Wednesday, September 8, 2010

Cinéfinlande

L’actualité cinématographique en Finlande

‘Films finlandais’

L’Invisible Elina (Näkymätön Elina)

Posted by admin On décembre - 19 - 2008

L’Invisible Elina (Näkymätön Elina)
de Klaus Harö
avec Natalie Minnevik, Bibi Andersson, Marjaana Maijala, Henrik Rafaelsen, Tind Soneby
(Suède/Finlande – 2003 – 1 h 17 – 35 mm – couleur)

Depuis l’Ours de cristal décerné à L’Invisible Elina au Festival international du cinéma de Berlin en 2003, ce premier film de Klaus Harö a fait la tournée d’une vingtaine de festivals dans le monde entier. L’histoire d’une fillette de 9 ans, qui après le décès de son père tente de retrouver sa place dans un univers plutôt hostile, a su séduire toutes les générations et tous les publics cinéphiles. L’Invisible Elina est l’un des plus gros succès du cinéma finlandais.

Moro no Brasil

Posted by admin On décembre - 19 - 2008

Moro no Brasil
documentaire de Mika Kaurismäki
avec Margareth Menezes, Walter Alfaiate, Antonio Nobrega, Ivo Meirelles…
(Allemagne/Brésil/France/Finlande – 2002 – 1 h 45 – couleur)

Il faut tout le talent et la passion d’un Mika Kaurismäki pour raconter avec rigueur, et avec un respect absolu, l’histoire de styles musicaux brésiliens tels que le frevo, le maracatu, le coco, l’embolada, le forro et la samba. Moro no Brasil est la déclaration d’amour de Mika Kaurismäki à ce pays, devenu sa patrie d’adoption depuis plus de dix ans. Pour ce film très personnel, il a principalement réuni des musiciens issus de la rue.

Suburban Virgin (Espoon viimeinen neitsyt)

Posted by admin On décembre - 19 - 2008

Suburban Virgin (Espoon viimeinen neitsyt)
téléfilm de Hanna Maylett
avec Hennariikka Laaksola, Saila Laakkonen
(2003 – 1 h 03 – Beta – couleur)

Grâce à Hanna Maylett, le cinéma finlandais peut avoir confiance en son avenir. Son portrait de deux adolescentes, qui le temps d’un week-end tentent de s’affranchir afin de goûter à la sexualité et à la vie adulte, est, tout comme la jeunesse, plein de fraîcheur et d’éclat, mais également de désenchantement et de douleur. Les actrices Hennariikka Laaksola et Saila Laakkonen sont remarquables dans les rôles de Minna et Emma.

Blue Corner (Haaveiden kehä)

Posted by admin On décembre - 19 - 2008

Blue Corner (Haaveiden kehä)
de Matti Ijäs
avec Sulevi Peltola, Petteri Summanen, Mikko Alanko, Antti Litja, Rea Mauranen…
(2002 – 1 h 31 – 35 mm – couleur)

Matti Ijäs, l’un des cinéastes les plus respectés de Finlande, ne s’est jamais lassé d’observer avec humour et tendresse l’être humain pris dans le tourbillon et l’absurdité du quotidien. C’est pour cela que son portrait de PK, un homme de 60 ans qui ne vit que pour ses deux fils, boxeurs tous les deux, est si juste et si poignant. Blue Corner, unanimement salué par la critique finlandaise, est porté par un comédien extraordinaire, Sulevi Peltola.

Eila (Eila)

Posted by admin On décembre - 19 - 2008

Eila (Eila)
de Jarmo Lampela
avec Sari Mällinen, Ilkka Koivula, Hannes Suominen, Kristiina Halkola…
(2003 – 1 h 34 – 35 mm – couleur)

Comment raconter le destin d’une femme de ménage qui, à la suite d’une série de privatisations opérées par l’État finlandais, perd soudain son emploi ? Il faut, sans doute, beaucoup de dignité, de respect, mais également d’excellents comédiens et un réalisateur aussi plein de délicatesse que fin psychologue. C’est le cas de Jarmo Lampela, dont le premier film, La Rivière, fut consacré meilleur film finlandais de 2001.

