zéro de conduite
France (1933), 47 min
Avec Louis Lefebvre, Gérard de Bedarieux,
Gilbert Pruchon, Jean Dasté
A propos de Nice
Documentaire (1929), 70 min

Le 13.03. à 17 h 00 et le 16.03. à 19 h 00

Jean Renoir
La bête humaine
France (1938), 104 min
Avec Jean Gabin, Carette,
Fernand Ledoux, Simone Simon

Le 15.03. à 17 h 00 et le 18.03. à 17 h 40

Jacques Becker
Casque d’or
France (1952), 98 min
Avec Simone Signoret,
Serge Reggiani, Claude Dauphin

Le 20.03. à 17 h 00 et le 23.03. à 19 h 00

Jules Dassin
Du rififi chez les hommes
France (1955), 119 min
Avec Jean Servais, Carl Möhner,
Robert Manuel, Robert Hossein

Le 27.03. à 17 h 00 et le 30.03. à 18 h 45

Robert Bresson
Au hasard Balthazar
France (1966), 95 min
Avec Anne Wiazemsky, François Lafarge,
Philippe Asselin

Le 03.04. à 17 h 00 et le 06.04. à 18 h 00

11Mar/12Off

FESTIVAL ARTISOKKA DE HELSINKI – 29.03.-01.04.2012

Festival Artisokka – Helsinki Woman Film Festival
Le Festival de films de femmes de Helsinki
29.03-1.04.2012
Bio Rex – Maxim

Le Festival Artisokka – Helsinki Woman Film Festival (Artichaut) / Le Festival de films de femmes de Helsinki offre un lieu de reconnaissance et de visibilité des démarches de réalisatrices du monde entier. Cette année, pour sa XIe édition, qui se déroulera du 29 mars au 1er avril, le Festival a sélectionné une vingtaine de longs métrages, des œuvres une fois de plus originales et souvent en marge des programmations habituelles.

Jeudi 29 mars
MAXIM 1
18 h 00
ROUVA PRESIDENTTI, de Aleksi Bardy
Finlande (2012), 90 min

Vendredi 30 mars
BIO REX
18 h 00
MARTHA MARCY MAY MARLENE, de Sean Durkin
Etats-Unis (2011), 102 min
20 h 00
THE RUM DIARY, de Bruce Robinson
Etats-Unis (2011), 120 min

MAXIM 1
18 h 00
I AM MY OWN DOLLY PARTON, de Jessica Nettelbladt
Suède / Danemark (2011), 97 min
20 h 15
WUTHERING HEIGHTS, de Andrea Arnold
Royaume-Uni (2011), 129 min

MAXIM 2
17 h 45
WITH EVERY HEARTBEAT / KISS MIG, de Alexandra-Therese Keining
Suède (2011), 105 min
20 h 00
MUMBAI DIARIES, de Kiran Rao
Inde (2010), 102 min

Samedi 31 mars
BIO REX
13 h 30
THE LADY, de Luc Besson
France / Royaume-Uni (2010), 132 min
16 h 00
MUMBAI DIARIES, de Kiran Rao
Inde (2010), 102 min [rediffusion]
18 h 00
A DANGEROUS METHOD, de David Cronenberg
Allemagne / Canada (2011), 93 min
20 h 00
CIRCUMSTANCE, de Maryam Keshavarz
France / Etats-Unis / Iran (2011), 106 min
22 h 00
YOUNG ADULT, de Jason Reitman
Etats-Unis (2011), 93 min

MAXIM 1
14 h 00
DANCING DREAMS, de Anne Linsel, Rainer Hoffmann
Allemagne (2009), 89 min
15 h 45
WITH EVERY HEARTBEAT, de Alexandra-Therese Keining
Suède (2011), 105 min [rediffusion]
18 h 00
TRISHNA, de Michael Winterbottom
Royaume-Uni (2012), 117 min
20 h 15
UN AMOUR DE JEUNESSE, de Mia Hansen-Løve
France / Allemagne (2011), 110 min

MAXIM 2
14 h 00
COURTS MÉTRAGES FINLANDAIS (80 min)
16 h 00
WEEKEND, de Andrew Haigh
Royaume-Uni (2011), 96 min
18 h 15
JANE EYRE, de Cary Joji Fukunaga
Royaume-Uni / Etats-Unis (2011), 120 min
20 h 30
I AM MY OWN DOLLY PARTON, de Jessica Nettelbladt
Suède / Danemark (2011), 97 min [rediffusion]

Dimanche 1er avril
BIO REX
12 h 30
LADIES VS RICKY BAHL, de Maneesh Sharma
Inde (2011), 140 min
15 h 45
JANE EYRE, de Cary Joji Fukunaga
Royaume-Uni / Etats-Unis (2011), 120 min [rediffusion]
18 h 00
WE NEED TO TALK ABOUT KEVIN, de Lynne Ramsay
Royaume-Uni (2011), 112 min
20 h 15
THE RUM DIARY, de Bruce Robinson
Etats-Unis (2011), 120 min [rediffusion]

MAXIM 1
12 h 45
CIRCUMSTANCE, de Maryam Keshavarz
France / Etats-Unis / Iran (2011), 106 min [rediffusion]
14 h 45
MILDRED PIERCE 1re partie, de Todd Haynes
Etats-Unis (2011), 200 min
18 h 30
YOUNG ADULT, de Jason Reitman
Etats-Unis (2011), 93 min [rediffudion]
20 h 15
MILDRED PIERCE 2e partie, de Todd Haynes
Etats-Unis (2011), 150 min

MAXIM 2
12 h 45
TRISHNA, de Michael Winterbottom
Royaume-Uni (2012), 117 min [rediffusion]
15 h 00
DANCING DREAMS, de Anne Linsel, Rainer Hoffmann
Allemagne (2009), 89 min [rediffusion]
16 h 45
UN AMOUR DE JEUNESSE, de Mia Hansen-Løve
France / Allemagne (2011), 110 min [rediffusion]
19 h 00
THE LADY, de Luc Besson
France / Royaume-Uni (2010), 132 min [rediffusion]
21 h 30
WEEKEND, de Andrew Haigh
Royaume-Uni (2011), 96 min [rediffusion]

Pour plus d’informations, consulter :
www.artisokka.info

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10Mar/12Off

LE CINEMA FINLANDAIS S’INVITE EN MARS AU MUSEE D’ORSAY

Paysages finlandais

Dans le cadre de l’exposition consacrée au peintre finlandais Akseli Gallen-Kallela (1865-1931), qui se déroulera du 7 février au 6 mai 2012 au Musée d'Orsay (Paris 7e), une sélection de 10 films finlandais, dont un documentaire et quelques courts métrages, retraçant l'histoire de la Finlande des années 20 et 30, sera présentée à l'Auditorium du Musée (niveau -2), du 9 au 18 mars 2012.
Les projections auront lieu au cours de deux week-ends de la première quinzaine de mars. Le programme de cette sélection de films a été élaboré et proposé par Satu Laaksonen, programmatrice aux Archives nationales audiovisuelles de Finlande (KAVA).

A noter que le film documentaire Lastuja – Taiteilijasuvun vuosisata [Eclats – cent ans d'histoire d'une famille] sera présenté en français par son auteur, Peter von Bagh, réalisateur et historien du cinéma finlandais (samedi 10 mars, à 14 h 00)

VERS L'INDÉPENDANCE

Sivullisena suomessa [Un étranger en Finlande]
Antti Peippo
1983. VOST
Documentaire

Varastettu kuolema [La mort volée]
Nyrki Tapiovaara
1938. VOST
Scénario : Eino Mäkinen, Erik Blomberg, d'après une nouvelle de Runar Schildt
Avec : Tuulikki Paananen, Ilmari Mänty, Santeri Karilo
ven 9 mars 2012 – 20 h 00

A HELSINKI

Lastuja – Taiteilijasuvun vuosisata [Eclats – cent ans d'histoire d'une famille]
Peter von Bagh
2011. VOST
Documentaire
sam 10 mars 2012 – 14 h 00
En présence du réalisateur

Juurakon Hulda [Hulda monte à la capitale]
Valentin Vaala
1937. VOST
Scénario : Jaakko Huttunen, Valentin Vaala, d'après la pièce de Hella Wuolijoki
Avec : Irma Seikkula, Tauno Palo, Hugo Hytönen
sam 10 mars 2012 – 17 h 00

Korkein voitto [La victoire suprême]
Carl von Haartman
1929. Muet
Scénario : Carl von Haartman
Avec : Carl von Haartman, Kerstin Nylander, Aku Korhonen
Accompagnement :
Vincent Lê Quang, saxophone
Alexandro Markéas, piano
sam 10 mars 2012 – 20 h 00

A LA CAMPAGNE

Haaparuuhen Synty [La naissance d'une barque en tremble]
Eino Mäkinen
1936
Court métrage

Anna Liisa
Teuvo Puro et Jussi Snellman
1922
Scénario : Teuvo Puro et Jussi Snellman, d'après la pièce de Minna Canth
Avec : Helmi Lindelöf, Emil Autere, Einari Rinne
Accompagnement :
Paul Staicu, piano
dim 11 mars 2012 – 14 h 30

Hämeenkyrön Heinänteko [La fenaison à Hämeenkyrön]
Eino Mäkinen
1936
Court métrage

Loviisa [Louise]
Valentin Vaala
1946. VOST
Scénario : Valentin Vaala, d'après la pièce d'Hella Wuolijoki
Avec : Emma Väänänen, Tauno Palo, Kirsti Hurme
dim 11 mars 2012 – 17 h 00

Laulu tulipunaisesta kukasta [Le chant de la fleur écarlate]
Teuvo Tulio
1938. VOST
Scénario : Yrjö Kivimies, d’après le roman de Johannes Linnankoski
Avec : Kaarlo Oksanen, Rakel Linnanheimo, Mirjami Kuosmanen
ven 16 mars 2012 – 20 h 00

EN CARÉLIE

Kaskisavun Mailta [Culture sur brûlis]
Eino Mäkinen
1937
Court métrage

Juha
Nyrki Tapiovaara
1937. VOST
Scénario : Heikki Aho, Nyrki Tapiovaara, d'après le roman de Juhani Aho
Avec : Hannes Närhi, Irma Seikkula, Walle Saikko
sam 17 mars 2012 – 16 h 00

Juha
Aki Kaurismäki
1999. VOST
Scénario : Aki Kaurismäki, d'après le roman de Juhani Aho
Avec : Sakari Kuosmanen, Kati Outinen, André Wilms
sam 17 mars 2012 – 19 h 00

Antti Puuhaara [Antti de la branche]
Heikki Partanen
1976. VOST
Scénario : Erkki Mäkinen
Avec : Markku Blomqvist, Pertti Hilkamo, Maritta Viitamäki
dim 18 mars 2012 – 14 h 30

15Jan/12Off

DOCPOINT – FESTIVAL DU DOCUMENTAIRE HELSINKI, 24.-29.01.2012

DOCPOINT
24-29 janvier 2012

XIe édition du Festival du film documentaire de Helsinki – DocPoint

Festival Docpoint
A l’occasion de sa XIe édition, le Festival du film documentaire Docpoint, qui se déroulera à Helsinki du 24 au 29 janvier, présentera les films francophones suivants :

TERRITOIRE PERDU
Pierre-Yves Vandeweerd

Belgique/France (2011), 75 min
Le 24.01. à 19 h 00 – Andorra
et le 29.01. à 21 h 30 – Andorra

SUD
Chantal Akerman

France (1999), 70 min
Le 24.01. à 20 h 30 – Bio Rex
et le 28.01. à 17 h 45 – Orion

JAFFA, LA MÉCANIQUE DE L’ORANGE
Eyal Sivan

Belgique/Israël/France/Allemagne(2009), 88 min
Le 25.01. à 19 h 00 – Maxim 2
et le 27.01. à 19 h 15 – Kinopalatsi 9

IL SE PEUT QUE LA BEAUTÉ AIT RENFORCÉ
NOTRE RÉSOLUTION – MASAO ADACHI
Philippe Grandrieux

France (2011), 73 min
Le 26.01. à 17 h 15 – Kinopalatsi 10

TOUS AU LARZAC
Christian Rouaud

France (2011), 118 min
Le 26.01. à 19 h 00 – Andorra
et le29.01. à 17 h 00 – Andorra

IZKOR, LES ESCLAVES DE LA MÉMOIRE
Eyal Sivan

Israël/France (1990), 97 min
Le 26.01. à 19 h 00 – Orion
et le 28.01. à 15 h 00 – Orion

ROUTE 181, FRAGMENTS D’UN VOYAGE
EN PALESTINE-ISRAËL
Eyal Sivan

Belgique/Grande-Bretagne/France/Allemagne (2003), 272 min
Le 27.01. à 14 h 00 – Maxim 2

RIEN QUE LES HEURES
Alberto Cavalcanti

France (1926), 45 min
Ciné-concert
Le 27.01. à 19 h 00 – Bio Rex

ALGÉRIE, IMAGES D’UN COMBAT
Jérôme Laffont

Belgique (2009), 52 min
Le 27.01. à 21 h 00 – Orion

UN SPÉCIALISTE, PORTRAIT D’UN CRIMINEL MODERNE
Eyal Sivan

Rory Brauman
Belgique/Israël/Autriche/France/Allemagne (1999), 128 min
Le 28.01. à 12 h 30 – Andorra

VOL SPÉCIAL
Fernand Melgar

Suisse (2011), 100 min
Le 28.01. à 12 h 00 – Ateneum
et le 29.01. à 15 h 15 – Kinopalatsi 9

LA NUIT, ELLES DANSENT
Isabelle Lavigne, Stéphane Thibault

Canada (2010), 80 min
Le 29.01. à 13 h 00 – Maxim 2

www.docpoint.info

18Dec/11Off

CYCLE RENE CLAIR

CYCLE RENÉ CLAIR

Paris qui dort
France (1925), 67 min
Avec Henri Rollan, Charles Martinelli, Albert Préjean
Entr’acte
France (1924), 15 min
Avec Francis Picabia, Man Ray,
Marcel Duchamp
Accompagné au piano
par Joonas Raninen

Le 10.01.2012 à 17 h 00
et le 13.01. à 17 h 00

Albert, le gardien de nuit de la Tour Eiffel, s'aperçoit, à son réveil, que Paris est en état de catalepsie. Seules cinq personnes arrivées en avion ont échappé à l'endormissement et déambulent dans la ville déserte.

