Wednesday, September 8, 2010

Cinéfinlande

L’actualité cinématographique en Finlande

‘2002’

RESIDENT EVIL (sortie le 31.5.02)

Posted by ESP On février - 13 - 2007

Paul W.S. Anderson, 2002

Avec Milla Jovovich, Michelle Rodriguez, Eric Mabius, James Purefoy

Le site officiel est ici

 

Un groupe de personnes doit absolument sortir d’un complexe secret contrôlé par un super ordinateur cruel et peuplé de zombies.
Adaptation du jeu vidéo éponyme, RESIDENT EVIL est un film d’horreur avec des décors de jeu vidéo, une bande son de jeu vidéo et un scénario de jeu vidéo…

Le prologue et l’épilogue, dans la grande tradition des films de série B, sont assez plaisants. Le problème est de supporter les 90 autres minutes qui unissent ces deux moments. Et pour ce faire ne comptez ni sur l’aide des acteurs ni sur celle de la musique et encore moins sur le scénario qui tente pathétiquement de dissimuler son extrême simplicité (on avance et on tire sur tout ce qui bouge) par quelques amnésies et quelques flash-back.

Le jeu vidéo présente au moins deux avantages nets sur le film: on peut désactiver la musique et on peut aussi appuyer à tout moment sur la touche “Esc”.

ESP
esp@ranska.net

LILJA 4-EVER (sortie le 27.9.02)

Posted by ESP On février - 13 - 2007

Lukas Moodysson, 2002

Avec Oksana Akinshina, Artiom Bogucharskij, Elina Beninson, Lilia Shinkareva, Pavel Ponomarev

Une Russe de 16 ans abandonnée par sa mère retrouve espoir quand elle rencontre un jeune homme qui lui propose de partir vivre en Suède avec lui.
LILJA 4-EVER est un mélodrame terrible, un film bouleversant et magnifique.

Peinture sans concessions d’un monde en décrépitude où l’égoïsme est la seule valeur, et d’un autre prêt à exploiter le premier sans état d’âme, LILJA 4-EVER est un film sur l’obsession du partir, sur la volonté de quitter des prisons, sur les ailes, sur les anges.

Ce film accablant rythmé par une musique qui lui colle à la pellicule pourrait parfois être à la limite du supportable s’il n’avait pour personnages principaux deux innocents qui attendent leurs ailes, deux anges en devenir.

Parce qu’il y a tant de films inutiles, aller voir LILJA 4-EVER est indispensable. Indispensable et urgent car le monde de LILJA 4-EVER c’est celui que nous contribuons chaque jour, et de manière plus ou moins consciente à créer. Ce monde, c’est le nôtre ici et maintenant.

ESP
esp@ranska.net

INSOMNIA (sortie le 27.9.02)

Posted by ESP On février - 13 - 2007

Christopher Nolan, 2002

Avec Al Pacino, Robin Williams, Hilary Swank

Le site officiel est
ici

 

Envoyé dans une petite ville d’Alaska pour enquêter sur le meurtre d’une adolescente un vieil officier de police se retrouvera à se battre contre la lumière. Culpabilité, conscience agitée, paysage grandiose et contrastée, avant d’être un thriller INSOMNIA est d’abord le portrait saisissant d’un homme usé qui n’a plus la force ni la possibilité de fuir sa conscience.

Remake d’un (paraît-il) formidable film norvégien, INSOMNIA se déroule en Alaska à une saison où le soleil ne se couche jamais, à une saison où même la nature ne vous permet plus d’avoir votre propre petit coin d’ombre.

Comparé à la structure audacieuse de MEMENTO, INSOMNIA paraît de facture très classique. Pourtant là encore, Christopher Nolan fait appel à la technique du flash-back: une courte séquence qui reste longtemps mystérieuse revient régulièrement hanter le film et le personnage principal, motif récurrent symbolisant brillamment LE moment critique où les choses changent de manière irréversible.

Si Hilary Swank n’a certes pas un rôle à la hauteur de celui qu’elle avait dans l’excellent BOYS DON’T CRY, elle livre cependant une performance très convaincante tout comme Robin Williams. Al Pacino, lui, joue incontestablement son rôle habituel (flic ou gangster revenu de tout) mais il n’a jamais été aussi vieux, aussi fatigué, ni aussi désillusionné. Il est ici la quintessence de son personnage mythique.

Même si la fin plutôt banale est assez décevante, INSOMNIA reste un thriller peu conventionnel et un très bon film d’atmosphère.