Lovers and Leavers (Kuutamolla)

Posted by admin On décembre - 19 - 2008

Lovers and Leavers (Kuutamolla)
d’Aku Louhimies
avec Minna Haapkylä, Peter Franzén, Anna-Leena Härkönen, Laura Malmivaara, Matti Ristinen
(2002 – 1 h 57 – 35 mm – couleur)

Pour Iris, passionnée de cinéma, l’amour doit être plus grand que la vie, “bigger than life”. Mais qui, à ses yeux, aurait la séduction d’un Marlon Brando (comme dans Sur les Quais), le raffinement d’un Cary Grant (comme dans La Dame du vendredi), la folie d’un Robert de Niro (comme dans Taxi Driver) ou le charme d’un Tauno Palo (comme dans La Valse du vagabond) ? Marko ? Sami ? Ou bien un autre ?…

Dans le dossier de presse, le réalisateur Aku Louhimies écrit :
« L’amour, ce sont des choix : je voulais faire un film sur l’amour car c’est un sujet fondamental.
L’amour est unique : l’investissement de la société de production dans la bande-son du film était exceptionnel pour la Finlande. Lorsque j’ai commencé le projet, je n’aurais jamais crû que dans le film terminé on puisse entendre Neil Young, Kent, Briskeby, Patsy Kline et d’autres classiques.
L’amour, ce sont des traditions : je voulais faire un film qui rende hommage aux comédies romantiques des grands studios finlandais. En même temps, je voulais montrer le Helsinki d’aujourd’hui dans tout ce qu’il y a de beau et de disgracieux.
All you need is love : l’amour est essentiel. Mais qu’est-ce que l’amour ? On peut fuir ses problèmes dans les salles obscures, mais la vraie vie n’est pas aussi simple qu’au cinéma”.

Aller simple pour Mombassa (Menolippu Mombasaan)

Posted by admin On décembre - 19 - 2008

Aller simple pour Mombassa (Menolippu Mombasaan)
de Hannu Tuomainen
avec Antti Tarvainen, Joonas Saartamo, Johanna Rönnlöf
(2002 – 1 h 28 – 35 mm – couleur)

Pete, 17 ans, guitariste dans un groupe de rock, perd connaissance au milieu d’un concert. Le diagnostic est sévère : il souffre d’un cancer. À l’hôpital, Pete partage sa chambre avec Jusa, un garçon de son âge qui souffre du même mal, avec qui il décide de s’enfuir. Jusa veut voir avant sa mort les plages de Mombassa, lieu mythique dont parle une chanson de son enfance, et Pete veut retrouver Kata, son amour d’adolescence…

Me and Morrison (Minä ja Morrison)

Posted by admin On décembre - 19 - 2008

Me and Morrison (Minä ja Morrison)
de Lenka Hellstedt
avec Irina Björklund, Samuli Edelmann, Roope Karisto, Eva Röse, Titta Jokinen
(2001 – 1 h 30 – 35 mm – couleur)

Milla n’a jamais aimé les études, le travail ou, plus généralement, les responsabilités qui sont le lot de l’âge adulte. Elle préfère faire la fête et rêver d’une plus belle vie, ailleurs, loin de la Finlande. Un soir, elle rencontre Aki, un père célibataire qui, lui aussi, après un passé tumultueux, veut changer d’horizon. Mais la passion pour Milla de ce trentenaire ne pourra le libérer des fantômes de son passé…

Dans le dossier de presse de Me and Morrison, le premier long métrage de Lenka Hellstedt, née en 1969, la réalisatrice explique comment elle a construit les deux personnages principaux du film : “Je ne pratique pas les conversations philosophiques avec les acteurs, je cherche à relever des détails concrets qui correspondent aux personnages et qui les caractérisent. Pour Milla (Irina Björklund), l’accent était mis sur ses habitudes, ses goûts et son apparence physique. Irina et moi avons tenté de comprendre comment Milla pourrait réagir dans différentes situations. Avec Samuli Edelmann, nous avons cherché à construire le passé d’Aki dont le film ne révélera pas grand-chose. Nous avons imaginé qu’Aki est un ancien boxeur qui a quitté l’école trop tôt et qui, à défaut de connaître le succès, s’est aventuré sur un chemin glissant. Petit à petit, il perd pied…” Me and Morrison, produit par Solar Films, est le deuxième volet d’une trilogie sur la jeunesse commencée avec Les Instables d’Aku Louhimies.

