Avec Mélanie Laurent, Aleksei Guskov,Dimitry Nazarov,
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A l’époque de Brejnev, le chef d’orchestre du Bolchoï avait été licencié parce qu’il avait refusé de se séparer de ses musiciens juifs. Trente ans plus tard, il y travaille toujours mais… comme homme de ménage. Profitant d’une invitation adressée par fax au Bolchoï de jouer au Châtelet, il réunit ses anciens musiciens qu’il emmène à Paris en se faisant passer pour le Bolchoï. Farce lyrico-burlesque très mal orchestrée qui manque, pour le moins dans cette partition, de doigté et de mesure. Les quiproquos s’enchaînent à un rythme d’enfer jusqu’à ce que l’ancien chef du Bolchoï dirige le fameux concerto de Tchaïkovski avec la célèbre violoniste française. Le tout est tellement prévisible, lourdingue et clichetonneux - clichés sur les Russes, les Juifs, sur Paris, Tchaïkovski - qu’on se lasse vite et qu’on a, qui plus est, du mal à supporter les Russes, braillards et ivrognes, à peine débarqués à Paris. Ne parlons pas des acteurs qui surjouent et qui hurlent en permanence, et passons sous silence l’absence de scénario et de mise en scène. Bouffonnerie croquignolesque, voire même grand-guignolesque. Il n’y a plus qu’à fermer les yeux et se laisser porter par la musique. Aline Vannier-Sihvola |
‘Filmo’
KONSERTTI / LE CONCERT (sortie le 27.11)
THOMAS (sortie le 20.11)
Avec Lasse Pöysti,
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Thomas, octogénaire solitaire et austère, retiré du monde, vit dans son petit appartement entre rez-de-chaussée et sous-sol et n’a du monde extérieur que ce que la petite lucarne d’un soupirail lui laisse entrevoir juché sur une caisse. Un jour, alors qu’il se promène dans un parc, il fait une rencontre inattendue qui va lui permettre de retrouver un sens à sa vie, peut-être même la paix avec lui-même. Thomas est un conte du temps qui passe, de la vieillesse, de la solitude. Magnifiquement interprété par Lasse Pöysti qui, avec une économie de moyens qui n’a d’égale que son talent, sa stature et sa force d’expression tranquille, nous fait découvrir les tourments d’un passé enserrés sous le masque. Aline Vannier-Sihvola |
LOOKING FOR ERIC (sortie le 13.11)
Avec Steve Evets, Stephanie Bishop,
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Eric Bishop, postier à Manchester, traverse une mauvaise passe et est au bord de la dépression. Il interpellera son idole, Eric Cantona, et, au gré de rencontres fantasmées, dialoguera avec le “King”, le seul à pouvoir l’aider - croit-il - à reprendre sa vie en mains Magnifique rencontre entre un fan et son idole, ce film véhicule beaucoup d’humour et d’humanité qui ont le mérite de nous faire rire et de nous émouvoir. Sur fond de comédie sociale et de drame, les acteurs, époustouflants de naturel, nous séduisent par leur sincérité. Eric Cantona, notamment, est irrésistible de drôlerie avec ses proverbes philosophiques à l’emporte-pièce rehaussés d’un accent bien frenchy. Aline Vannier-Sihvola |
PARANORMAL ACTIVITY (sortie le 13.11)
Avec Katie Featherston, Micah Sloat
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Un jeune couple installe une vidéo-surveillance dans leur nouvelle maison qu’ils croient hantée. Ainsi ils se filment pendant leur sommeil, convaincus qu’il se passe des choses étranges, et visionnent le matin les enregistrements de phénomènes inquiétants qui ne font que décupler leur angoisse Dans la veine du Blair Witch Project, ce film d’horreur à petit budget réalisé avec une caméra vidéo nous fera à peine frissonner. Si le début est prometteur, les scènes deviennent vite répétitives - qui une porte qui claque, qui un parquet qui grince ou une lumière qui s’allume -, et les rares moments susceptibles de nous faire peur sont assez (pré)visibles… notamment la scène finale qui se voulait, malheureusement, un climax ! Epouvante en chambre filmée la plupart du temps en plan fixe, genre télé-réalité, ce film n’a de terrifiant que sa banalité. Aline Vannier-Sihvola |
MICHAEL JACKSON’S THIS IS IT (sortie le 28.10)