Un savant fou a inventé un rayon mystérieux qu'il expérimente sur Paris.

Un chapeau de paille d'Italie
France (1927), 84 min
Avec Albert Préjean, Geymond Vital, Olga Tschékowa

Le 17.01. à 17 h 00 et le 20.01. à 19 h 00

Les deux timides
France (1928), 76 min
Avec Pierre Batcheff, Jim Gérard, Maurice de Féraudy,
Françoise Rosay, Véra Flory
Accompagné au piano par Joonas Raninen

Le 31.01. à 17 h 00 et le 03.02. à 19 h 15

Sous les toits de Paris
France (1930), 92 min
Avec Albert Préjean, Pola Illery,
Gaston Modot, Edmond T. Gréville

Le 07.02. à 17 h 00 et le 10.02. à 19 h 30

Le million
France (1931), 81 min
Avec Annabella, René Lefèvre,
Wanda Gréville, Louis Allibert

Le 09.02. à 17 h 00 et le 12.02. à 20 h 00

A nous la liberté
France (1931), 88 min
Avec Raymond Cordy, Henri Marchand,
Rolla France

Le 14.02. à 17 h 00 et le 17.02. à 19 h 05

Quatorze Juillet
France (1932), 86 min
Avec Annabella, Georges Rigaud,
Raymond Cordy

Le 16.02. à 17 h 00 et le 18.02. à 17 h 00

Le silence est d'or
France / Etats-Unis (1947), 100 min
Avec Maurice Chevalier, François Périer,
Marcelle Derrien

Le 21.02. à 17 h 00 et le 24.02. à 19 h 00

Les Belles de nuit
France / Italie (1952), 86 min
Avec Gérard Philipe, Gina Lollobrigida,
Martine Carol

Le 23.02. à 17 h 00 et le 25.02. à 19 h 15

Les grandes manoeuvres
France / Italie (1955)
Avec Michèle Morgan, Gérard Philipe,
Brigitte Bardot

Le 28.02. à 17 h 00 et le 02.03. à 19 h 00

Porte des Lilas
France / Italie 1957, 95 min
Avec Pierre Brasseur, Georges Brassens,
Henri Vidal, Dany Carrel

Le 01.03. à 17 h 00 et le 04.03. à 18 h 00

16Dec/11Off

FILMS A L’AFFICHE – JANVIER 2012

THE GIRL WITH THE DRAGON TATTOO
de David Fincher (USA/GB/Suède/Allemagne)
Avec Daniel Craig, Rooney Mara, Christopher Plummer
****

DRIVE
de Nicolas Winding Refn (Etats-Unis)
Avec Ryan Gosling, Carey Mulligan, Bryan Cranston
****

LE HAVRE
de Aki Kaurismäki (Finlande/Allemagne/France)
Avec André Wilms, Kati Outinen, Jean-Pierre Darroussin
***

HILJAISUUS
de Sakari Kirjavainen (Finlande)
Avec Joonas Saartamo, Joanna Haartti, Lauri Tilkanen, Terhi Suorlahti
**

LA PIEL QUE HABITO / IHO JOSSA ELÄN
de Pedro Almodóvar (Espagne)
Avec Antonio Banderas, Elena Anaya, Marisa Paredes
**

IMMORTALS
de Tarsem Singh (Etats-Unis)
Avec Henry Cavill, Mickey Rourke, Luke Evans
*

MAAGINEN KRISTALLI
de Antti Haikala (Finlande)
Animation 3D
***

UN VIAJE AL EDÉN / MATKA EDENIIN
de Rax Rinnekangas (Finlande)
Avec Nacho Angulo, Hugo Wirz
**

MELANCHOLIA
de Lars von Trier (Danemark/France/Suède/Allemagne)
Avec John Hurt, Kirsten Dunst, Charlotte Gainsbourg
*****

MIDNIGHT IN PARIS
de Woody Allen (Etats-Unis)
Avec Owen Wilson, Rachel McAdams, Michael Sheen
***

DÄR VI EN GÅNG GÅTT
de Peter Lindholm (Finlande)
Avec Jessica Grabowsky, Andreas af Enehielm
***

MONEYBALL
de Bennett Miller (Etats-Unis)
Avec Brad Pitt, Jonah Hill, Philip Seymour Hoffman
****

JODAEIYE NADER AZ SIMIN / NADER JA SIMIN: ERO
de Asghar Farhadi (Iran)
Avec Leila Hatami, Peyman Moadi, Shahab Hosseini
*****

NEW YEAR'S EVE
de Garry Marshall (Etats-Unis)
Avec Robert De Niro, Ashton Kutcher, Zac Efron
**

LES PETITS MOUCHOIRS / PIENIÄ VALKOISIA VALHEITA
de Guillaume Canet (France)
Avec François Cluzet, Marion Cotillard, Benoît Magimel
****

PINA
Documentaire de Wim Wenders (France/Allemagne)
Avec Pina Bausch, Regina Advento, Malou Airoudo
*****

POLISSE
de Maïwenn (France)
Avec Karin Viard, Joey Starr, Marina Foïs
***

TAMBIÉN LA LLUVIA / SADE KUULUU MEILLE
de Icíar Bollaín (France/Mexique/Espagne)
Avec Gael García Bernal, Luis Tosar, Carlos Aduviri
****

OCÉANOSAURES 3 D : VOYAGE AU TEMPS DES DINOSAURES /
SEA REX: MATKA ESIHISTORIALLISEEN MAAILMAAN

Documentaire de Pascal Vuong et Ronan Chapalain (France/Grande-Bretagne)
Avec Guillaume Denaiffe, Norbert Ferrer, Chloe Hollings
***

SYVÄLLE SALATTU
de Joona Tena (Finlande)
Avec Krista Kosonen, Kai Lehtinen, Viljami Nojonen, Peter Franzén
**

THE ADVENTURES OF TINTIN: SECRET OF THE UNICORN
TINTIN SEIKKAILUT: YKSISARVISEN SALAISUUS
de Steven Spielberg (Nouvelle-Zélande/Etats-Unis)
Avec Jamie Bell, Andy Serkis, Daniel Craig
****

TOWER HEIST
de Brett Ratner (Etats-Unis)
Avec Ben Stiller, Eddie Murphy, Casey Affleck
***

THE TREE OF LIFE
de Terrence Malick (Etats-Unis)
Avec Brad Pitt, Jessica Chastain, Sean Penn
***

THE TWILIGHT SAGA: BREAKING DAWN - Part 1 / TWILIGHT - AAMUNKOI, osa 1
de Bill Condon (Etats-Unis)
Avec Robert Pattinson, Kristen Stewart, Taylor Lautner
*

MY WEEK WITH MARILYN
de Simon Curtis
Avec Michelle Williams, Kenneth Branagh, Dominic Cooper,
Eddie Redmayne, Judi Dench
*****

J.EDGAR
de Clint Eastwood
Avec Leonardo di Caprio, Naomi Watts, Judi Dench
*****

DOLPHIN TALE / DELFIINITARINA
de Charles Martin Smith
Avec Morgan Freeman, Harry Connick Jr.,
Ashley Judd, Nathan Gamble
***

REVENGE - A LOVE STORY / REVENGE - LUPA TAPPAA
de Wong Ching Po
Avec Juno Mak, Aoi Sola, Chiu Siu Ho,
Wong Shee Tong, Ho Wah Chiu
**

PUNAISEN METSÄN HOTELLI
de Mika Koskinen
Documentaire
***

THE IDES OF MARCH / VALLAN KÄÄNTÖPUOLI
de George Clooney
Avec George Clooney, Paul Giamatti, Ryan Gosling,
Evan Rachel Wood, Marisa Tomei, Philip Seymour Hoffman
***
Sortie le 20.01.2012

RAT KING
de Petri Kotwica
Avec Max Ovaska, Julius Lavonen, Niina Koponen,
Outi Mäenpää, Janne Virtanen
***
Sortie le 20.01.2012

THE IRON LADY / RAURAROUVA
de Phyllida Lloyd
Avec Meryl Streep, Jim Broadbent, Harry Lloyd,
Richard E. Grant, Anthony Head
*****
Sortie le 27.01.2012

CANNED DREAMS / SÄILÖTTYJÄ UNELMIA
de Katja Gauriloff
Documentaire
****
Sortie le 27.01.2012

IMPOSSIBLE: MISSION - GHOST PROTOCOL
de Brad Bird
Avec Tom Cruise, Jeremy Renner, Simon Pegg, Paula Patton,
Josh Holloway, Michael Nyqvist,Vladimir Mashkov
Lea Seydoux, Anil Kapoor, Samuli Edelmann
***
Sortie le 03.02.2012

THE DESCENDANTS
de Alexander Payne
Avec George Clooney, Shailene Woodley,
Amara Miller, Judy Greer
***
Sortie le 03.02.2012

27Nov/11Off

RETROSPECTIVE LUIS BUNUEL

RÉTROSPECTIVE LUIS BUÑUEL

Los olvidados
Mexique (1950), 88 min
Avec Estela Inda,
Miguel Inclán, Alfonso Mejía

Le 25.11. à 21 h 05 et le 01.12. à 19 h 00

Un chien andalou
France (1928), 22 min
Version restaurée
Filmoteca española/Ferran Alberich 2003
L'âge d'or
France (1930), 62 min
Avec Gaston Modot, Lya Lis,
Max Ernst, Pierre Prévert

Le 06.12. à 20 h 00, le 07.12. à 21 h 00
et le 11.12. à 18 h 00

Une île dont les abords sont gardés par des squelettes d’archevêques figés dans la roche. Cette île est habitée par des bandits qui végètent dans une misérable cabane. Débarque alors une délégation d’importants personnages venus inaugurer une ville : Rome…

El
Mexique (1952), 89 min
Avec Arturo de Córdova,
Delia Garces, Luis Bristein

Le 08.12. à 21 h 00 et le 09.12. à 21 h 00

La ilusión viaja en tranvía
Mexique (1953), 90 min
Avec Fernando Soto,
Carlos Navarro, Lilia Prado

Le 13.12. à 21 h 05 et le 16.12. à 17 h 00

Cela s'appelle l'aurore
France / Italie (1955), 103 min
Avec Georges Marchal, Lucia Bosè,
Ginni Esposito, Julien Bertheau

Le 14.12. à 21 h 00 et le 17.12. à 19 h 00

Nazarín
Mexique (1958), 95 min
Avec Francisco Rabal,
Marga López, Rita Macedo

Le 15.12. à 19 h 00 et le 18.12. à 20 h 00

La fièvre monte à El Pao
France / Mexique (1959), 99 min
Avec Gérard Philippe,
Maria Félix, Jean Servais

Le 19.12. à 19 h 00 et le 22.12. à 19 h 00

The Young One
Etats-Unis / Mexique (1960), 96 min
Avec Zachary Scott,
Key Meersman, Bernie Hamilton