Bad Luck Love (Bad Luck Love)

Posted by admin On décembre - 19 - 2008

Bad Luck Love (Bad Luck Love)
d’Olli Saarela
avec Jorma Tommila, Tommi Eronen, Maria Järvenhelmi
(2000 – 1 h 30 – 35 mm – couleur)

Ali vit avec sa petite amie Inka et son frère Pulu dans la banlieue de Helsinki. Leur vie se résume aux sports de combats et à de petits larcins. À la suite d’une crise de jalousie qui le conduit à tuer un homme, Ali est incarcéré. Il est libéré quelques années plus tard, déterminé à prendre sa vie en main et à s’occuper de son fils, né pendant sa détention. Il décide d’affronter ses problèmes et de construire une nouvelle vie avec Inka et leur enfant. Mais les ennuis le poursuivent : son frère prend le chemin qu’il a suivi autrefois…

“Bad Luck Love, écrit Helena Ylänen, critique au quotidien Helsingin Sanomat, n’est pas le film que l’on croit. Il ne s’agit pas d’un film sur la guerre entre des bandes de jeunes dans les quartiers Est de Helsinki. Il ne s’agit pas d’un film sur la banlieue, les jeunes qui y vivent ou sur Helsinki. Il ne s’agit probablement même pas d’un film sur la Finlande. Réalisé dans le quartier de Kontula, il s’agit d’un drame sur le destin de deux frères dont l’un est sauvé tandis que l’autre se noie dans la mer écarlate qu’eux deux, et leurs semblables, ont laissée se former par la vengeance et par le sang. Bad Luck Love est une tragédie où l’homme ne peut échapper à ses pulsions archaïques que par la grâce divine. Le film est comme l’œil du cyclone. La bande-son est saturée de musiques et de cris, les images semblent déborder du cadre, et pourtant, en son cœur règne une paix étrange. Il doit en être ainsi lorsque l’on décrit la lente transformation d’un être qui se libère du poids de son hérédité.”

Gravé dans le marbre (Nimed marmortahvlil)

Posted by admin On décembre - 19 - 2008

Gravé dans le marbre (Nimed marmortahvlil)
d’Elmo Nüganen
avec Argo Aadli, Ott Aardam, Peter Franzén, Karol Kuntsel, Hele Kõre, Alo Kõrve, Anti Reinthal, Ott Sepp, Mart Toome et Priit Võigemast
(Estonie / Finlande – 2002 – 1 h 35 – 35 mm – couleur)

1918. L’Europe voit naître un nouvel État souverain : la République d’Estonie. Il reste désormais à protéger cette indépendance jeune et fragile. Les écoliers entrent aussi dans le combat contre l’Armée Rouge aux côtés des soldats. Mais la liberté a un prix qu’il faut payer. Quelle sera la récompense pour ceux qui s’en sont acquittés? L’amour? La patrie? Ou seulement un nom gravé dans le marbre ?…

Gravé dans le marbre, d’après l’œuvre homonyme d’Albert Kivikas (1898-1978), est le récit passionnant de lycéens qui ont combattu pour l’indépendance de leur pays et pour leurs idéaux. L’histoire de ces soldats en herbe témoigne également de la manière dont un pays se forge sa propre identité. Gravé dans le marbre a battu tous les records dès sa sortie : on estime qu’environ 80% des Estoniens l’ont vu. Son succès ne s’est d’ailleurs pas limité à son pays : c’est le film estonien qui a connu la plus grande audience de tous les temps en Finlande, pays dont est originaire le désormais célèbre acteur de cinéma Peter Franzén, qui y tient l’un des premiers rôles.

La Rédemption (Lunastus)

Posted by admin On décembre - 19 - 2008

La Rédemption (Lunastus)
d’Olli Saarela
avec Kari Heiskanen, Jussi Lehtonen, Jussi Puhakka
(1997 – 1 h 12 – 35 mm – couleur)

Dans l’école d’un petit village, à l’Est de la Finlande, pendant la guerre civile, au printemps 1918. Le prêtre est aussi instituteur. Les habitants vivent dans la violence et la confusion. Malgré tout, le prêtre continue à enseigner pour sauver les enfants du chaos. Il assiste à tant de violences que sa propre foi commence à faiblir. Peut-il rester en dehors de la guerre qui oppose les blancs aux rouges alors que son propre frère est un “blanc”, officier de l’armée ?…