ESP
esp@ranska.net

DOGTOWN & Z-BOYS (sortie le 27.9.02)

Posted by ESP On février - 13 - 2007

Stacy Peralta, 2002

Avec Sean Penn (narrateur) Jay Adams, Tony Alva, Bob Biniak, Paul Constantineau, Shogo Kubo, Jim Muir, Peggy Oki, Stacy Peralta, Nathan Pratt, Wentzle Rumi, Allen Sarlo and Jeff Ament, Skip Engblom, Glen E Friedman, Tony Hawk, Jeff Ho, Henry Rollins, Craig Stecyk

Le site officiel est
ici

 

Documentaire sur les Z-boys, groupe de jeunes gens de Santa Monica qui, dans les années 70, révolutionnèrent le skateboard en lui appliquant les techniques du surf, DOGTOWN & Z-BOYS raconte brillamment comment un groupe de passionnés est arrivé à une sorte de célébrité inattendue en s’obstinant à faire quelque chose qui au départ semblait n’intéresser personne.

Composé essentiellement d’images super 8 entrecoupées d’interviews des z-boys 30 ans après, DOGTOWN & Z-BOYS place ces hommes mûrs dans l’ombre des adolescents qu’ils étaient et c’est terriblement émouvant.

Montage dynamique, habillage inventif, musique ad hoc: tout contribue à inscrire ce documentaire au cœur de la culture dont il se réclame. Au-delà du sujet le film constitue un hymne vibrant à la jeunesse, son enthousiasme, sa passion, son intransigeance.

ESP
esp@ranska.net

LUCIA JA SEKSI/ LUCIA Y EL SEXO (sortie le 13.8.02)

Posted by ESP On février - 13 - 2007

Julio Medem, 2002

Avec Paz Vega, Tristán Ulloa, Najwa Nimri, Daniel Freire, Elena Anaya, Silvia Llanos, Javier Cámara, Diana Suárez, Juan Fernándes, Arsenio León, Javier Coromina

Le site officiel est
ici

 

Ayant appris la mort de l’écrivain avec lequel elle vivait depuis six ans, une jeune femme rejoint une île méditerranéenne, lieu mystérieux où elle apprendra à mieux connaître son amant et où le spectateur, s’il me ressemble, se perdra. Mélange de fiction et de réalité LUCIA Y EL SEXO est un film souvent déroutant, qui tient les promesses de son titre.

En effet, spectacle à l’érotisme parfois cru mais toujours de très bon aloi, LUCIA Y EL SEXO présente, grâce à un étonnant flash-back, d’abord la vie sexuelle de Lucia et son écrivain, fête sensuelle ludique et bon enfant, puis se tourne ensuite vers celle dudit écrivain et de différents personnages réels ou fantasmés et l’érotisme prend alors un tour un peu plus fripon (voyeurisme, plaisir solitaire…).

Entre temps le spectateur aura aussi fait la connaissance d’un autre “personnage” essentiel: une île méditerranéenne mythique pleine de symboles sexuels filmée dans une sorte d’élégante surexposition.

Et c’est là entre création littéraire, fantasmes, fiction et réalité que je me suis perdu.

ESP
esp@ranska.net

NUMEROMURHA/ MURDER BY NUMBERS (sortie le 13.8.02)

Posted by ESP On février - 13 - 2007

Barbet Schroeder, 2002

Avec Sandra Bullock, Ryan Gosling, Michael Pitt

Le site officiel est
ici

 

Deux adolescents qui pensent avoir commis le crime parfait jouent au chat et à la souris avec une étonnante Sandra Bullock. Si les meurtriers s’applique à suivre point par point le manuel du crime parfait, les auteurs du film (est-ce un effet de miroir conscient?) semblent aussi appliquer aveuglément des formules éprouvées.

Après une jolie séquence d’ouverture, rien ne va plus. Clichés, caractérisation vague, problèmes narratifs.
Fin encombrée de coups de théâtre plus artificiels les uns que les autres…

Le scénario n’accorde malheureusement pas assez d’importance à la personnalité des deux adolescents qui se réduisent à quelques poncifs et à beaucoup d’invraisemblances. On aurait aimé qu’il le fît pour permettre au film d’exploiter un côté dérangeant qui n’est ici qu’effleuré.