Le 20.12. à 21 h 05 et le 23.12. à 19 h 00

Simón del desierto
Mexique (1965), 45 min
Avec Claudio Brook, Silvia Pinal,
Hortensia Santovana
Las Hurdes
Espagne (1932), 28 min
Scénario Pierre Unik

Le 26.12.. à 18 h 00 et le 29.12. à 21 h 00

La voie lactée
France / Italie (1968), 102 min
Avec Paul Frankeur, Laurent Terzieff,
Alain Cuny, Delphine Seyrig

Le 27.12. à 21 h 00 et le 30.12. à 19 h 00

Belle de jour
France / Italie (1966), 101 min
Avec Catherine Deneuve, Jean Sorel, Michel Piccoli,
Geneviève Page, Francisco Rabal, Pierre Clémenti

Le 28.12. à 21 h 05 et le 01.01.2012. à 17 h 45

Tristana
Espagne/Italie/France (1970), 98 min
Avec Catherine Deneuve,
Fernando Rey, Franco Nero

Le 03.01. à 21 h 15 et le 06.01. à 18 h 15

Cet obscur objet du désir
France / Espagne (1977), 103 min
Avec Fernando Rey, Carole Bouquet,
Angela Molina, Julien Bertheau

Le 04.01. à 21 h 00 et 07.01. à 19 h 05

Le fantôme de la liberté
France (1974), 104 min
Avec Adriana Asti, Julien Bertheau,
Jean-Claude Brialy

Le 05.01. à 16 h 30 et le 08.01. à 18 h 00

21Nov/11Off

“LE ROMAN FAIT SON CINEMA” AU SALON DU LIVRE DE HELSINKI – 27.-30.10.2011

Peter Lindholm, cinéaste,
et Kjell Westö, écrivain,
au Salon du livre de Helsinki

La XIe édition du Salon du livre de Helsinki qui s'est déroulée cette année du 27 au 30 octobre 2011, a été marquée par une série de débats portant sur l'adaptation de romans au cinéma. Il y était question, entre autres, du célèbre roman du Finlandais suédophone Kjell Westö « Les sept livres de Helsingfors » (Gaïa, 2008) – « Där vi en gång gått » (titre original en suédois) « Missä kuljimme kerran » (titre en finnois) –, porté à l’écran et sorti en salles le mois dernier. Le film, réalisé par Peter Lindholm, décrit, comme le livre, différentes générations de Finlandais sur une période de 25 ans – soit de 1905 à 1938 – et retrace leurs destins croisés sur fond de guerre civile finlandaise. Une série télévisée en six parties est également attendue sur le petit écran en décembre 2011 (Yle FST5).
Kjell Westö a reçu le prestigieux Prix Finlandia 2006 qui récompense le meilleur roman finlandais de l'année. « Les sept livres de Helsingfors »/« Där vi en gång gått » (Otava) a connu en Finlande un très grand succès dès sa parution, et on ne peut que souhaiter le même sort à sa version filmée.

Autre adaptation de roman attendue, celle du très primé « Purge » (Stock) de Sofi Oksanen (en 2010 : Prix Fémina étranger ; Grand Prix de littérature du Conseil nordique ; Prix du roman Fnac – pour la première fois décerné à une œuvre étrangère). « Puhdistus » (« Purge ») est également un succès de librairie en Finlande, classé premier dans la liste des fictions dès sa publication. Avec en arrière-plan l'histoire déchirée de l'Estonie, le livre raconte le destin brisé de deux femmes. « Puhdistus » (WSOY) reçoit le Prix Finlandia en 2008, le Prix Runeberg en 2009, et est considéré par de nombreux critiques comme un événement littéraire. Le film adapté du roman éponyme « Puhdistus » sortira en 2012 et sera réalisé par le jeune cinéaste finlandais Antti Jokinen.

Autres romans remarqués pour une adaptation : le deuxième roman de Mike Pohjola , «Ihmisen poika »/« The Son of Man » (Le fils de l’homme), dont les droits d’adaptation au cinéma ont déjà été achetés par Hollywood avant même la parution du livre (sorti cet automne).
Les Etats-Unis ont également remarqué le deuxième roman de Petri Karra, «Kohtalonohjaaja» paru chez Gummerus, cet automne, et que l’agence new-yorkaise Foundry Literary + Media a choisi de représenter. Son premier roman « Haarautuvan rakkauden talo » avait été adapté au cinéma (2009) par Mika Kaurismäki et était sorti en France en 2010 sous le titre « Divorce à la finlandaise ».

Sortie en librairie de «Maaginen Kristalli » (deux livres, dont un illustré) et également en salles ce mois-ci du film d'animation en 3D «Maaginen Kristalli »/«The Magic Crystal »/«Le cristal magique » réalisé par Antti Haikala. Un conte de Noël qui ravira le coeur de tous les enfants en cette période de fêtes de fin d'année.

Aline Vannier-Sihvola

28Sep/11Off

CYCLE CINEMA AFRICAIN

Ousmane Sembene
Moolaadé
Sénégal/France/Burkina Faso/
Cameroun/Maroc/Tunisie (2004), 121 min

Avec Fatoumata Coulibaly, Salimata Traoré,
Maimouna Hélène Diarra

Le 11.10. à 17 h 00
et le 16.10. à 17 h 45

Collé Ardo vit dans un village africain. Il y a sept ans, elle a refusé que sa fille soit excisée, pratique qu’elle juge barbare. Aujourd’hui, quatre fillettes s’enfuient pour échapper à ce rite de purification, et demandent à Collé protection. Deux valeurs s’affrontent alors : le respect du droit d’asile (le Moolaadé) et l’antique tradition de l’excision (la Salindé).

Mahamat-Saleh Haroun
Daratt - Une saison sèche
Tchad/France/Belgique/Autriche (2006), 96 min
Avec Ali Barkai, Youssouf Djaoro, Aziza Hisseine

Le 14.10. à 19 h 00 et le 22.10. à 19 h 00

Mahamat-Saleh Haroun
Un homme qui crie
France/Belgique/Tchad (2010), 92 min
Avec Youssouf Djaoro, Dioucounda Koma, Emile Abossolo M'bo

Le 15.10. à 17 h 00 et le 18.10. à 17 h 00

Ousmane Sembene
Ceddo
Sénégal (1978), 120 min
Avec Tabara Ndiaye, Ousmane Camara, Mamadou Dioumé

Le 19.10. à 19 h 00 et le 23.10. à 20 h 00

Djibril Diop Mambéty
Touki Bouki
Sénégal (1973), 85 min
Avec Magaye Niang, Mareme Niang, Aminta Fall

Le 25.10. à 19 h 00 et le 28.10. à 17 h 00

Djibril Diop Mambéty
Hyènes
Sénégal/Suisse/France (1992), 110 min
Avec Mansour Diouf, AmiDiakhate

Le 27.10. à 19 h 00 et le 30.10. à 17 h 30

Souleymane Cissé
Yeelen
Mali (1987), 105 min
Avec Issiaka Kane, Aoua Sangare, Niamanto Sanogo, Balla Moussa Keita

Le 01.11. à 19 h 00 et le 04.11. à 17 h 00

Abderrahmane Sissoko
Heremakono
France/Mauritanie (2002), 96 min
Avec Khatra Ould Abdek Kader, Maata Ould Mohamed Abeid,
Mohamed Mahmoud Ould Mohamed

Le 02.11. à 19 h 00 et le 05.11. à 17 h 00

Djibril Diop Mambéty
La petite vendeuse de soleil
France/Suisse/Sénégal (1998), 45 min
Avec Lissa Baléra, Tairou M'Baye, Oumou Samb
Le franc
France/Suisse/Sénégal (1994), 45 min
Aminta Fall, Dieye Ma Dieye, Demba Bâ

Le 08.11. à 17 h 00 et le 12.11. à 17 h 00

Mahamat-Saleh Haroun
Abouna
France/Tchad (2002), 81 min
Avec Ahidjo Mahamat Moussa, Hamza Moctar Aguid, Zara Haroun

Le 08.11. à 19 h 00 et le 11.11. à 19 h 00

Fanta Régina Nacro
La nuit de la vérité
France, Burkina Faso (2004), 100 min
Avec Moussa Cissé, Adama Ouédraogo, Rasmané Ouédraogo

Le 15.11. à 17 h 00 et le 17.11. à 19 h 30

Pierre Yameogo
Delwende
Suisse/France/Burkina Faso (2005), 89 min
Avec Blandine Yaméogo, Claire Ilboudo, Célestin Zongo

Le 16.11. à 17 h 00 et le 18.11. à 19 h 00

26Sep/11Off

HOMMAGE A ROMY SCHNEIDER

Serge Bromberg & Ruxandra Medrea
L'enfer d'Henri-Georges Clouzot
France (2009), 102 min

Avec Romy Schneider, Serge Reggiani

Le 27.09. à 19 h 00
et le 30.09. à 21 h 00

En 1964, Henri-georges Clouzot choisit Romy Schneider, 26 ans, et Serge Reggiani, 42 ans, pour être les vedettes de L'enfer. Un projet énigmatique et insolite, un budget illimité, un film qui devait être un « événement » cinématographique à sa sortie. Mais après 3 semaines de tournage, le drame. Le projet est interrompu, et les images que l’on disait « incroyables » ne seront jamais dévoilées. Bloquées initialement pour des raisons juridiques, elles disparaissent, et sont depuis près d’un demi-siècle considérées comme perdues.
Ces images, oubliées depuis un demi-siècle, ont été retrouvées et elles sont plus époustouflantes que la légende l’avait prédit.

Claude Chabrol
L'enfer
France (1993), 103 min
Avec Emmanuelle Béart, François Cluzet, Nathalie Cardone

Le 04.10. à 19 h 00 et le 07.10. à 21 h 00

Ce scénario sur la jalousie excessive d’un mari vis-à-vis de sa femme est repris d’un projet inachevé de Clouzot. Ce dernier l'avait écrit trente ans plus tôt dans l'intention d'en faire un film mais n'avait pu en achever le tournage pour raisons de santé.

Pierre Granier-Deferre
Le train
France (1973), 101 min
Avec Jean-Louis Trintignant, Romy Schneider, Nike Arrighi

Le 06.10. à 19 h 00 et le 05.11. à 19 h 00

En mai 1940, Julien Maroyeur, modeste réparateur de postes de radio dans un village du nord de la France, décide de fuir avec sa femme Monique, enceinte, et leur petite fille. Dans le train bondé, ils sont séparés. Les hommes sont parqués dans les wagons à bestiaux. Séparé de sa femme, Julien fait la connaissance d'Anna, une jeune Allemande qui fuit ses compatriotes car elle est d'origine juive.

Ernst Marischka
Sissi
Autriche (1955), 102 min
Avec Romy Schneider, Karlheinz Böhm, Magda Schneider

Le 09.10. à 15 h 45 et le 16.10. à 15 h 45

Jules Dassin
10:30 P.M. Summer
Etats-Unis/Espagne (1966), 85 min
Avec Melina Mercouri, Peter Finch, Romy Schneider

Le 11.10. à 21 h 00 et le 14.10. à 17 h 00

Jacques Deray
La piscine
France/Italie (1969), 122 min
Avec Alain Delon, Romy Schneider, Maurice Ronet, Jane Birkin

Le 18.10. à 20 h 45 et le 21.10. à 18 h 45

Claude Sautet
Max et les ferrailleurs
France (1970), 112 min
Avec Michel Piccoli, Romy Schneider, Bernard Fresson

Le 25.10. à 21 h 00 et le 28.10. à 19 h 00

Claude Sautet
César et Rosalie
France/Italie/RFA (1972), 111 min
Avec Romy Schneider, Yves Montand, Samy Frey

Le 02.11. à 21 h 00 et le 04.11. à 19 h 00

Luchino Visconti
Il lavoro
Italie (1962), 54 min
Avec Romy SchneiderTomas Milian, Romolo Valli

Le 16.11. à 18 h 45 et le 19.11. à 19 h 00

Andrzej Zulawski
L'important c'est d'aimer
France/Italie/RFA (1974), 109 min
Avec Romy Schneider, Fabio Testi, Klaus Kinski

Le 29.11. à 21 h 00 et le 02.12. à 17 h 00

Bertrand Tavernier
La mort en direct
France/RFA (1979), 131 min
Avec Romy Schneider, Harvey Keitel,
Harry Dean Stanton, Max von Sydow

Le 03.12. à 17 h 00 et le 11.12. à 19 h 45

6Sep/11Off

FESTIVAL AMOUR & ANARCHIE 2011

Amour & Anarchie – 24e Festival international du film de Helsinki
15.-25.09.2011

Le Festival international du film de Helsinki – Amour & Anarchie a lieu chaque année, depuis 1987, en septembre. Il fêtait cette année sa 24e édition qui s’est ouverte avec le dernier film de Pedro Almodóvar, « La piel que habito », présenté en compétition à Cannes en mai dernier, et s'est clôturée avec « Une séparation » de Asghar Farhadi.