Dans sa note d’intention, publiée à la sortie de la Rédemption, Olli Saarela, né en 1965, écrit : “En Finlande, les événements de l’année 1918 constituent l’une des rares périodes où les individus se sont laissés entraînés dans la violence sans aucun contrôle sur la situation. La guerre est toujours une tragédie dictée par l’inconscience et la tyrannie où règne la logique du hasard. Et c’est paradoxalement la guerre civile, quel que soit le lieu où elle se déroule, qui crée les conditions dans lesquelles même les plus innocents et les plus vulnérables, sont soumis à cet ordre déréglé du monde où dominent l’incertitude et la peur. La Rédemption montre la condition humaine de ceux qui vivent dans le désarroi et la dignité, mais aussi leur barbarie, en révélant la férocité qui les habite. C’est un film à propos d’un homme qui se distingue des autres par la force de ses convictions, cette force lui permettant de rester à l’écart de la tempête jusqu’au moment où il doit faire face à la bête qui se cache en lui et le ronge.”

Aapo (Aapo)

Posted by admin On décembre - 19 - 2008

Aapo (Aapo)
de Tero Jartti, d’après une nouvelle de Runar Schildt
avec Taisto Reimaluoto, Martti Suosalo, Esko Nikkari
(1994 – 52 min – 35 mm – couleur)

1917. Malgré le mécontentement social croissant, la vie continue dans une grande exploitation agricole. Pour l’anniversaire de son fils, le propriétaire de l’exploitation offre un cadeau exotique, un âne. Passé l’intérêt de l’enfant pour l’étrange animal, Jolly Boy est confié à Aapo, un ouvrier agricole un peu simple d’esprit. Aapo est profondément humilié car les vrais ouvriers travaillent avec un cheval. Il décide de partir mais Räsänen, activiste socialiste, le persuade de rester. Pendant l’hiver 1918, le mécontentement de la classe ouvrière et la révolution russe provoquent un énorme bouleversement dans une Finlande récemment indépendante. Les forces russes envahissent le domaine…

Les films sur la guerre sont la plupart du temps des fresques historiques avec de très gros moyens (Autant en emporte le vent, Apocalypse Now, Voyage au bout de l’enfer ou encore Le Soldat inconnu, pour citer un film finlandais). Les désastres de la guerre, la souffrance qu’elle engendre – dans le camp des vaincus comme dans celui des vainqueurs – impliquent souvent le grand format ou le cinémascope. Pourtant, Aapo, le moyen métrage de Tero Jartti, avec ses 52 minutes tournées en format ordinaire, est un film bouleversant sur la guerre. Tout y est : la violence, la brutalité, l’absurdité du monde et la vanité des hommes.

Blue Corner (Haaveiden kehä)

Posted by admin On décembre - 19 - 2008

Blue Corner (Haaveiden kehä)
de Matti Ijäs
avec Sulevi Peltola, Petteri Summanen, Mikko Alanko, Antti Litja, Rea Mauranen
(2002 – 1 h 31 – 35 mm – couleur)

PK est un homme de 60 ans qui ne vit que pour ses deux fils, boxeurs tous les deux. Sa solitude prend racine dans un passé dont il ne parle jamais…

Dans un entretien, réalisé par Pascal Sennequier et Laurent Mathieu lors du Festival du cinéma nordique de Rouen, Matti Ijäs dit à propos du passé qui constitue l’un des thèmes essentiels de son cinéma : « Pour moi, le passé est ce qu’il y a de plus constant dans la vie. Certains cherchent à l’oublier ou à le cacher, mais ils deviennent alors prisonniers de cet oubli. Pour d’autres, le passé se transforme en un destin, à travers le voile duquel ils regardent le monde défiler. Ceux-là perdent le contact avec la vie de tous les jours. Nous sommes tous rongés par le besoin de revivre notre passé. Il contient nos expériences et c’est encore à travers lui que nous mesurons l’avenir. » Pour Helena Ylänen, critique de cinéma au quotidien finlandais Helsingin Sanomat, Blue Corner est l’un des meilleurs films de Matti Ijäs : « Blue Corner est un film à la fois comique et voluptueux, une tragi-comédie douloureuse et pleine de richesse à propos d’une famille qui ne vit que pour la boxe. C’est une histoire insolente, ponctuée par de cruelles méprises, tempérée par des dialogues extraordinaires, un verbe mordant et de grands rôles portés par des comédiens saisissants. »

Entre deux mondes (Sokkotanssi)