La seule véritable surprise de ce film très convenu est la performance de Sandra Bullock. Elle m’avait toujours semblé être une médiocre actrice et elle est ici, par moments, très émouvante. Elle parvient même parfois à rendre crédible cette montagne de clichés que constitue son personnage.

ESP
esp@ranska.net

TULEN VALTAKUNTA/ REIGN OF FIRE (sortie le 13.8.02)

Posted by ESP On février - 13 - 2007

Rob Bowman, 2002

Avec Matthew McConaughey, Christian Bale, Izabella Scorupco, Gerard Butler

Le site officiel est
ici

 

2020. Les dragons se sont rendus maîtres de la Terre et menacent à présent de détruire l’espèce humaine.
Film misérable à tout point de vue, REIGN OF FIRE, malgré son idée de départ séduisante (au moins pour nous les gars ou certains d’entre nous en tout cas…), déçoit sur tous les fronts.

Un Anglais lutte main dans la main avec des Américains dont le savoir-faire et l’équipement en matière de chasse aux dragons sont sans rival. A quelques jours du onze septembre, les dragons semblent d’autant plus incarner le mal absolu qu’il y a parmi eux un super dragon (le mâle absolu) dont l’existence conditionne la reproduction de l’espèce.

Il y a quelques temps, j’avais aussi accordé un maigre soleil à BLADE 2 comme à RESIDENT EVIL. N’allez toutefois pas croire que ces trois films sont d’une qualité égale. BLADE 2 avait comme atout la réalisation efficace et soignée de Guillermo Del Toro et RESIDENT EVIL un authentique côté série B, REIGN OF FIRE n’a rien. Même les dragons ne sont finalement pas particulièrement réussis et la mise en scène ne les met jamais en valeur.

Ne vous souciez pas du film, sa bande-annonce pleine de promesses lui est très supérieure.

ESP
esp@ranska.net

SIGNS (sortie le 6.9.02)

Posted by ESP On février - 13 - 2007

M. Night Shyamalan, 2002

Avec Mel Gibson, Joaquin Phoenix, Rory Culkin, Abigail Preslin

Le site officiel est
ici

 

Drame familial, perte de la foi et invasion extra-terrestre.
Malgré quelques inconsistances, SIGNS est très intrigant jusqu’à ce M. Night Shyamalan se parodie lui-même et que le spectacle sombre dans le ridicule.

Assez habilement le film ne s’ouvre pas sur une scène d’exposition, mais entre directement dans le vif du sujet. Toutes les informations concernant l’histoire de la famille sont distillées tout au long du récit. Et c’est d’ailleurs ceci qui devient le vrai moteur du film, l’invasion extra-terrestre n’étant qu’une toile de fond pour cette lente exposition. Parsemé d’allusions à des choses que tous les personnages savent mais que le spectateur ignore, le film alimente constamment notre curiosité.

Mais il contient malheureusement beaucoup de scènes absurdes (le repas final, la rencontre avec le type d’origine indienne) et un humour complètement hors de propos. Je suis toujours aussi stupéfait par tous ces films qui sont prêt à sacrifier leur propre cohérence pour (dans le meilleur des cas) un bon mot.

Et puis surtout l’habile construction narrative débouche sur un énorme ballon de baudruche. La scène finale est ridicule et la conclusion du film n’est une surprise pour personne.

ESP
esp@ranska.net

DINA/ I AM DINA (sortie le 23.8.02)

Posted by ESP On février - 13 - 2007

Ole Bornedal, 2002

Avec Maria Bonnevie, Gérard Depardieu, Pernilla August, Bjørn Floberg, Christopher Eccleston, Mads Mikkelsen, Amanda Jean Kvakland

Le site officiel est
ici

 

Enfant, Dina est la cause d’un accident tragique que son père ne lui pardonnera jamais . Sans amour et isolée, la petite Dina se transformera en une femme déchirée entre un insatiable appétit de vie et une fascination pour la mort.
Adaptation du roman homonyme, I AM DINA est, pour différentes raisons, un film assez maladroit.

Il est constitué d’une succession de petites scènes souvent elliptiques qui, d’une part, rendent mal compte de la transformation du personnage principal, et qui, d’autre part, ne permettent pas aux personnages secondaires d’exister. Ceux-ci sont alors littéralement réduits à des clichés.

I AM DINA est “vendu”, aussi, comme un film où l’érotisme a une place importante:
Il y a dans les cinq minutes que constituent la scène (habillée) du casting de MULHOLLAND DRIVE plus d’érotisme que dans tout DINA malgré les multiples scènes d’amour plus ou moins dénudées du film.