Le Festival Amour & Anarchie – le plus grand festival du film de Finlande et, également, le plus accessible –, met en valeur de nouveaux films inventifs, visuellement étonnants et controversés, révèle les talents prometteurs de demain.
Parfois décoiffant, mais à voir !

Cette année, au programme des quelque 145 longs et 67 courts métrages présentés lors des 11 jours de cette 24e édition, les films asiatiques et indiens étaient à l'honneur ainsi que le cinéma irlandais. Egalement une sélection des meilleurs films français et francophones dernièrement sortis, dont :

French Touch Selection

Claire Denis : WHITE MATERIAL (France/Cameroun, 2009)
Maïwenn : POLISSE (France, 2010)
Michael Buch : LET MY PEOPLE GO! (France, 2011)
Katell Quillévéré : UN POISON VIOLENT (France, 2010)
Romain Gavras : NOTRE JOUR VIENDRA (France, 2010)
Céline Sciamma : TOMBOY (France, 2011)

Autres sélections

Denis Villeneuve : INCENDIES (Canada/France, 2010)
Olivier Masset-Depasse : ILLÉGAL (Belgique, 2010)
Nadine Labaki : ET MAINTENANT ON VA OÙ ? (France/Liban, 2010)
Julien Carbon & Laurent Courtiaud : LES NUITS ROUGES DU BOURREAU DE JADE (France(Hong Kong/Belgique, 2009)

Le Festival Amour & Anarchie a battu cette année tous les records de ses précédentes éditions en enregistrant plus de 54 000 entrées. Ont contribué à ce succès la mise à disposition de près d'une quinzaine de salles de cinéma, dont cette année la cinémathèque Orion.

Le Festival Amour & Anarchie a inauguré, cette année, une catégorie Films finlandais sélectionnant des films dont la sortie est prochaine ainsi que des projections des meilleurs succès de l'année 2011.

www.hiff.fi

6Sep/11Off

FESTIVAL ESPOO CINE 2011

FESTIVAL ESPOO CINÉ
19-28 août 2010

La XXIIe édition du Festival international du film Espoo Ciné s'est ouverte cette année avec le dernier film du cinéaste américain Terrence Malick (Palme d'or - Cannes, 2011) « The Tree of Life » et s'est clôturée avec « Le gamin au vélo » (Grand Prix - Cannes, 2011) des célèbres frères belges Jean-Pierre et Luc Dardenne. Un festival qui, comme en 2010, s'est déroulé sur 10 jours, avec une programmation plus diversifiée que jamais. Le Festival a projeté à cette occasion quelque 150 films, dont plus d'une vingtaine de réalisateurs français, dans les salles du Centre culturel d'Espoo, du Bio Rex Sello de Leppävaara ainsi que dans la belle salle du Kino Tapiola (projection numérique 3D). Au total, près de 200 projections au cours de cette XXIIe édition du Festival - soit plus encore que l'année précédente.

Cette année, outre la Roumanie et l'Allemagne, la France est mise à l’honneur, et le cinéma français représenté dans une série spéciale « La célébration française », dont le dernier film de Bruno Dumont Hors Satan, Copacabana de Marc Fitoussi et E-Love de Anne Villacèque, invitée d'honneur du Festival.

Films présentés lors de la « Célébration française » :

- Hors Satan de Bruno Dumont , 2011 (France)
- Tomboy de Céline Sciamma, 2011 (France)
- Copacabana de Marc Fitoussi, 2009 (France)
- Sans queue ni tête de Jeanne Labrune, 2010 (France/Luxembourg/Belgique)
- D'amour et d'eau fraîche de Isabelle Czajka, 2010 (France)
- Des filles en noir de Jean-Paul Civeyrac, 2010 (France)
- Memory Lane de Mikhaël Hers, 2010 (France)
- La fin du silence de Roland Edzard, 2011 (France)
- E-Love de Anne Villacèque, 2011 (France)
- Coup d'éclat de José Alcala, 2011 (France)

Autres séries :

- Le gamin au vélo de Jean-Pierre et Luc Dardenne, 2011 (France/Belgique/Italie)
- Les contes de la nuit de Michel Ocelot, 2011 (France)
* à la cinémathèque Orion les 11.09. et 18.09.2011
- L'illusionniste de Sylvain Chomet , 2011 (France/Royaume-Uni)
* en salle à partir 02.09.2011, Kino Tapiola
- Quelques jours de répit de Amor Hakkar, 2010 (France)
- Vénus noirede Abdellatif Kechiche, 2010 (France)
- L'exercice de l'Etat de Pierre Schoeller, 2011 (France)
- Je n'ai rien oublié de Bruno Chiche, 2011 (France)
- Les yeux de sa mère de Thierry Klifa, 2011 (France)
- Pieds nus sur les limaces de Fabienne Berthaud, 2010 (France)
- Tous les soleils de Philippe Claudel, 2011 (France/Italie)
- My Little Princess de Eva Ionesco, 2011 (France)
- Solutions locales pour un désordre global de Coline Serreau, 2010 (France)
- Gigola de Laure Charpentier, 2010 (France)

Film français en compétition pour le Méliès d'Argent/courts métrages :

- Tous les hommes s'appellent Robert de Marc-Henri Boulier, 2010 (France)

www.espoocine.fi

A venir…
Festival Amour & Anarchie
15-25 septembre 2011


20Jul/11Off

ENTRETIEN AVEC FLORENCE PAZZOTTU

Entretien avec Florence Pazzottu

Cette 25e édition de la Rencontre internationale des écrivains de Lahti (Messilä), qui s’est déroulée du 18 au 21 juin 2011 sur le thème « Les écrivains et l’indescriptible », a été marquée cette année par une rencontre d’exception avec une femme poète française, Florence Pazzottu, qui nous a fait entendre une voix d’auteur singulière, une voix de femme pas comme les autres.

Comment l’écriture s’est-elle imposée à vous ?
Aussi loin que je me souvienne, l’écriture a toujours été présente. C’est étrange parce que, parfois, j’ai l’impression d’avoir écrit avant le geste, ce qui est impossible. Mais j’ai un souvenir d’une sorte de murmure, de recherche, de sens, d’histoire, de ce besoin-là très vite. Ensuite, bien sûr, c’est passé par la lecture.

La poésie comme mode d’écriture vous donne-t-elle plus de liberté, plus d’espace pour exprimer ce que vous avez à dire ?
Je pense que la poésie est le lieu de la plus grande liberté.

Votre écriture se nourrit-elle de la réalité plutôt que de l’imaginaire ?
Je ne peux pas le dire… ou du moins je ne le dirais pas comme ça. Je pense que l’écriture se nourrit de l’inconscient et, donc, évidemment, de toutes les forces imaginaires de l’inconscient. Et, en même temps, je pense que mon écriture est travaillée aussi par l’abrupt du réel, par le réel lui-même, par les réalités en tout cas. Il y a une part documentaire seulement dans mon écriture mais elle est traversée. Je pense qu’il est assez difficile de démêler ce qui est vraiment du domaine de l’imaginaire ou parfois de la trace du rêve, du travail des forces obscures de l’inconscient et de cette façon dont le poème est traversé par la circonstance. Je ne crois pas à une poésie refuge, en tout cas.

Après la publication d’une douzaine d’ouvrages, vers quoi votre regard se tourne-t-il ? Dans quel sens diriez-vous que votre œuvre évolue ?
Il m’est arrivé une chose assez étrange, c’est que j’ai publié récemment, ces deux ou trois dernières années, des textes très anciens. Et ça, c’est une aventure vraiment étrange. Je viens de prononcer le mot « circonstance », et je publie, en novembre, chez Flammarion un livre de poèmes que j’ai appelés des circonstanciels. Ce sont des poèmes qui non seulement sont tissés par la circonstance mais qui, parfois, sont leur propre circonstance. Parfois, le poème dit lui-même sa circonstance d’écriture. Un peu comme le récit contemporain l’a fait, des récits de Bernard Noël, par exemple, ou comme le récit de « La tête de l’homme » le dit aussi. Il raconte parfois son propre cirque, comment il est écrit, et ces poèmes-là sont des poèmes qui, du coup, sont toujours à la frontière entre la prose et le vers ; parfois, le vers tourne dans la prose, parfois, au contraire, la prose est mise en vers, et il y est justement aussi question de la façon dont le poème lui-même travaille l’écriture de la vie, devient partie prenante de la vie et de la manière dont la vie s’inscrit dans le poème.

Outre l’exploration de sujets intimes, comme dans « La tête de l’homme », et vos interrogations sur les injustices de ce monde, vous semblez aimer jouer – non sans une certaine volupté – avec la langue, les mots, comme dans « S’il tranche, », voire toucher à la forme par des variations typographiques, des effets calligrammatiques.
Oui, c’est très juste. Je pense qu’il y a toujours une dimension très ludique dans ma pensée, et je pense que les choses les plus graves s’approchent avec beaucoup de légèreté. Chez moi, cela va ensemble. D’ailleurs, je suis un peu désappointée parfois parce que j’ai remarqué que plus le sujet est sérieux, et moins on perçoit, semble-t-il, la force du rire de mon écriture, mais elle est présente chez moi. Il est vrai que même dans des sujets très graves, comme dans « La tête de l’homme » et dans d’autres textes, pour moi le rire est très près. Du reste, je le dis à la fin : « …le rire chasseur d’obscur ». Et, comme évidemment, j’adore lire, j’aime beaucoup aussi faire des clins d’œil à ce que j’ai lu et jouer avec la dimension visuelle du poème ou avec la typographie, et aussi avec cette jouissance qui est simplement d’inscrire le premier signe sur la page.

Diriez-vous que votre écriture a également évolué dans sa forme délaissant le poème au profit de la petite prose ?
C’est une question intéressante, même si cela n’a pas évolué dans ce sens car, en fait, depuis quasiment toujours, j’alterne, et sans que ce soit du tout programmé et décidé. J’ai remarqué, avec cette espèce de curiosité que l’on peut avoir parfois pour ce qu’on fait soi-même, que j’avais souvent un travail de poème et que, quand je l’interrompais – parce que souvent le travail de poème dure longtemps, surtout vu les conditions d’édition qui sont en France vraiment très difficiles –, il fallait quand même qu’entretemps j’écrive. C’est ainsi que j’ai souvent atteint cette espèce de grande vague de poèmes qui arrive, et puis un récit. Mais je pense qu’il y a du poème dans mes récits… et du récit dans mes poèmes d’ailleurs.

La prose donne-t-elle plus d’espace à l’expression de votre pensée ?
Je ne sais pas. J’aurais du mal à dire… Il y a plus d’espace dans le sens où il y a une sorte de continuité possible, mais en même temps je ne sais pas… Par ailleurs, il y a de la rhétorique dans mes poèmes, parfois même dans mes poèmes très courts. Il y a du déplacement dans le récit… donc, je ne sais pas. Je ne pourrais pas dire ça.