Posted by admin On décembre - 19 - 2008

Entre deux mondes (Sokkotanssi)
de Matti Ijäs
avec Walter Gröhn, Mikko Vanhala, Martti Suosalo
(1999 – 1 h 25 – 35 mm – couleur)

La Finlande au début des années 1960. Jontti a neuf ans et la tête pleine de questions : combien pèse l’âme d’un homme ? Est-ce qu’il y a des trams en enfer ? Y a-t-il une vie sur d’autres planètes ? Jontti mange des vers luisants parce qu’il veut briller. Tout va changer quand Länki, un garçon de son âge, s’installe dans le voisinage…

« Ijäs, écrit Lauri Timonen dans les Cahiers du cinéma, est un maître de l’absurde, une sorte de Fellini finlandais capable de restituer les détails les plus sensibles de certaines situations en des séquences incroyablement drôles, presque parodiques. Le petit garçon d’Entre deux mondes, par exemple, grandit dans une communauté qui rappelle Amarcord. Chargé d’aller chercher son père chez sa maîtresse pour le ramener à la maison, il l’observe s’empêtrer dans un arbre en tentant de fuir par la fenêtre. Imperceptiblement, les places père/fils s’inversent en un “retour à l’enfance” coutumier des vieillards d’Ijäs. La condescendance, voire le manque de respect qu’ils subissent dans la sphère sociale leur insufflent une énergie juvénile et réveille leurs penchants anarchiques. » Entre deux mondes est l’histoire poignante et drôle d’une amitié entre deux garçons à la recherche de leur père et qui découvrent le monde des adultes.

Räpsy et Dolly (Räpsy ja Dolly)

Posted by admin On décembre - 19 - 2008

Räpsy et Dolly (Räpsy ja Dolly)
de Matti Ijäs
avec Matti Pellonpää, Raija Paalanen
(1990 – 1 h 30 – 35 mm – couleur)

Räpsy, un marginal qui vit de larcins et de magouilles, rencontre, un soir de solitude, dans un bar sordide, Dolly, une ancienne danseuse qui survit grâce à ses souvenirs et à l’alcool. Elle rêve malgré tout d’un avenir meilleur et tente en vain de convaincre Räpsy de changer de vie…

Dans l’Atlas du cinéma publié cette année par les Cahiers du cinéma, Lauri Timonen, le rédacteur en chef de la revue de cinéma finlandaise Filmihullu, écrit à propos de Matti Ijäs : « Matti Ijäs, né en 1950, est l’un des auteurs-réalisateurs les plus respectés de Finlande. Sa carrière s’ancre dans une solide expérience de la fiction télévisée, mais il a aussi réalisé des films, dont le plus réussi est peut-être Räpsy et Dolly. Anti-épique, il compare ses scénarios à des nouvelles : “Mes films sont de petites anecdotes, des histoires simples. Ça commence par un homme qui perd son portefeuille dans les toilettes d’un train”. Exceptionnel directeur d’acteurs, Ijäs affirme : “L’acteur doit surpasser le réalisateur, qui, lui, doit juste montrer des pistes ; après c’est à l’acteur de danser. Exercer trop de pression sur eux n’aboutit à rien.” » Le regretté Matti Pellonpää, consacré meilleur acteur européen en 1992, montre, une fois encore, dans Räpsy et Dolly toute la grandeur de son talent. Il obtint, à juste titre, le “Jussi” du meilleur comédien finlandais.

Marbre blanc (Pala valkoista marmoria)

Posted by admin On décembre - 19 - 2008

Marbre blanc (Pala valkoista marmoria)
téléfilm de Matti Ijäs
avec Lasse Pöysti, Eeva-Kaarina Volanen
(1998 – 1 h 03 – Beta – couleur)

Dans un centre de rééducation, pendant la soirée donnée pour ses 75 ans, Ossi disparaît soudainement. Sous un faux nom, il prend une chambre d’hôtel, achète un billet de train et part loin dans le Nord pour réaliser le rêve de tout un chacun : devenir un autre…