Et puis, au lieu de parler norvégien, tous les personnages parlent anglais. Même si on n’approuve pas la décision, on peut la comprendre: le film a bénéficié d’un trop gros budget pour s’interdire le marché anglophone. Mais alors pourquoi souligner la réalité linguistique en faisant parler le personnage de Depardieu et sa mère en français?!

Il y a enfin une scène extraordinaire où Gérard Depardieu, alors qu’il devrait être le fantôme de son propre personnage, ressemble de manière saisissante à Hulk!

Que reste-t-il?
Les superbes paysages norvégiens, le début du film pour son côté film d’horreur sophistiqué, et les différentes Dina. L’enfant et la femme sont toutes deux excellentes.

ESP
esp@ranska.net

BAD COMPANY (sortie le 23.8.02)

Posted by ESP On février - 13 - 2007

Joel Schumacher, 2002

Avec Anthony Hopkins, Chris Rock, Garcelle Beauvais-Nilon, Peter Stormare

Le site officiel est
ici

 

Un agent de la CIA meurt en mission. Son frère jumeau, acceptera de prendre sa place et déjouera une attaque terroriste qui inclut la mafia russe et une bombe atomique. Comédie d’espionnage qui ne fait pas rire, BAD COMPANY est, comme son titre l’indique, un film à ne pas fréquenter.

Tout est ridicule . Les personnages (Chris Rock obtient la palme) les situations, les dialogues. Presque rien de neuf. Tout a déjà été vu des dizaines de fois dans de mauvais films très supérieurs à celui-ci. La seule originalité réside dans l’exploitation opportuniste du terrorisme international. Ce qui est d’un goût douteux tant il est clair que cette production tente maladroitement, (”bruckheimerement”) d’appliquer des recettes pour optimiser le nombre d’entrées.

Mais qu’est venu faire Anthony Hopkins et sa délicieuse voix dans cette production calamiteuse?

8 FEMMES (SORTIE LE 27.9)

Posted by ESP On février - 13 - 2007

F. Ozon, 2002

Avec Catherine Deneuve, Fanny Ardant, Danielle Darrieux, Emmanuelle Béart, Isabelle Huppert

Huit femmes et un homme mort. Chacune a un mobile, alors qui est la coupable?
Comédie scintillante, 8 FEMMES est un exercice de style jubilatoire.

Malgré ces 8 femmes dont au moins trois d’entre elles font des numéros absolument irrésistibles (Catherine Deneuve, Fanny Ardant et Danielle Darrieux sont merveilleuses), le véritable personnage principal du film est la théâtralité

François Ozon joue avec les conventions théâtrales en les soulignant jusqu’à une respectueuse caricature (c’est à la fois une parodie et une célébration du théâtre): révélations en chaînes, rebondissements étonnants, personnages stéréotypés et numéros d’actrice. Et ici, ce dernier élément prend aussi une dimension littérale puisque chacune réinterprétera une chanson (plus ou moins) populaire. Le film se termine avec une très jolie version d’IL N’Y A PAS D’AMOUR HEUREUX par Danielle Darrieux.

8 FEMMES commence comme une pièce de théâtre à la Agatha Christie et finit en comédie noire hystérique. Irrésistiblement drôle.

ESP
esp@ranska.net

SATIN ROUGE/ SATIININ PUNA (sortie le 16.8.02)

Posted by ESP On février - 13 - 2007

Raja Amari, 2001

Avec Hiam Abbas, Hend El Fahel, Maher Kamoun, Faouzi badr

Le film raconte l’histoire d’une femme rangée, mère attentive qui peu à peu en fréquentant en cachette un cabaret pour danseuses du ventre se transforme en femme de la “nuit”. SATIN ROUGE commence comme un film lourd et finit en comédie insolente complètement débridée et extrêmement réjouissante.

Le début du film pourrait faire croire qu’on va assister à un lourd réquisitoire sur le statut de la femme en Tunisie. Lentement mais sûrement, à l’image de son personnage principal, il s’éloigne de ceci pour se transformer en histoire d’amour et finalement en comédie.

SATIN ROUGE doit beaucoup à son actrice principale, Hiam Abbas, qui est idéale pour le rôle. C’est une sorte de Catherine Deneuve méditerranéenne. Son visage a les mêmes traits fins et la même intelligence. On a du mal à se dire qu’à un moment cette femme à la face cérébrale va passer le pas et effectivement venir sur la scène de ce petit cabaret faire danser son ventre nu en provoquant les spectateurs excités. Ce que, bien entendu, elle finira par faire avec, à chaque fois, un peu plus de conviction en redécouvrant par la danse ses désirs enfouis sous des années devoirs.