Vous avez réalisé également deux films – un documentaire de 40 min « La place du sujet » en 2010 et un poème-vidéo de 13 min « Autrement dit » en 2011. Dans « La place du sujet » adapté de votre livre éponyme, qu’avez-vous voulu montrer au-delà des mots ?
A vrai dire, j’ai seulement donné le même titre au livre et au film mais, en fait, la seule chose que le livre et le film ont en commun c’est le texte de présentation que j’ai repris et le fait que ces petits textes en prose du livre aient été écrits au Panier qui est le plus vieux quartier de Marseille, et même le plus vieux quartier de France. C’est un quartier historique, un quartier très populaire, et le film a également été tourné dans ce quartier.
Dans ce documentaire « La place du sujet », vous donnez la parole à des habitants du Panier, quartier que vous avez mis, semble-t-il, vingt ans à découvrir.
Oui, c’est cela. C’est seulement quand j’ai eu vingt ans que j’ai découvert ce quartier. C’est un quartier qui est comme une enclave dans la ville, sur une petite butte. C’est un quartier extrêmement populaire, un quartier d’immigration, assez fermé et, comme je le dis dans le texte de présentation du film et du livre, il fallait y connaître quelqu’un pour y aller. Et, donc, il a fallu qu’on me propose de faire une animation théâtre dans une école du quartier pour que j’y mette les pieds pour la première fois. Et puis, vraiment un hasard biographique a fait que j’y suis allée y habiter, et que j’adore ce quartier. J’y ai habité d’abord deux ans, puis je suis partie et revenue pour y vivre 12 ans jusqu’à ce qu’on me mette dehors. Et j’ai fait le film lorsqu’on nous a mis dehors… pour surmonter le déchirement aussi. Cet appartement-là, qui était ouvert sur la mer avec deux terrasses – une vue sur les collines, une vue sur la mer –, je m’y sentais extraordinairement bien. Mais cela a été un déchirement qu’on nous jette dehors, et j’ai essayé de comprendre ça. Un jour, alors que je me promenais avec mon père dans le quartier, qui a été le quartier d’accueil de mes grands-parents italiens qui avaient fui le fascisme dans les années 20, mon père me montre le bar à côté duquel se trouve encore la maison où il a vécu petit – lui est un exilé parisien maintenant malheureux. Le bar s’appelait «Tout va mieux », et moi lorsque je suis arrivée avec mon compagnon à Marseille, on s’est installés à côté du bar « Tout va bien ». Et j’ai trouvé ça extraordinaire. J’ai senti à quel point, pour moi qui n’étais pas directement une exilée, quelque chose, effectivement, était passé encore une fois par le langage qui avait fait que je m’étais retrouvée dans ce quartier comme dans une terre d’accueil. Du coup, quand j’ai fait le film, qui a été tourné très vite en quatre jours, j’ai fait la place aussi à l’improvisation, et j’ai fait des rencontres assez extraordinaires. En fait, il n’y a que des étrangers dans mon film, il n’y a pas d’habitants du quartier à proprement parler : il y a un poète coréen qui était en résidence au Centre de poésie de Marseille à ce moment-là ; il y a deux réalisateurs italiens qui passaient par là ; il y a aussi le philosophe Alain Badiou qui était à Marseille avec qui je parle du langage, et il y a un homme qui était à sa fenêtre, tout à fait extraordinaire, que je n’ai jamais pu revoir parce que, lorsque je suis revenue pour lui dire que le film était achevé, il n’était plus là. C’était probablement un homme sans papiers. Et donc, le film est traversé par cette figure de l’étranger qui est pour moi une des questions non seulement de la poétique mais de la politique essentielle.

Donnez-vous une dimension politique à vos œuvres récentes, qu’elles relèvent de l’écriture comme de la réalisation cinématographique ?
Le poète théoricien Henri Meschonnic a écrit « Politique du rythme, politique du sujet ». Il disait que la poésie était d’emblée politique parce qu’elle posait justement la question du sujet, qu’il n’y avait pas de sujet qui préexistait au poème, et que cette question-là du sujet était politique. La question de la poésie engagée ou de l’art engagé est toujours une question difficile. Il est extrêmement rare que ma poésie soit, j’allais dire, directement engagée dans le sens où elle pourrait être identifiée immédiatement comme telle. Je crois l’avoir fait clairement une ou deux fois ; notamment, lorsque j’ai participé à une revue qui est une des plus vieilles revues françaises, « Action Poétique », et qui existe depuis plus de 50 ans. Dans cette revue, quand on m’a proposé de collaborer, au début je ne savais pas bien quelle était ma place ; et puis, un jour, j’ai proposé que chaque numéro de la revue s’ouvre par des textes que j’ai donc écrits. Mais c’était un travail d’écriture vraiment documentaire, comme ont fait parfois les Russes ou les Américains, un travail presque de copier-coller, de tissage, vraiment documentaire, à partir des dernières expulsions réalisées en France… des récits vrais. Et donc, ça s’appelle une incise. C’est directement de l’écriture politique où le travail est exactement l’inverse, j’allais dire, du travail de condensation que je fais habituellement avec ma poésie. Je prends vraiment des textes d’une manière documentaire et, ensuite, je coupe tout ce qui est de l’ordre de l’affect, du pathos, etc. de façon à ce qu’il n’y ait absolument que le récit brut pour qu’il parvienne et qu’il touche de cette façon-là. Mais sinon, la plupart du temps, je ne pense pas qu’il y ait de dimension politique à proprement parler dans mes écrits… peut-être dans « La tête de l’homme »… certaines pages. Mais je crois que vraiment l’essence même de l’engagement, c’est la poésie elle-même. Je crois que la poésie est un acte d’engagement dans la langue et dans le réel.

Pour reprendre le thème de la Rencontre internationale des écrivains de Lahti «L’écrivain et l’indescriptible », est-ce que, pour vous, la mise en images plus que la mise en mots est une façon de montrer l’indescriptible, de dire l’indicible ? Et est-ce tout simplement aussi une manière de mieux se faire entendre ?
En tout cas, ce qu’il me semble c’est qu’effectivement ces deux films, « Autrement dit » qui est une vidéo que j’ai montée toute seule, ce qui n’est pas le cas de « La place du sujet », documentaire que j’ai fait avec l’aide d’un monteur – c’est du reste là que j’ai découvert le travail du montage que j’ai trouvé absolument passionnant –, c’est de l’écriture, et je me suis rendu compte qu’il y avait quelque chose de commun. Evidemment, il y a l’image qu’on n’a pas dans le poème, bien qu’elle puisse être projetée mentalement, mais j’ai constaté que finalement le travail de tissage, de montage du film et, finalement, la manière dont un sens s’inventait et se construisait, un propos s’inventait et se construisait dans le film, – puisque je pense que je monte mes films comme j’écris, c’est-à-dire sans programme à l’avance, avec une idée, un surgissement, un jaillissement, quelque chose à quoi je laisse place mais qui finalement se construit dans le mouvement même –, ce travail-là était au bout du compte le même, même si j’allais sûrement le partager avec d’autres gens. Je l’ai du reste vu quand j’ai projeté mon film à Marseille, les gens qui sont venus le voir n’étaient pas des gens qui venaient écouter mes lectures. Et ça, c’est intéressant. Mais je pense que le travail est quand même un travail poétique, c’est-à-dire que c’est un travail de condensation et de déplacement. Il faut éviter le piège du cliché, le piège du sens qui se referme sur quelque chose que l’on croit savoir ou que l’on croit avoir compris. La question c’est quand même toujours de relancer la question. C’est ce qui m’intéressait avec ce film, c’est-à-dire que même si le film a une dimension politique certaine, il n’a pas de message ; il affirme la possibilité d’une émancipation. Mais je pense que mes poèmes le font à leur façon. Il me semble que ma poésie est une poésie de l’affirmation, et non pas de la satisfaction. Souvent il y a une force de colère qui peut porter ma poésie, mais c’est une force d’affirmation. Et je pense que dans cette sorte de travail du poème ou de travail du film, il y a toujours cet enjeu de relancer la circulation du sens pour pouvoir porter la question plus loin. En l’occurrence, dans le film, c’était la question de l’étrangeté de l’habitation, mais ça posait du coup aussi la question de la forme elle-même et de comment le film, à un moment donné, se rendait lui-même possible. Ce qui n’est pas du tout la même chose que d’avoir déjà une histoire à raconter. Ce n’était pas un film qui était filmé à partir d’un scénario.

Quels sont vos projets d’écriture, de réalisation cinématographique ?
J’ai ce livre qui s’appelle « Alors, » qui va paraître en novembre. Ensuite, il y a donc ce film «La place du sujet » que je vais essayer d’envoyer à des festivals avec un sous-titrage en anglais. Il y a aussi ce petit film que je viens juste de finir mais pour lequel il y a encore un travail de son à faire qui s’appelle « Autrement dit » mais qui est vraiment un poème-vidéo. Ensuite, je voudrais que mon récit « La tête de l’homme », qui avait été créé par François Rodinson au Centre dramatique national de Nancy et qui avait été joué à la Maison de la poésie, je voudrais, en fait, avec l’actrice Marion Bottollier qui est une actrice assez extraordinaire, qu’on le reprenne toutes les deux en novembre à Marseille dans un lieu qui s’appelle Les bancs publics. Il est prévu que je fasse une scénographie-vidéo. En fait, c’était un spectacle qui était un peu trop lourd à tourner et un peu compliqué, et donc on voudrait faire, avec l’accord du premier metteur en scène, une forme courte, plus légère. Ce sera donc ma première scénographie-vidéo pour un spectacle. Après le reste, je ne sais pas… C’est déjà beaucoup.

Propos recueillis par Aline Vannier-Sihvola
A Lahti, le 20 juin 2011

27May/11Off

RETROSPECTIVE FRANCOIS TRUFFAUT

RÉTROSPECTIVE FRANÇOIS TRUFFAUT

Les quatre cents coups
France (1959), 95 min
Avec Jean-Pierre Léaud,
Patrick Auffay, Albert Rémy,
Claire Maurie

Les mistons
France (1957), 23 min

Le 03.05. à 16 h 00
et le 06.05. à 18 h 30

Antoine Doinel s'ennuie en classe. Il se passionne pour Balzac, le cinoche et, sous l'influence de son copain René, fait l'école buissonnière dans Paris.
Ses parents s'occupent mal de lui, l'engueulant pour rien. Il leur pique de l'argent. Et un soir, il fugue pour dormir dans une imprimerie.
Une fois de trop, il piquera une machine à écrire au bureau de son beau-père. Ne pouvant la revendre, il revient sur les lieux de son crime pour la rendre, et se fait pincer. Ses parents n'en pouvant plus laissent la justice s'occuper de lui...

Jules et Jim
France (1961), 107 min
Avec Jeanne Moreau, Oskar Werner, Henri Serre

Le 10.05. à 17 h 00, le 12.05. à 16 h 45
et le 15.05. à 18 h 00

Paris, dans les années 1900 : Jules, Allemand, et Jim, Français, deux amis artistes, sont épris de la même femme, Catherine. C'est Jules qui épouse Catherine. La guerre les sépare. Ils se retrouvent en 1918. Catherine n'aime plus Jules et tombe amoureuse de Jim.

La peau douce
France / Portugal (1964), 113 min
Avec Françoise Dorléac, Jean Dessailly, Nelly Benedetti

Le 17.05. à 17 h 00 et le 20.05. à 18 h 45

Un écrivain, marié et père d'un enfant, Pierre Lachenay, anime une conférence sur Balzac à l'université de Lisbonne. Il y croise une hôtesse de l'air, Nicole, dont il tombe amoureux. Il quitte son épouse, rend régulièrement visite aux deux femmes, hésite… Mais ses magouilles vont le rattraper…

Fahrenheit 451
France (1966), 113 min
Avec Oskar Werner, Julie Christie,
Cyril Cusack, Anton Diffring

Le 18.05. à 21 h 00 et le 21.05. à 18 h 45

Dans un pays indéfini, à une époque indéterminée, la lecture est rigoureusement interdite : elle empêcherait les gens d'être heureux. La brigade des pompiers a pour seule mission de traquer les gens qui possèdent des livres et de réduire ces objets en cendres.
Guy Montag, pompier zélé et citoyen respectueux des institutions, fait la connaissance de Clarisse, une jeune institutrice qui le fait douter de sa fonction. Peu à peu, il est à son tour gagné par l'amour des livres.

La mariée était en noir
France / Italie (1968), 107 min
Avec Jeanne Moreau, Michel Bouquet, Jean-Claude Brialy

Le 24.05. à 17 h 00, le 26.05. à 21 h 00,
et le 28.05. à 19 h 00

Cinq hommes, dans un jeu qui tourne mal, abattent le marié à la sortie d'une cérémonie de mariage. Peu de mystère, c'est l'histoire d'une vengeance, lente, raffinée et surtout utilisant les visions différentes que portent les cinq hommes sur la femme idéale. Chacun mourra, non pas suivant sa faute, mais conformément à sa personnalité.

L'enfant sauvage
France (1969), 84 min
Avec Jean-Pierre Cargol, François Truffaut, Françoise Seigner

Le 31.05. à 17 h 00, le 02.06. à 18 h 00
et le 05.06. à 20 h 00

Après avoir été capturé par des paysans, un enfant sauvage est amené au Docteur Itard, à Paris. La plupart du monde scientifique le considère comme un enfant attardé, mais le Docteur Itard va réussir à éveiller ses capacités intellectuelles.
La marge est étroite entre la sauvagerie civilisée de la vie parisienne et les règles brutales de vie dans la nature.

Les deux Anglaises et le continent
France (1971), 113 min
Avec Jean-Pierre Léaud, Kika Markham, Stacey Tendeter

Le 07.06. à 17 h 00 et le 10.06. à 18 h 45

Anne, jeune Anglaise, rencontre Claude qu'elle présente à sa soeur Muriel. Après deux années où le trio mène une vie faite de complicité et de bonheur partagé, Anne et Muriel s'éprennent toutes deux de leur compagnon.