Le Festival du cinéma nordique de Rouen consacra cette année une rétrospective à Matti Ijäs. Dans le Quotidien du Festival, le critique de cinéma Pascal Sennequier écrit : « Matti Ijäs fait partie de ces artistes qui, loin de suivre une ligne directrice, s’essayent volontiers à des genres différents. Ainsi, en marge de son travail plus officiellement auteuriste, Matti Ijäs n’a-t-il pas dédaigné réaliser de nombreux films pour la télévision. Marbre blanc s’attache aux états d’âme d’un homme vieillissant. Ossi Ahmala, despotique, désagréable, s’enfuit de la morne maison de retraite où l’attend, aux côtés de sa femme sénile, une vie de grabataire, et parcourt, en solitaire les routes de la Finlande, s’amusant à emprunter diverses identités. Ses déambulations sont ponctuées par des rencontres anodines, à travers lesquelles, se dévoile progressivement la conscience fragile du personnage. Celui-ci, haut en couleur, est servi par l’acteur non moins exubérant Lasse Pöysti, immensément populaire dans son pays. » Dans Marbre blanc, Matti Ijäs offrit un rôle superbe à Eeva-Kaarina Volanen, grande dame du cinéma et du théâtre finlandais, disparue en 1999.

Zombie et le train fantôme (Zombie ja kummitusjuna)

Posted by admin On décembre - 19 - 2008

Zombie et le train fantôme (Zombie ja kummitusjuna)
de Mika Kaurismäki
avec Silu Seppälä, Marjo Leinonen, Matti Pellonpää, Vieno Saaristo
(1991 – 1 h 28 – 35 mm – couleur)

Les yeux cernés, les traits tirés, Zombie se réveille sur un banc de pierre à Istanbul. L’aube à peine levée, il va boire son premier verre de raki de la journée. Tout a commencé à Helsinki, quelques mois plus tôt. Un soir d’errance, Zombie rencontre “The Ghost Train”, un groupe de rock en tournée avec ses musiciens énigmatiques, toujours sur un coup mais que personne n’a jamais entendu jouer…

Des flocons de neige qui tombent lentement sur la capitale finlandaise ; Istanbul et ses ruelles sinueuses transies par le froid ; des vapeurs d’alcool ; un autocar qui conduit le groupe “The Ghost Train” et qui semble tourner en rond, Zombie et le train fantôme, le neuvième long métrage de Mika Kaurismäki, exerce sur le spectateur un étonnant effet de fascination. Commençant comme un road-movie classique – genre cinématographique que Mika Kaurismäki affectionne tout particulièrement – Zombie et le train fantôme se transforme progressivement en un superbe film fantastique. Avec Zombie, un bassiste talentueux, interprété à l’écran par un musicien, le très impressionnant Silu Seppälä (pour ce rôle, il obtint le “Jussi”, l’Oscar finlandais du meilleur comédien ainsi que le prix de la meilleure interprétation masculine au Festival de San Sebastian), le spectateur quitte peu à peu le monde qu’il connaît pour glisser dans un univers peuplé d’apparitions et d’ombres. Pour ce film, Mika Kaurismäki reçut le “Jussi” du meilleur réalisateur tandis que le chef opérateur Olli Varja fut récompensé pour la meilleure image.

Rosso (Rosso)

Posted by admin On décembre - 19 - 2008

Rosso (Rosso)
de Mika Kaurismäki
avec Kari Väänänen, Martti Syrjä, Leena Harjupatana, Mirja Oksanen
(1985 – 1 h 17 – 35 mm – couleur)

Giancarlo Rosso, un mafioso italien, est envoyé en Finlande pour une mission dont il ignore le contenu. À son arrivée à Helsinki, il comprend qu’il doit assassiner Marja, son ancienne compagne…

Dans son ouvrage Nuages dans le paradis, consacré au cinéma finlandais, l’historien Peter von Bagh rappelle la distinction que les critiques français ont parfois opérée entre Aki et Mika Kaurismäki : Aki, le cadet, serait un auteur et son frère aîné, Mika, un metteur en scène. Peter von Bagh précise : « Des deux frères Kaurismäki partis à la conquête du monde, Mika, né en 1955, est le plus expansif, un professionnel avec quelque chose de hollywoodien au sens positif du terme. Il fait partie des derniers narrateurs traditionnels du cinéma finlandais. Mika Kaurismäki joue sur l’image, peint les milieux, le petit devient spectaculaire et le grand conserve son essence humaine et son intimité : la nature de l’Amazone, la plaine ostrobotnienne sous les inondations, les rues d’Istanbul et leurs bazars, le vieux quartier ouvrier de Pispala à Tampere, sans parler des petits bistrots et autres stations-service constituant la “Finlande kaurismäkienne” ». Rosso est l’un des plus beaux films de Mika Kaurismäki, porté par deux comédiens d’exception, Kari Väänänen et Martti Syrjä, chanteur charismatique du groupe de rock Eppu Normaali qui a marqué la scène musicale finlandaise des années 1970 et 1980.