ESP
esp@ranska.net

THE CURSE OF THE JADE SCORPION (sortie le 16.8.02)

Posted by ESP On février - 13 - 2007

W. Allen, 2002

Avec Woody Allen, Helen Hunt, Charlize Theron ja Dan Aykroyd

Enquêteur pour une compagnie d’assurances, Woody Allen sera la victime d’un hypnotiseur dans le New York de 1940, THE CURSE OF THE JADE SCORPION est malgré ses quelques qualités une grande déception.

Hommage aux films noirs tendance DOUBLE INDEMNITY, THE CURSE OF THE JADE SCORPION offre une savoureuse reconstitution du lieu et de l’époque, quelques répliques qu’on aurait pu imaginer voir Fred Mac Murray délivrer, et une musique (jazz de l’époque, bien sûr) enthousiasmante.
En dépit de ces atouts et d’une excellente prestation de Dan Aykroyd, THE CURSE OF THE JADE SCORPION est un des films les plus faibles de son auteur.
Le film n’est simplement pas drôle. On va jusqu’à se demander s’il s’agit vraiment de Woody Allen et non d’un imposteur qui essaye de faire du Woody Allen tant l’acteur est à plusieurs reprises plat et complaisant.

Même si le film laisse un sentiment un peu pathétique, relativisons en soulignant que toute déception est à la mesure des espoirs qu’on nourrit et qui n’en nourrirait pas avant d’aller voir un film de Woody Allen?

ESP
esp@ranska.net

SALATTU RIKOS/ HIGH CRIMES (sortie le 16.8.02)

Posted by ESP On février - 13 - 2007

Carl Franklin, 2002

Avec Ashley Judd, Morgan Freeman, Jim Caviezel, Amanda Peet

La bande annonce est
ici

 

Film de tribunal militaire pas très original et irrémédiablement desservi par un début inconsistant et une fin abracadabrante, HIGH CRIMES a dû être écrit par une machine: l’authenticité des personnages est sacrifiée au profit d’une histoire-recette et laisse le spectateur avec le sentiment d’avoir déjà vu ce film une dizaine de fois.

Jim Caviezel qui incarnait brillamment un personnage habité et quasi-métaphysique dans THE THIN RED LINE est ici d’une incroyable médiocrité (une bonne partie de cette contre-performance est bien sûr à imputer à son personnage absolument indéfendable).
Ce mépris pour les personnages est d’autant plus dommage que la partie centrale du film, le procès, quoique n’échappant à aucun poncif du genre, n’est pas inefficace.

Un personnage du film rappelle que “la justice militaire est à la justice ce que la musique militaire est à la musique” ou ce que beaucoup de scénarios hollywoodiens sont à l’art narratif, aurait-il pu ajouter.

ESP
esp@ranska.net

MINORITY REPORT (sortie le 9.8.02)

Posted by ESP On février - 13 - 2007

Steven Spielberg, 2002

Avec Tom Cruise, Colin Farrell, Samantha Morton, Max Von Sydow

Le site officiel est
ici

 

Nous sommes en 2054 et grâce à trois “Pre Cogs” qui ont des vision concernant les crimes qui vont se produire, la police arrête et “désactive” les criminels avant même qu’ils aient commis leur forfait. Tout va bien jusqu’au jour …

Adapté d’une nouvelle de Philippe K. Dick, MINORITY REPORT est un thriller très efficace et un film de science-fiction remarquable. Son seul défaut réside dans la caractérisation des personnages. S’il est vrai que ridicules seuls quelques-uns le sont, la plupart manque quand même singulièrement d’épaisseur.

La société de 2054 décrite par Spielberg est très proche de la nôtre. Dans le film, le futur ne se manifeste que par quelques objets (les paquets de céréales, les téléphones, les sick-sticks, les aéro propulseur et les spyders) ou quelques détails (le marketing personnalisé, les véhicules, les journaux, les centres de plaisir virtuel). Toutes ces nouveautés sont introduites dans le film de manière très fluide et chacune d’elle pourrait quasiment en soi faire l’objet d’un film tant elles sont étonnantes ou surtout discutables.