La nuit américaine
France / Italie (1973), 115 min
Avec Jacqueline Bisset, Valentina Cortese,
Jean-Pierre Léaud, François Truffaut, Jean-Pierre Aumont

Le 09.06. à 18 h 45 et le 12.06. à 20 h 00

A Nice, dans les studios de La Victorine, la réalisation d'un nouveau film apporte quelques problèmes au sein de l'équipe de tournage : Les déboires amoureux d'Alphonse, l'acteur, avec Julie, l'héroïne, et le décès d'Alexandre, un acteur, obligeant le réalisateur, Fernand, à changer le scénario du film.

L'histoire d'Adèle H.
France (1975), 96 min
Avec Isabelle Adjani, Bruce Robinson, Sylvia Marriott

Le 15.06. à 19 h 00 et le 16.06. à 19 h 00

C'est l'histoire d'Adèle Hugo (Isabelle Adjani), deuxième fille de Victor Hugo. Ce dernier, obnubilé par la mort accidentelle de son aînée, Léopoldine Hugo, avait délaissé la cadette. Adèle connaît par la suite un amour passionné, voire obsessionnel, pour le lieutenant britannique Pinson (Bruce Robinson) qui ne la paye pas de retour. Elle termine sa vie dans la déchéance et la folie.

L'argent de poche
France (1976), 104 min
Avec Geory Desmouceaux, Philippe Goldman, Bruno Staab

Le 21.06. à 17 h 00 et le 23.06. à 16 h 45

Chronique de la vie quotidienne d’une bande d’écoliers dans une petite ville du centre de la France. Dans une école primaire, la classe de madame Petit à Thiers... Patrick sympathise avec Julien Leclou, un enfant solitaire comme lui. Ensemble, ils vont au cinéma et connaissent leurs premiers émois amoureux.

L'homme qui aimait les femmes
France (1977), 119 min
Avec Charles Denner, Brigitte Fossey,
Nelly Borgeaud, Leslie Caron, Nathalie Baye

Le 02.08. à 17 h 00 et le 05.08. à 19 h 00

Dans le cimetière de Montpellier, au lendemain de Noël, un cortège impressionnant de femmes accompagne Bertrand Morane pour la dernière fois. De l'éditrice à la baby-sitter, en passant par l'ouvreuse de cinéma, l'invisible standardiste ou la simple inconnue, chacune d'entre elles a jalonné l'existence d'un homme inconditionnellement passionné par les femmes, toutes les femmes, rien que les femmes.

L'amour en fuite
France (1979), 94 min
Avec Jean-Pierre Léaud, Marie-France Pisier, Claude Jade

Antoine et Colette
France (1962), 30 min
Avec Jean-Pierre Léaud, Marie-France Pisier

Le 09.08. à 16 h 30 et le 12.08. à 18 h 45

Il s'agit du cinquième volet de la série de films de François Truffaut - Les quatre cents coups (1959), Antoine et Colette (1962), Baisers volés (1968) et Domicile conjugal (1970) -, mettant en scène le personnage d'Antoine Doinel.
Antoine et Christine divorcent à l'amiable. Antoine est amoureux de Sabine, qu'il a découverte d'une manière bien inattendue. Il croise Colette, son amie d'enfance, devenue avocate.

Le dernier métro
France (1980), 131 min
Avec Catherine Deneuve, Gérard Depardieu, Jean Poiret

Le 14.08. à 20 h 00

Alors que les Allemands occupent la moitié de la France, Marion Steiner ne pense qu'aux répétitions de la pièce qu'elle doit monter au théâtre Montmartre dont elle assure la direction depuis que son mari, Lucas, juif allemand, s'est enfui de Paris. En réalité, Lucas s'est réfugié dans les sous-sols du bâtiment. Chaque soir, Marion lui rend visite et commente avec lui le travail des comédiens, notamment celui du jeune premier de la troupe, Bernard Granger.

La femme d'à côté
France (1981), 106 min
Avec Gérard Depardieu, Fanny Ardant, Henri Garcin

Le 16.08. à 17 h 00

Ayant autrefois vécu des amours ombrageuses, Bernard et Mathilde, par le plus pur des hasards, se trouvent être voisins. Même s'ils sont mariés tous deux, leurs destins se croisent à nouveau.

Vivement dimanche
France (1983), 110 min
Avec Fanny Ardant, Jean-Louis Trintignant

Le 19.08. à 17 h 00

Une femme et son amant sont assassinés. Le mari, Julien Vercel, suspect numéro un, décide de s'enfuir et de se cacher quelque temps. Sa secrétaire, Barbara Becker, éprise de son patron, mène sa propre enquête

16Apr/11Off

HOMMAGE A ALAIN CORNEAU

HOMMAGE À ALAIN CORNEAU

Le cousin
France (1998), 113 min

Avec Patrick Timsit,
Alain Chabat, Agnès Jaoui

Le 12.04. à 17 h 00
et le 15.04. à 18 h 30

Dans le jargon de la police, le ''cousin'' est un indic, un informateur qui ''fait partie de la famille'' et ne sera donc jamais dénoncé. Un bon cousin est forcément mêlé à des affaires louches mais c'est justement comme ça qu'il obtient des informations. C'est le cas de Nounours, ex-cousin d'un inspecteur qui s'est donné la mort suite aux soupçons d'une juge pointilleuse et d'un échec dans sa vie familiale. Le capitaine de police Gérard Delvaux décide de conserver cet indic doué : Nounours sera son cousin.

Série noire
France (1979), 114 min
Avec Patrick Dewaere, Myriam Boyer, Bernard Blier

Le 14.04. à 17 h 00 et le 17.04. à 20 h00

Franck, représentant de commerce, traîne son existence minable dans la triste banlieue parisienne. Ce porte-à-porte laborieux fait bientôt la rencontre de Mona, une adolescente de 17 ans. Ils se découvrent alors un même but : fuir leur morne condition, quitte à employer les moyens les plus... expéditifs !

Stupeur et tremblements
France / Japon (2003), 105 min
Avec Sylvie Testud, Kaori Tsuji, Taro Suwa

Le 19.04. à 17 h 00 et le 22.04. à 17 h 30

Amélie, une jeune femme belge, vient de terminer ses études universitaires. Sa connaissance parfaite du japonais, langue qu'elle maîtrise pour y avoir vécu étant plus jeune, lui permet de décrocher un contrat d'un an dans une prestigieuse entreprise de l'empire du soleil levant, la compagnie Yumimoto. Fascinée par la hiérarchie d'entreprise japonaise, précise et méthodique, la jeune femme l'est d'autant plus par sa supérieure directe, l'intrigante et fière Mademoiselle Mori.

Tous les matins du monde
France (1992), 115 min
Avec Jean-Pierre Marielle, Gérard Depardieu,
Anne Brochet, Guillaume Depardieu

Le 21.04. à 17 h 00 et le 24.04. à 17 h 45

L'histoire du janséniste M. de Sainte Colombe, homme farouche et sombre, grand maître de la viole de gambe. Celui-ci vivait prostré dans la musique jusqu'à ce que sa réputation parvienne jusqu'au roi Louis XIV. Celui-ci envoie un émissaire pour le faire venir jouer à la cour mais celui-ci se retrouve farouchement éconduit, M. de Sainte Colombe préfère jouer de la viole dans le cabanon de son jardin. Jusqu'au jour où le jeune Marin Marais, 17 ans, demande à être son élève. Le professeur le rejette à son tour. Ce n'est qu'en épiant en cachette son professeur que Marais parviendra à voler les secrets de son jeu qui lui permettront de devenir le prestigieux musicien de Louis XIV.

Les mots bleus
France (2005), 114 min
Avec Sylvie Testud, Sergi López, Camille Gauthier

Le 25.04. à 16 h 45 et le 28.04. à 18 h 30

Clara, qui travaille dans une oisellerie, se fait du souci pour sa fille, Anna, qu'elle élève seule et qui n'a jamais prononcé une seule parole. La jeune femme, elle, est illettrée. Depuis que sa grand-mère, Baba, qu'elle adorait, a été victime d'une attaque alors qu'elle lui lisait une histoire, elle a toujours refusé d'apprendre à lire et à écrire. Le silence d'Anna lui vaut d'être martyrisée par ses camarades, si bien que Clara est obligée de la retirer de l'école et de l'inscrire dans un établissement pour sourds et muets, tenu par Vincent. Celui-ci décide de donner des cours particuliers à sa nouvelle élève afin de lui apprendre le langage des signes et ainsi faciliter son intégration...

La Cinémathèque de Finlande rend hommage à Alain Corneau, disparu en 2010,
en diffusant cinq de ses films.

9Apr/11Off

ENTRETIEN AVEC ERIC BORJESON

Entretien avec Eric Börjeson
– directeur de la photographie suédois –
à l’occasion de la sortie du film « Océans »
en Finlande (avril 2011)

© Pierre Katell/Galatée Films

Eric Börjeson est l’un des nombreux directeurs de la photographie du film documentaire « Océans » (2010) de Jacques Perrin et Jacques Cluzaud.
« Océans » nous emmène à la découverte de la faune marine avec de sublimes, parfois même spectaculaires, prises de vues. Eric Börjeson, témoin et acteur de première ligne embarqué dans cette aventure pendant près de cinq ans, nous fait part de son expérience, de ses impressions, et nous révèle les « dessous » du tournage.

Tout d’abord, comment devient-on directeur de photographie sous-marine ? Peut-on parler dans votre cas de passion ?
J’ai été élevé dans une famille de plongeurs. Mon père était un pionnier dans le tournage de films sous-marins, et il a commencé déjà à filmer au début des années 50. Ainsi, il a tourné un film en mer Rouge intitulé « Expédition mer Rouge». Il était la troisième personne à avoir jamais fait de film sous-marin en mer Rouge, après Jacques-Yves Cousteau et Hans Hass, les deux plus grands cinéastes sous-marins. Mon père a réalisé son film en 1956, trois ans après que Cousteau eut commencé de tourner en mer Rouge. Ainsi, on peut dire que mon père était vraiment un contemporain de Cousteau. Plus tard, il a également filmé le sauvetage du vaisseau de guerre Vasa qui est actuellement notre plus beau musée à Stockholm. Mon père a continué comme cinéaste sous-marin et s’est peu à peu tourné vers les techniques sous-marines au début des années 70. Ainsi, j’ai grandi avec des bouteilles de plongée dans la maison et des tables de montage. Je me souviens de ma première plongée, je devais avoir 10 ans, et mon père m’a mis une bouteille de plongée dans le dos. Il ne m’a pas donné de palmes de sorte que je ne nage pas trop loin et que je puisse marcher sur le fond marin. Cela a été ma première expérience de plongée. C’était dans les années 70, et après ça, adolescent, j’ai commencé à m’intéresser à la photographie – j’ai toujours été curieux de tout, pas seulement des animaux mais aussi des gens –, et je me suis mis à photographier des sujets sociaux avec un appareil de photo. Je suis parti en Amérique du Sud, en Amérique centrale, faire des sujets sur les réfugiés des conflits au Nicaragua, au Salvador. J’avais alors une vingtaine d’années. Puis, je suis revenu en Suède, et j’ai commencé à travailler comme assistant opérateur dans l’industrie du film de fiction. Je continuais à plonger lorsque j’ai rencontré une équipe française en 2003. J’avais déjà fait pas mal de fiction sous-marine, et le premier dont j’ai fait la connaissance était Didier Noirot qui est l’un des principaux directeurs de la photographie sous-marine ; on est plusieurs, mais lui c’est vraiment le chef. Il m’a dit qu’il était en contact avec Jacques Perrin qui voulait faire un documentaire sous-marin mais pas exactement un documentaire typique. Il voulait des émotions dans le récit, pas seulement des faits et des chiffres, pas un documentaire à la BBC – même si la BBC fait des choses merveilleuses –, mais il voulait faire quelque chose d’autre. Jacques Perrin est, après tout, un acteur de formation, et sa façon de s’exprimer passe par les émotions et non pas par des faits et des chiffres. Ainsi, mon expérience dans le cinéma de fiction pouvait servir dans ce projet, et j’étais également habitué à filmer en 35 mm sous l’eau car c’est ce format qu’on utilisait pour la fiction à cette époque, alors qu’aujourd’hui tout est plus ou moins numérique. Mais en 2003, la fiction se tournait encore en 35 mm et l’histoire naturelle en vidéo 16 mm. Didier m’a donc emmené au départ dans le projet comme assistant, et petit à petit je suis devenu l’un des chefs opérateurs de « Océans ».