Les Instables (Levottomat)

Posted by admin On décembre - 19 - 2008

Les Instables (Levottomat)
d’Aku Louhimies
avec Mikko Nousiainen, Petteri Summanen, Valtteri Roiha, Irina Björklund, Laura Malmivaara, Matleena Kuusniemi, Samuli Edelmann, Vilma Melasniemi
(2000, 1 h 50, couleurs)

Ari, médecin ambulancier, a tout pour lui : jeunesse, argent, amour. Et pourtant, rien ne le touche, ni les charmes de ses multiples conquêtes, ni les drames dont il est témoin du fait de sa profession. Malgré sa rencontre avec Tiina, une belle étudiante, il refuse de s’engager, de peur de la faire souffrir. Mais quand il fait la connaissance des amis de Tiina, il commence à évoluer et ses choix finiront par bouleverser la vie de chacun…

Olympian Holiday (Loma)

Posted by admin On décembre - 19 - 2008

Olympian Holiday (Loma)
de Risto Jarva
avec Antti Litja, Tuula Nyman, Eija Pokkinen, Jukka Sipilä
(1976, 1 h 53, 35 mm, couleurs)

Un employé de banque, Aimo Niemi, se prépare à partir aux Jeux olympiques d’Innsbruck. Il a tout payé d’avance : les billets d’avion, l’hôtel et la pension complète, pour ne pas voyager avec trop d’argent en poche. Mais à l’aéroport, Aimo se retrouve accidentellement avec la carte d’embarquement d’une certaine Mme Niemi. Ce n’est que dans l’avion qu’il se rend compte qu’il est en route pour Rhodes. Que faire avec des skis, un pull, un bonnet et des moufles quand il fait 40° à l’ombre ? Sans un centime, il ne lui reste plus que la valise de Mme Niemi, car la sienne a été envoyée à Innsbruck, et la légendaire débrouillardise des Finlandais, autrement dit le « sisu ».

Il n’y a rien de plus profondément finlandais, dit-on, qu’un Finlandais à l’étranger. Surtout s’il est parti avec ses provisions et ses préjugés pour une destination touristique où l’on parle – de préférence – le finnois. C’est ce postulat de départ, auquel le cinéaste rajoute la simple méprise, qui a permis à Risto Jarva de réaliser l’une des comédies les plus désopilantes du cinéma finlandais. Les gags et les quiproquos s’enchaînent à un rythme effréné, portés par deux comédiens d’exception : Antti Litja et Tuula Nyman. Olympian Holiday a été le plus gros succès du box-office finlandais de 1976, avec plus de 500 000 spectateurs.

Les vacances de Monsieur Hulot

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sept-2-2010 I Comments Off

Mon oncle

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Jour de fête

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Jacques Tati - Courts métrages (1)

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Playtime

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Trafic

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Parade

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Jacques Tati - Courts métrages (2)

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Festival international du film Espoo Ciné

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août-24-2010 I Comments Off

Entretien avec Jean-Baptiste Garnero

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mar-23-2010 I Comments Off

Entretien avec Nicolas Philibert

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fév-5-2010 I Comments Off

KONSERTTI / LE CONCERT (sortie le 27.11)

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déc-14-2009 I Comments Off

THOMAS (sortie le 20.11)

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LOOKING FOR ERIC (sortie le 13.11)

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PARANORMAL ACTIVITY (sortie le 13.11)

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MICHAEL JACKSON’S THIS IS IT (sortie le 28.10)

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ILMIANTAJA! / THE INFORMANT! (sortie le 23.10)

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WHATEVER WORKS (sortie le 23.10)

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PIHALLA (sortie le 23.10)

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Entretien avec Philippe Claudel

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août-16-2009 I Comments Off

PARIS 36 / FAUBOURG 36 (sortie le 17.7)

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KAIKEN SE KESTÄÄ / POUR ELLE (sortie le 3.7)

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RAJATTU MAA / CROSSING OVER (sortie le 3.7)

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THE HAUNTING IN CONNECTICUT (sortie le 26.6)

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KAUHEA KANKKUNEN / THE HANGOVER (sortie le 24.6)

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TIETO / KNOWING (sortie le 21.6)

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