En plus d’asseoir un futur étonnant, intéressant et convaincant, le film se double d’un excellent suspens. Malheureusement, l’individualisation des personnages a été manifestement reléguée au second plan. Les collègues du héros se résument à des corps qui parlent un peu. A côté de ça on fait la connaissance d’au moins trois personnages parfaitement ridicules (Pourquoi faut-il qu’il y ait toujours des clowns dans les films américains?) et de quelques uns qui dépassent le statut de silhouette qui parle pour tomber dans celui de personnages creux (comme l’envoyé du gouvernement et son chapelet qu’il tripote incessamment).

Ces fausses notes ne parviennent cependant pas à gâcher le plaisir du spectateur et MINORITY REPORT reste un spectacle formidable doté d’une photographie intéressante et d’un sujet fascinant.

ESP
esp@ranska.net

Christian Carion, 2001

Avec Michel Serrault, Mathilde Seigner, Jean-Paul Roussillon, Frédéric Pierrot, Marc Berman

Une jeune femme qui a besoin d’espace et d’air pur décide d’abandonner sa vie parisienne et sa carrière pour acheter une ferme dans les Alpes. UNE HIRONDELLE A FAIT LE PRINTEMPS est un film chaleureux et optimiste qui propose un face à face très réussi bien qu’un peu convenu entre deux excellents acteurs.

Si le sujet ne déborde pas d’originalité, l’évolution des rapports entre les personnages de Michel Serrault et de Mathilde Seigner non plus. Tout y est assez prévisible.
Pourtant UNE HIRONDELLE A FAIT LE PRINTEMPS est film très enthousiasmant.

C’est une comédie chaleureuse. C’est-à-dire que ce n’est pas une comédie de dialoguiste, ce n’est pas une machine à faire rire où tous les personnages se doivent d’avoir un incroyable sens de la réparti. C’est un film habité par des personnages haut en couleurs mais crédibles. C’est un film qui repose la mâchoire et fait sourire le cœur.

C’est aussi une présentation violente (la scène du cochon égorgé qui semble avoir été faite sans trucages) et sans concessions du métier de fermier mais également une excellente publicité pour les Alpes: les paysages sont magnifiques.

ESP
esp@ranska.net

BANG RAJAN (sortie le 9.8.02)

Posted by ESP On février - 13 - 2007

Thanit Jitnukul, 2002

Avec Winai Kraibutr, Charan Ngamdee, Bongkoj Kongmalai

Le site officiel est
ici

 

C’est Astérix version sérieuse et ultra-violente. En 1765, un petit village siamois résiste héroïquement à la puissante armée de l’Empire birman. Le film est surtout une succession de batailles hyper réalistes.

Si BANG RAJAN a battu tous les records d’entrée en Thaïlande et obtenu 11 récompenses aux Thai film awards, c’est qu’il a touché une fibre patriotique (d’autant plus sensible que les relations entre la Thaïlande et la Birmanie sont actuellement tendus) mais aussi qu’il a d’incontestables qualités. Il bénéficie d’une excellente musique, d’une très crédible reconstitution historique, et de combats ahurissants.

Mais si les batailles sont indéniablement spectaculaires elles sont aussi un peu irritantes. Le bruitage amplifie tellement chaque cliquetis ou coup porté qu’on a le sentiment d’être une mouche qui assiste à des combats de titans. De plus, l’étalage de violence frise la complaisance.

J’aurais, pour ma part, préféré que ce film traite de la transformation de ces paysans en guerrier au lieu de débuter alors que plusieurs batailles ont déjà été livrées. Ce qui aurait aussi permis de faire un peu plus, un peu mieux connaissance avec les personnages car la vraie carence du film, c’est qu’on ne parvient pas à s’attacher à ces personnages.

Pour un film qui baigne dans le sang, BANG RAJAN manque étonnamment de chair.
Une sauce, aussi réussie soit-elle, ne peut constituer un plat roboratif.

ESP
esp@ranska.net

MULHOLLAND DRIVE (sortie le 2.8.02)

Posted by ESP On février - 13 - 2007

David Lynch, 2002

Avec Justin Theroux, Naomi Watts, Laura Elena, Harring Robert Forster

Le site officiel est
ici

 

Surprenant de bout en bout, MULHOLLAND DRIVE parle de beaucoup de choses mais surtout de cinéma. Une jeune actrice qui veut réussir à Hollywood se lie d’amitié (et plus) avec l’archétype de la femme fatale des films hollywoodiens qui est à la recherche de son identité. Amusant, angoissant, terrifiant, émouvant, érotique, le film a beaucoup à offrir et s’il défie la logique, il reste cependant très cohérent et donc passionnant.