Etait-ce votre première collaboration avec Jacques Perrin, du moins avec un projet de tournage de cette envergure ?
Oui, pour moi tout était vraiment nouveau. J’ai rencontré Jacques Perrin à Stockholm lorsqu’il faisait la promotion de son précédent film « Le peuple migrateur ». Je lui ai alors dit que j’avais rencontré Didier en mer Rouge, et Jacques Perrin, qui a l’œil pour repérer les gens, s’est souvenu de notre brève rencontre à Stockholm lorsque deux ans plus tard nous nous sommes revus pour la première réunion de « Océans ». C’est très particulier de travailler avec Jacques Perrin, car il a une vision très forte qu’il peut, du reste, fort bien vous expliquer. La première rencontre a servi à nous faire partager et réaliser cette vision en tant que chefs opérateurs car il savait que nous allions plonger et que lui ne le pourrait pas. Cette vision se résumait à être avec les animaux, au milieu d’eux, et non pas seulement à les regarder. Nous étions les plongeurs, les photographes, et il voulait savoir comment on allait pouvoir faire ce qu’il nous demandait. La première année sur le projet « Océans » s’est passée dans les restaurants : on discutait et on réfléchissait. On émettait de nouvelles idées comme, par exemple, une caméra torpille tractée à grande vitesse derrière un bateau pour se trouver au milieu d’un groupe de dauphins et filmer à leur vitesse, ou différentes sortes d’inventions techniques. Bien évidemment, en France, on trouve tous les talents en matière d’inventions techniques. Je pense que l’art et la technique ont toujours fait bon ménage en France. Et Jacques Perrin, que je respecte d’abord comme artiste car il a une façon artistique de s’exprimer, même quand il en vient à l’histoire naturelle, ne s’immisce pas comme un voyeur froid et distant : il le fait parce qu’il est émotionnellement connecté au thème traité. Il a vécu au bord de la mer, et il souffre réellement lorsqu’il assiste à des catastrophes pétrolières sur les côtes françaises, comme ce qui s’est passé il y a environ dix ans avec le naufrage du Prestige, et je pense, du reste, que cela a été le point de départ de « Océans ». Lorsqu’il a filmé « Le peuple migrateur », il y avait à l’époque cette catastrophe pétrolière et on voit, dans le film, les oiseaux englués dans le pétrole. Bien évidemment, tout est mis en scène car Jacques Perrin ne ferait jamais de mal à un animal. On avait utilisé, pour ces scènes-là, du yaourt avec des pigments noirs. De la même façon, dans « Océans », aucun animal n’a été maltraité. Tout ce qui est filmé dans « Océans » est filmé sans aucun effet numérique. Ainsi, lorsque vous voyez des centaines de dauphins, ils existent bel et bien, et n’ont pas été multipliés par un artifice numérique. C’est un vrai documentaire en ce sens que c’est la vérité que vous voyez ; on ne manipule pas, on ne berne pas les animaux pour qu’ils s’approchent de la caméra. Si, par exemple, on filme les requins, on ne met pas de nourriture dans l’eau pour les attirer ; on les filme de manière naturelle. Mais pour les scènes où une baleine est harponnée et où un requin a les ailerons sectionnés – le shark finning est l’une des plus grandes menaces de la vie animale aquatique –, Jacques Perrin a décidé de faire toutes ces scènes où les humains maltraitent les animaux avec des animatronics, c’est-à-dire des robots, et des acteurs représentant les pêcheurs.

© Pierre Katell/Galatée Films

Le tournage de ce film documentaire a duré près de cinq ans et a nécessité un budget énorme (quelque 50 millions d’euros), de même qu’une importante équipe de chefs opérateurs. Quelles parties des mers du monde vous sont incombées ?
Ils n’ont pas mis longtemps à découvrir que Didier Noirot et moi travaillions bien ensemble, de sorte qu’ils ont commencé à nous envoyer dans certains endroits ensemble. Ils ont aussi reconnu que j’étais habitué à filmer en 35 mm, et c’était plus intéressant pour nous dans les basses profondeurs. Dans les grandes profondeurs, on a tourné en numérique car, quand vous êtes à 30 mètres sous l’eau, vous ne pouvez pas changer la pellicule ; vous devez remonter à la surface, et c’est plutôt galère. C’est pourquoi « Océans » est filmé pour les deux tiers en 35 mm mais les profondeurs sont filmées en vidéo numérique. J’étais pressenti pour filmer les baleines, les dauphins dans les basses profondeurs. J’étais avec Didier, ce qui était très cool car c’est lui qui avait, disons, les tournages les plus importants. J’ai donc commencé comme assistant opérateur de Didier Noirot, puis ils m’ont envoyé filmer tout seul. Ils savaient que j’étais scandinave, c’est pourquoi ils m’ont envoyé dans l’Arctique parce que je suis plutôt à l’aise dans un environnement froid, voire polaire. Ils m’ont également envoyé en Antarctique car il y fait également froid. Par ailleurs, comme je parle espagnol, je suis allé deux fois au Costa Rica. Je suis allé pas mal de fois aussi en Afrique du Sud qui était l’un des endroits de tournage les plus importants. Didier était sur ces tournages et il m’emmené avec lui.

Sur place, combien de temps vous a-t-il fallu attendre pour voir apparaître des baleines, par exemple ? Ou bien aviez-vous les moyens techniques de les détecter ?
Pour ce qui est des cachalots, on avait tous les moyens techniques de les détecter. J’ai passé un mois sur un bateau en Grèce, et je n’en ai pas entendu un seul pas plus que je n’en ai vu un ! Du reste, la pellicule que j’avais chargée le premier jour, je l’ai enlevée à la fin du supposé tournage sans avoir fait une seule prise de vue. En fait, en Grèce, à part les cachalots, il n’y avait rien d’autre à filmer. Vous trouvez des cachalots ou vous n’en trouvez pas. Et j’ai passé un mois entier là-bas sans rapporter une seule image ; bien sûr, c’était très agréable, mais nous sommes revenus bredouille. Jacques Perrin attendait les rushes à Paris, et je n’ai rien pu lui envoyer. Les cachalots ont finalement été captés aux Açores, et c’est un collègue américain envoyé là-bas qui les a filmés.
Vous pouvez donc partir loin et attendre sans que rien ne se passe. Mais qu’en était-il de cette incroyable tempête ?
La tempête… Déjà en 2003, Jacques a dit qu’il voulait cette tempête. Pour lui, ce devait être une scène devant laquelle les gens deviennent finalement humbles. On est souvent très arrogants : on pense pouvoir tout faire, voyager, attraper les poissons qu’on veut, mais quand il y a une tempête on ne pèse pas lourd. C’est pourquoi il voulait une scène où la Nature montre vraiment sa force et que les gens finalement se montrent humbles. C’était très important pour lui et, en collaboration avec les garde-côtes de l’Atlantique français, il a élaboré un plan à long terme au cours duquel ils devaient répéter et voler en hélicoptère par gros temps avec la caméra gyro-stabilisée en dessous. Cela change tout pour le pilote et, quand la tempête est finalement arrivée en 2007 ou 2008 et qu’on a pu tourner, le pilote était bien entraîné. De même avec le chalutier « Veronika » dans la tempête, il ya eu un entraînement. La tempête, bien évidemment, on ne pouvait pas la répéter, mais tout le monde s’y était bien préparé. Quand vous voyez le bateau au milieu de vagues de 7 ou 8 mètres de haut, cela donne des scènes absolument incroyables.

Est-ce que toutes les scènes sous-marines ont été tournées en milieu naturel ?
Oui et non. Par exemple, la scène dans laquelle on peut voir un phoque pris dans les débris d’une épave au fond de la mer, a été filmée, en fait, dans une piscine en Australie. C’est de la mise en scène. Pour des raisons évidentes, on ne pouvait mettre en péril des animaux. De la même façon, on a utilisé des animatronics pour les baleines et les requins car on ne voulait pas leur faire de mal. Mais tout le reste, ce sont de vraies images.

© Pierre Katell/Galatée Films

Quels moyens techniques révolutionnaires avez-vous utilisés pour être, par exemple, au cœur de la tempête, aussi rapide que les dauphins, aussi proche des animaux – qu’ils soient gros ou petits ?
L’une des plus importantes inventions était une caméra à tête gyro-stabilisée fixée au bout d’une grue pour filmer au ras des flots. Nous avions besoin d’une caméra très stable pour filmer ce qui se passe à la surface de l’eau, comme les sauts d’une baleine dans l’océan ou bien les cavalcades de quelque 3 000 dauphins en Afrique du Sud. C’était, en effet, un énorme groupe de dauphins qu’on a suivi avec le bateau à une vitesse de 12/14 nœuds (= 25 km/h) et pour les filmer dans les vagues avec une caméra stable, on a donc mis au point un dispositif intitulé Thétys. C’est un inventeur français qui a emprunté la technique à l’industrie des armements. Autrefois, les canonnières l’utilisaient pour pointer les canons en haute mer, de sorte que le canon restait parfaitement stable. Je pense également que le mini-hélicoptère télécommandé et silencieux nous a bien servi. Pour ce qui est des images sous-marines, je pense que la plupart de ce qui a été filmé, du moins les plus belles images l’ont été par des photographes, des cameramen. Les inventions ont servi à certaines prises de vues, mais la plupart vous devez les faire avec un plongeur. Les meilleures inventions sous l’eau ont été de rendre la qualité des caméras vidéo, en l’occurrence Sony, excellente sur le grand écran. Par ailleurs, les plongeurs ont utilisé un système à circuit fermé appelé « recycleur » de sorte que vous n’exhalez pas de bulles. De plus, vous pouvez rester plus longtemps sous l’eau, jusqu’à trois heures. Ainsi, vous n’effrayez pas les animaux et vous pouvez les approcher de plus près.

Est-ce que le son est le son réel en direct ou bien a-t-il été rajouté par la suite en studio ?
Si on parle du son en général, on a traité de façon non synchrone le son et l’image à la prise de vue. Le son est normalement enregistré après que le caméraman a quitté le lieu. Un biologiste marin arrive alors sur le site avec son matériel d’enregistrement et enregistre le son comme, par exemple, les oiseaux qui plongent en piqué et percutent l’eau à près de 100 km/h. Le son ne peut être enregistré en direct parce que, tout d’abord, en tant que plongeurs/caméramen, nous émettons des sons. Par ailleurs, nous voulons que le moteur du bateau tourne tout le temps ; c’est notre sécurité. Donc, cela aussi détruit le son, et c’est pourquoi il vaut mieux diviser le travail. Le plus souvent‚ image et son travaillent à tour de rôle sur le même site de tournage. Mais il y a aussi pas mal de sons qui sont réalisés en studio comme, par exemple, les pattes d’un crabe sur le sable.

© Pierre Katell/Galatée Films

Qu’est-ce que le réalisateur Jacques Perrin vous a demandé de mettre davantage en valeur ?
Le scénario faisait surtout ressortir les émotions. Jacques Perrin voulait faire apparaître telle ou telle émotion de sorte que l’on puisse enchaîner et avancer dans le récit. Certaines émotions étaient difficiles à obtenir ; pour d’autres, il était parfois difficile de choisir celle qui aurait le plus d’effet. Par exemple, dans le cas de la tempête, la puissance de la nature rappelle l’homme à plus d’humilité. L’autre exemple d’émotion, c’est l’amour maternel, la tendresse : Didier Noirot a dépensé des efforts considérables pour filmer en Polynésie française des baleines à bosse, parce que c’est là qu’elles mettent bas et qu’elles nourrissent leurs petits. Mais la scène, sans doute, la plus touchante est celle de la mère morse et de son petit… magnifique. Ainsi, Jacques Perrin ne nous a pas dit de filmer ceci ou cela, mais plutôt de donner telle émotion, tel sentiment. L’idée de « Océans » est de permettre au public de s’identifier avec ce qui se passe sous l’eau. Si on prend la nature en extérieur, c’est plus facile pour nous parce qu’on la voit ; il nous est également plus facile de nous identifier avec des animaux qu’on connaît, des animaux domestiques… on essaie de les protéger de manière sentimentale. Pour ce qui est des animaux marins, nous avons peut-être une sorte de relation sentimentale avec les dauphins, les baleines et autre mammifères marins, mais pas avec les poissons. Nous traitons généralement les poissons comme une simple marchandise. Nous tirons notre nourriture de la mer, mais ne manifestons aucun respect pour la vie aquatique. Nous n’avons pas le droit moral d’exterminer des espèces marines, pas plus que de harceler des animaux simplement parce qu’ils sont dans l’eau. Il est très embarrassant, pour nous humains, qu’on continue, par exemple, de pratiquer le shark finning. Cette activité consiste à sectionner à vif les ailerons d’un requin puis à le rejeter vivant à la mer. Le requin sombre jusque sur le fond marin où il reste là, vivant, à agoniser ; aucun autre animal n’ose l’attaquer parce c’est un requin. Il ne mange pas généralement pendant une semaine et agonise peu à peu, saigné à mort. Imaginons seulement faire ça à un chien. C’est ce qu’on appelle du sadisme envers les animaux. Et tout cela, parce que nous n’avons pas vraiment établi de rapport avec la vie aquatique de la même façon que nous l’avons fait sur terre. Beaucoup de choses se passent sous l’eau car nous avons besoin d’améliorer notre relation vis-à-vis de la nature marine. Cela ne fonctionne pas comme il le faudrait aujourd’hui, et ce qui manque pourrait être un rapport émotionnel… bien évidemment, plus de science, plus de connaissances mais, à coup sûr, davantage d’émotions.

