La Valse du vagabond (Kulkurin valssi)
de Toivo Särkkä
avec Tauno Palo, Ansa Ikonen, Jorma Nortimo, Regina Linnanheimo, Uno Wikström
(1941, 1 h 44, 35 mm, noir et blanc)
Le grand-duché russe de Finlande dans les années 1880. Le baron Arnold doit fuir Saint-Pétersbourg après avoir été impliqué dans une histoire d’amour illégitime, puis dans un duel. Pour échapper à d’éventuels poursuivants, il intègre une troupe de cirque puis se déguise en vagabond. Un jour, alors qu’il erre dans la campagne finlandaise, il rencontre la jeune comtesse Helena qui est sur le point de se marier avec un homme fortuné. Arnold tombe amoureux, mais la belle acceptera-t-elle de quitter le confort pour une vie de vagabonds ?
Prenez Toivo Särkkä, producteur et réalisateur influent au sein de la compagnie cinématographique finlandaise Suomen Filmiteollisuus (SF), et Mika Waltari, grand écrivain et scénariste surdoué, et vous obtiendrez une équipe qui gagne. Ajoutez Alfred Tanner, parolier et compositeur grâce à qui un air suédois est devenu un immense succès finnois intitulé « La Valse du vagabond », puis le couple le plus mythique du cinéma finlandais – Tauno Palo et Ansa Ikonen – et vous avez un film qui figure à coup sûr au palmarès. Pour finir, sortez le résultat à une époque morose où la population a besoin d’intrigues romantiques et de comédies légères pour oublier la mort qui rode, et voilà un long métrage qui arrive en tête du box-office avec 1 500 000 spectateurs. La Valse du vagabond est aujourd’hui un classique incontournable du cinéma finlandais, et un témoignage intéressant sur les heures de gloire des studios.