Le film est né d’un pilote refusé par la chaîne ABC. MULHOLLAND DRIVE devait être une série télévisée d’une douzaine d’épisodes. Alain Sarde a proposé à David Lynch d’en faire un film. Et pour ce faire, ce dernier a donc tourné quelques scènes supplémentaires et une conclusion à son pilote.

Le (maintenant) long métrage (146 minutes) est clairement divisé en deux parties. La première partie très fluide est un mystère classique (il s’agit du pilote agrémenté de quelques scènes nouvelles). La deuxième plus heurtée (filmée spécialement pour faire du pilote le long métrage qu’il est devenu), propose aux mêmes personnages d’endosser sur la même scène des rôles différents.
Les rapports qu’entretiennent ces deux parties sont ceux que peuvent entretenir le rêve et le cauchemar, le cinéma et la réalité, l’avant et l’après.

Comme TWIN PEAKS, MULHOLLAND DRIVE a son lot de personnages étranges et parfois terrifiants (le mystérieux vagabond chevelu dans l’arrière-cour du café et surtout le couple de retraités ricanant) et de scènes troublantes. La meilleure étant sans doute celle de l’audition. Une jeune femme (excellente Naomi Watts) qui rêve de devenir star à Hollywood répète d’abord une scène avec une amie. Juste après a lieu l’audition avec un vieux beau. A la fois dérangeante et terriblement érotique, cette épreuve vaut à elle seule le prix du billet d’entrée.

MULHOLLAND DRIVE est assurément déroutant mais cependant suffisamment cohérent, beau et puissant pour permettre au spectateur qui le souhaite de se perdre en hypothèses sur la ou les significations du film.

ESP
esp@ranska.net

ABOUT A BOY / POIKA (sortie le 26.7.02)

Posted by ESP On février - 13 - 2007

Paul et Chris Weitz, 2002

Hugh Grant, Toni Collette, Rachel Weisz, Nicholas Hoult

Le site officiel est
ici

 

Un Londonien de 38 ans, riche, oisif et célibataire dont les seules occupations consistent à être cool et à rencontrer des femmes verra sa vie bouleverser par la rencontre d’un petit garçon. Comédie romantique qui évite bon nombre de clichés ABOUT A BOY est un film réjouissant.

Ce film anglais fait par les deux américains d’AMERICAN PIE contient quelques moments d’humour décapant mais réussit surtout grâce aux deux acteurs principaux Hugh Grant et Nicholas Hoult à être touchant. Le sujet à traiter était pourtant hautement délicat. Comédie sur fond d’événements tragiques, ABOUT A BOY ne prend jamais le chemin le plus attendu (le plus redouté) pour raconter cette histoire attendrissante. Seule la fin (différente de celle du roman) quoique tout à fait honorable est très convenue.

Comme FEVER PITCH et HIGH FIDELITY, ABOUT A BOY, le troisième roman de Nick Hornby subit donc lui aussi le traitement cinématographique.
L’écrivain anglais est le romancier de toute une génération, celle des grands adolescents, celle de tous ceux qui, à un âge où nos parents avait déjà fondé une famille et fait de grands pas dans leur carrière, continue à s’enthousiasmer pour la musique pop ou rock et à fuir toute responsabilité. Il est donc pour cette génération assez facile et peut-être un peu flatteur de se reconnaître dans le personnage interprété par Hugh Grant, Will. Personnage qui dans le roman était fan de Nirvana (et sachant ça, on comprend mieux le titre, inspiré d’une chanson de Nirvana qui s’intitule ABOUT A GIRL) et non du rap de Mystikal comme dans le film…
Ajoutons enfin que la musique signée Badly Drawn Boy est du meilleur aloi.

ESP
esp@ranska.net

MONSTER’S BALL (sortie le 19.7.02)

Posted by ESP On février - 13 - 2007

Marc Forster, 2002

Avec Billy Bob Thornton, Halle Berry, Peter Boyle, Heath Ledger, Sean Combs, Mos Def, Coronji Calhoun

Le site officiel est
ici

 

Récit d’une rédemption sur fond de racisme et de peine de mort dans une petite ville du sud des États-Unis, MONSTER’S BALL (c’est ainsi qu’est appelée la dernière nuit du condamné à mort…) est un film dur qui bénéficie d’un excellent scénario et d’une réalisation intelligente et sensible.