Quelle est votre vision personnelle lorsqu’il s’agit de filmer des animaux marins ? Vous placez-vous davantage sur un plan scientifique ou sur un plan esthétique ?
Pendant le tournage de « Océans », tout tournait autour des émotions. Je peux m’adapter et apprendre à regarder la nature sous-marine de cette façon. Pour moi, cela m’a appris à voir que la nature est vitale, que c’est une force prodigieuse. Lorsque vous voyez un groupe de 3 000 dauphins cavalcadant à la surface de la côte sud-africaine dans de hautes vagues, que vous voyez la migration des baleines à bosse dans le même temps, vous assistez à une démonstration massive de la nature dans sa toute puissance. Dans l’Antarctique, vous avez le manchot empereur qui passe tout l’hiver exposé à des températures glaciales. Sans vouloir être optimiste, je dirais que la nature est un élément très fort. J’aurais pu croire qu’elle se posait plus en victime à bien des égards, mais j’ai observé que non. La nature est très forte, et elle améliorera sa condition si seulement on la laisse se développer. Si on donne davantage de ressources à la recherche marine, si on ouvre des corridors pour les oiseaux migrateurs dans la mer, si on arrête de faire des choses aussi stupides que le shark finning, le chalutage de fond, et autres incongruités qui mettent, par exemple, le thon en danger d’extinction, la nature pourra alors récupérer, car beaucoup de choses se passent dans l’océan. La vie animale aquatique est, en fait, très puissante, très rapide dans les changements de générations, et les possibilités sont nombreuses. Aussi, je pense qu’il y a des raisons d’être optimiste quand vous voyez cela. Néanmoins, si on fait tout pour détruire les océans, je suppose qu’on y réussira au bout du compte. C’est à nous de changer.

© Pierre Katell/Galatée Films

En Antarctique, par exemple, les prises de vue sont très esthétiques, comme cette ouverture dans le glacier avec un ours polaire solitaire. Est-ce qu’on a le temps, sur un tel tournage, de faire de l’esthétique ou bien y a-t-il eu des montages après coup ?
A part le phoque au milieu des détritus filmé dans une piscine et les robots représentant des animaux blessés, toutes les autres prises de vues sont réelles. Pour ce qui est de l’ours polaire en Arctique, c’est moi qui l’ai filmé. En fait, c’est la dernière image de toute une scène qui s’est déroulée précédemment : un ourson se trouvait, la nuit, coincé sur un iceberg et ne pouvait plus descendre, tout comme un chaton dans un arbre. Sa mère a essayé de le faire descendre, et je n’ai pas arrêté de tourner. Et à la fin de cette situation, qui s’est solutionnée naturellement, la mère s’en va. J’ai bien aimé cette prise de vue car on pourrait la rapprocher de la scène d’un théâtre.

Y a-t-il eu des moments, lors du tournage, où vous vous êtes senti menacé, où vous avez eu peur ?
J’ai eu peur plusieurs fois, car on est rempli d’images d’animaux réputés dangereux, et la mer peut aussi être terrifiante avec ses vagues gigantesques. Mais une fois qu’on est, en fait, sous la surface de l’eau, toutes ces images s’évanouissent. On s’est retrouvés à plonger, sans problème, entourés de 70 ou 80 requins, mais quand vous voyez leurs ailerons tourner d’en haut, en surface, c’est tout simplement horrible… terrible ! Vous n’avez pas du tout envie de plonger. En plus, il y a de grosses vagues, le bateau tangue, vous vous sentez très peu en sécurité. Mais une fois que vous vous retrouvez sous l’eau, vous vous dites que c’est la nature, que les requins sont là pour manger et qu’ils ne vous feront aucun mal. En fait, ils se fichent pas mal de vous. C’est la nature sauvage telle qu’elle est, et elle a son harmonie. C’est le résultat de centaines de milliers d’années d’évolution. Cela n’a rien de chaotique, de fou comme les guerres que nous fomentons partout dans le monde. Cela n’a rien d’anarchique ; c’est la nature sauvage, mais chaque chose a sa signification et sa finalité… En fait, si vous laissez la nature tranquille, cela fonctionne parfaitement. C’est nous qui ne fonctionnons pas bien.

© Pierre Katell/Galatée Films

Quelle a été, lors du tournage, votre plus belle découverte, la scène qui vous a donné le plus d’émotions ?
Avant que j’aille en Antarctique, certaines personnes m’ont dit que j’allais aimer les pingouins… Ok. Quand je suis arrivé en Antarctique, j’ai commencé à vraiment comprendre combien un animal peut être spécialisé (NDLR : une espèce spécialisée – contrairement à une espèce généraliste – ne peut s'épanouir que dans une gamme étroite de conditions environnementales ou d'alimentation). Le manchot empereur est un animal absolument incroyable. Il n’a aucune marge. C’est le seul animal qui endure l’hiver antarctique, la seule espèce animale capable de se reproduire sur la banquise. Personne d’autre ne reste : pas un oiseau, pas un ours… ils s’en vont tous, mais le manchot empereur reste. Il y a aussi une autre espèce qui s’appelle le manchot Adélie, qui est un délicieux animal. Vous ne pouvez pas voir de manchots Adélie sans sourire. Aussi, quand vous restez près de deux mois sur place, vous êtes constamment de bonne humeur. Ce sont des animaux passionnants qui vous rendent heureux. Par ailleurs, le paysage est magnifique, l’air est vivifiant… c’est un paradis sur terre, celle-là même que vous habitez. Je ne m’attendais pas à me trouver aussi impressionné par des animaux. Mais il y a les dauphins aussi, car lorsque vous en voyez 3 000 ensemble, c’est une vision absolument incroyable. La mer tout entière grouille soudainement de dauphins. Ainsi, il y a plein d’occasions où vous ne pouvez que constater la formidable force de la nature. Il y a tellement de vie, d’énergie dans la nature. Je ne m’attendais pas à un tel déploiement de force. Je pensais que la civilisation était plus forte que la nature, mais ce n’est apparemment pas le cas.

Propos recueillis et traduits
par Aline Vannier-Sihvola
Helsinki, 05.04.2011

4Apr/11Off

FESTIVAL ARTISOKKA – Helsinki Woman Film Festival / Le Festival de films de femmes de Helsinki 7-10.04.2011

Festival Artisokka – Helsinki Woman Film Festival
Le Festival de films de femmes de Helsinki 7-10.04.2011

Bio Rex – Maxim

Le Festival Artisokka – Helsinki Woman Film Festival / Le Festival de films de femmes de Helsinki offre un lieu de reconnaissance et de visibilité des démarches de réalisatrices du monde entier. Cette année, pour sa Xe édition, le Festival a sélectionné une quinzaine de longs métrages, des œuvres une fois de plus originales et souvent en marge des programmations habituelles.

Jeudi 7 avril
18 h 00
WATER FOR THE ELEPHANTS
, de Francis Lawrence
Etats-Unis (2011), 120 min
BIO REX
20 h 15
MADE IN DAGENHAM
, de Nigel Cole
Royaume-Uni (2010), 109 min
BIO REX

Vendredi 8 avril
18 h 00
TINY FURNITURE
, de Lena Dunham
Etats-Unis (2010), 98 min
MAXIM 1
18 h 00
BETWEEN THE LINES: INDIA’S THIRD GENDER
, de Thomas Wartmann
Allemagne (2005), 95 min
MAXIM 2
20 h 00
MEEK’S CUTOFF
, de Kelly Reichardt
Etats-Unis (2010), 104 min
MAXIM 1
20 h 00
THE TOPP TWINS – UNTOUCHABLE GIRLS
, de Leanne Pooley
Nouvelle-Zélande (2009), 84 min
MAXIM 2

Samedi 9 avril
14 h 00
COURTS MÉTRAGES FINLANDAIS
, 70 min
MAXIM 1
14 h 30
BETWEEN THE LINES: INDIA’S THIRD GENDER
, de Thomas Wartmann
Allemagne (2005), 95 min (rediffusion)
TENNISPALATSI 12
15 h 30
THE ARBOR
, de Clio Barnard
Royaume-Uni (2010), 90 min
MAXIM 1
16 h 00
LE PÈRE DE MES ENFANTS
, de Mia Hansen-Løve
France (2009), 110 min
MAXIM 2
17 h 15
AGUA FRÍA DE MAR
, de Paz Fábrega
Costa Rica (2010), 83 min
MAXIM 1
18 h 00
MISS KICKI
, de Håkon Liu
Suède/Taiwan (2009), 88 min
MAXIM 2
20 h 00
THE TOPP TWINS – UNTOUCHABLE GIRLS
, de Leanne Pooley
Nouvelle-Zélande (2009), 84 min (rediffusion)
MAXIM 2

Dimanche 10 avril
13 h 00
BAND BAAJA BAARAAT
, de Maneesh Sharma
Inde (2010), 140 min
BIO REX
14 h 00
AGUA FRÍA DE MAR
, de Paz Fábrega
Costa Rica (2010), 83 min (rediffusion)
MAXIM 1
14 h 00
MISS KICKI
, de Håkon Liu
Suède/Taiwan (2009), 88 min (rediffusion)
MAXIM 2
16 h 00
LOST IN TRANSLATION
, de Sofia Coppola
Etats-Unis/Japon (2003), 103 min
BIO REX
16 h 00
THE ARBOR
, de Clio Barnard
Royaume-Uni (2010), 90 min (rediffusion)
MAXIM 1
16 h 00
LA TÊTE EN FRICHE
, de Jean Becker
France (2010), 82 min
MAXIM 2
18 h 00
MIRAL
, de Julian Schnabel
France/Israël/Italie/Inde (2010), 112 min
BIO REX
18 h 00
MEEK’S CUTOFF
, de Kelly Reichardt
Etats-Unis (2010), 104 min (rediffusion)
MAXIM 1
18 h 00
MADE IN DAGENHAM
, de Nigel Cole
Royaume-Uni (2010), 109 min (rediffusion)
MAXIM 2
20 h 15
NEVER LET ME GO
, de Mark Romanek
Royaume-Uni/Etats-Unis (2010), 106 min
BIO REX
20 h 15
TINY FURNITURE
, de Lena Dunham
Etats-Unis (2010), 98 min (rediffusion)
MAXIM 1
20 h 15
LE PÈRE DE MES ENFANTS, de Mia Hansen-Løve
France (2009), 110 min (rediffusion)
MAXIM 2

Pour plus d’informations, consulter :
www.artisokka.info

3Apr/11Off

HOMMAGE A CLAUDE CHABROL

Claude Chabrol
Le beau Serge
France (1958), 97 min

Avec Gérard Blain,
Jean-Claude Brialy,
Bernadette Lafont

Le 06.04. à 19 h 15
et le 08.04. à 17 h 00

François revient, après dix ans d'absence, dans la bourgade creusoise où il a grandi. Il retrouve Serge, un ami d'enfance. Celui-ci a renoncé à toute ambition et s'adonne à la boisson. Il a épousé Yvonne, mais il tourne autour de Marie, sa belle-soeur, considérée comme la garce du village. Yvonne est enceinte. En dépit d'une succession d'événements dramatiques, ce sera cette naissance et l'amitié de François qui ouvriront enfin les yeux de Serge sur son ignominie.

Claude Chabrol
Bellamy
France (2009), 110 min
Avec Gérard Depardieu, Clovis Cornillac, Jacques Gamblin

Le 07.04. à 17 h 00 et le 10.04. à 18 h 00

Le commissaire Bellamy (Gérard Depardieu) passe quelques semaines de vacances avec sa femme (Marie Bunel) dans la maison natale de cette dernière, à Nîmes. Tandis qu'il se révèle incapable de soutenir son jeune frère à la dérive (Clovis Cornillac) et de ressouder son couple qui s'effrite, il vient en aide à Noël Gentil (Jacques Gamblin), un petit escroc qui se terre dans une chambre d'hôtel en s'accusant d'avoir commis un meurtre.

La Cinémathèque de Finlande souhaite rendre hommage à Claude Chabrol, disparu en 2010, en diffusant son premier et son dernier film.

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