Les différents thèmes explorés par le film, le racisme, la peine de mort, le besoin d’aimé, d’être aimé, de protéger, d’être protégé, la rédemption, la prison, le châtiment, la famille, le destin se répondent les uns les autres, se nourrissent les uns des autres et confèrent à cette remarquable histoire une force ahurissante.
Un des éléments les plus séduisants du film réside dans le fait que pour une fois, un film américain accorde un peu de crédit au spectateur et n’utilise pas les dialogues à seule fin de lui expliquer ce qu’il est censé comprendre en regardant les images ou les acteurs. Le film ne contient d’ailleurs que peu de dialogues mais regorge de détails éloquents, la couche revêtue par le condamné à mort avant son exécution, l’extraction d’une balle dans le dossier d’un fauteuil, le vol d’un parapluie ou encore la scène finale qui est aussi littéralement une scène d’ouverture.

Malgré toutes ces excellents éléments, MONSTER’S BALL souffre d’une faiblesse de taille. Si l’interprétation est excellente, il n’en va pas de même pour le casting. Celui des Musgrove, la famille noire du film, n’est pas une réussite:
le père est un condamné à mort à la voix douce, plein de sensibilité et de bon sens, le fils, lui, est démesurément obèse et la mère incroyablement glamour…

Même s’il est vrai qu’avec des Musgrove moins contrastés, plus ordinaires, bref plus crédibles, le film n’en aurait été que plus grand, MONSTER’S BALL n’en reste pas moins une des meilleures raisons d’aller au cinéma en ce moment.

ESP
esp@ranska.net

Les vacances de Monsieur Hulot

Posted by aline
sept-2-2010 I Comments Off

Mon oncle

Posted by aline
sept-2-2010 I Comments Off

Jour de fête

Posted by aline
sept-2-2010 I Comments Off

Jacques Tati - Courts métrages (1)

Posted by aline
sept-2-2010 I Comments Off

Playtime

Posted by aline
sept-2-2010 I Comments Off

Trafic

Posted by aline
sept-2-2010 I Comments Off

Parade

Posted by aline
sept-2-2010 I Comments Off

Jacques Tati - Courts métrages (2)

Posted by aline
sept-2-2010 I Comments Off

Festival international du film Espoo Ciné

Posted by aline
août-24-2010 I Comments Off

Entretien avec Jean-Baptiste Garnero

Posted by aline
mar-23-2010 I Comments Off

Entretien avec Nicolas Philibert

Posted by aline
fév-5-2010 I Comments Off

KONSERTTI / LE CONCERT (sortie le 27.11)

Posted by aline
déc-14-2009 I Comments Off

THOMAS (sortie le 20.11)

Posted by aline
déc-14-2009 I Comments Off

LOOKING FOR ERIC (sortie le 13.11)

Posted by aline
déc-14-2009 I Comments Off

PARANORMAL ACTIVITY (sortie le 13.11)

Posted by aline
déc-14-2009 I Comments Off

MICHAEL JACKSON’S THIS IS IT (sortie le 28.10)

Posted by aline
nov-8-2009 I Comments Off

ILMIANTAJA! / THE INFORMANT! (sortie le 23.10)

Posted by aline
nov-8-2009 I Comments Off

WHATEVER WORKS (sortie le 23.10)

Posted by aline
nov-8-2009 I Comments Off

PIHALLA (sortie le 23.10)

Posted by aline
nov-8-2009 I Comments Off

Entretien avec Philippe Claudel

Posted by aline
août-16-2009 I Comments Off

PARIS 36 / FAUBOURG 36 (sortie le 17.7)

Posted by ESP
juin-20-2009 I Comments Off

KAIKEN SE KESTÄÄ / POUR ELLE (sortie le 3.7)

Posted by ESP
juin-20-2009 I Comments Off

RAJATTU MAA / CROSSING OVER (sortie le 3.7)

Posted by ESP
juin-20-2009 I Comments Off

THE HAUNTING IN CONNECTICUT (sortie le 26.6)

Posted by ESP
juin-20-2009 I Comments Off

KAUHEA KANKKUNEN / THE HANGOVER (sortie le 24.6)

Posted by ESP
juin-20-2009 I Comments Off

TIETO / KNOWING (sortie le 21.6)

Posted by ESP
juin-20-2009 I Comments Off