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Un film documentaire uniquement composé d’images des dernières répétitions du concert/spectacle que devait donner Michael Jackson, et essentiellement concentré sur l’artiste au travail. Ce film est un véritable hommage à l’artiste. Contre toute attente, on découvre un Michael Jackson en pleine possession de ses moyens, dans une forme stupéfiante. Ses qualités de danseur sont au top niveau, et on se dit que le spectacle aurait été vraiment réussi ; on est soi-même transporté d’enthousiasme. Le réalisateur n’a retenu que les séances de travail, et la mise en scène est efficace : on voit surtout l’artiste danser, très peu parler si ce n’est pour donner quelques conseils ou rectifier un détail. On découvre un Michael Jackson perfectionniste, exigeant mais d’une très grande gentillesse et humilité. Fan ou pas, ce film n’en reste pas moins émouvant. Il a tiré sa révérence avec le talent qui était le sien. Salut l’artiste ! Aline Vannier-Sihvola |
ILMIANTAJA! / THE INFORMANT! (sortie le 23.10)
Avec Matt Demon,
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Un cadre de l’industrie agro-alimentaire, Mark Whitacre (Matt Demon), décide subitement de dénoncer au FBI les pratiques illicites de sa société pour devenir le chevalier blanc du consommateur. Justicier ? Affabulateur ? Dupe ? Manipulateur ? Le mystère restera entier jusqu’à la fin du film d’autant que l’intrigue, très confuse, et le personnage, d’une complexité incroyable, ne nous aident guère à comprendre ce qui se passe. Ce qui aurait dû être jubilatoire, captivant, au bout d’un moment ennuie. Il faut, tout de même, saluer la performance de Matt Demon, métamorphosé physiquement (il a pris 15 kilos pour jouer le rôle !), qui porte le film à bout de bras. Aline Vannier-Sihvola |
WHATEVER WORKS (sortie le 23.10)
Avec Larry David,
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Boris Yellnikoff est un génie de la physique qui a tout raté. Il vit seul jusqu’au jour où Melody, une jeune fugueuse, entre dans sa vie. Après une période de cohabitation plus ou moins réussie où, bon gré mal gré, le cynisme de l’un s’accommode de la joie de vivre de l’autre, ce couple improbable va, contre toute attente, se marier… Woody, le retour. Après un passage prolongé à Londres où il a réalisé pas moins de trois films et, dernièrement, un détour par l’Espagne avec Vicky Cristina Barcelona, Woody Allen retrouve sa ville de prédilection, New York, pour y tourner une comédie. On attendait un nouveau Woody après son escapade européenne. Las ! Le même plat nous est resservi pour la énième fois, avec, dans le rôle principal, Larry David qui incarne avec une jubilation non feinte Boris Yellnikof : un vieux juif new-yorkais excentrique et névrosé. L’alter-ego de Woody Allen, en somme. Le tout sur le même mode d’interpellation du spectateur, qui doit subir les éructations cyniques de ce vieux grincheux pendant une heure et demie. Bavard, trop bavard… saoulant même ! Whatever worked (if it worked?)… doesn’t work anymore! Aline Vannier-Sihvola |
PIHALLA (sortie le 23.10)
Avec Sibel Kekilli,
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L’adaptation quelque peu difficile d’une jeune femme allemande, mariée avec bébé, dans une ville de province finlandaise. |
NAISEN KIVITYS / THE STONING OF SORAYA M. (sortie le 16.10)
Avec Shohreh Aghdashloo, Jim Caviezel,
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Le destin terrible de Soraya M., Iranienne, lapidée en Iran pour un crime qu’elle n’a pas commis. Histoire vraie basée sur le livre éponyme de Freidoune Sahebjam, journaliste franco-iranien. En 1986, Soraya M., accusée d’adultère par son mari qui cherche à se débarrasser d’elle pour épouser une fille de 14 ans, subit le châtiment prévu par la loi islamique : la lapidation. Un film bouleversant, accablant, magnifiquement interprété, notamment par les deux rôles féminins principaux. Toutefois, la scène de lapidation finale, interminable, est à la limite du soutenable après pratiquement deux heures sous tension, et nous rappelle un autre châtiment public – également insupportable jusqu’à la nausée –, celui de Jésus dans The Passion of the Christ, de Mel Gibson. S’en étonnera-t-on quand on apprend que Jim Caviezel, interprète du journaliste dans The Stoning of Soraya M., n’est autre que Jésus dans The Passion of the Christ, et que Steve McEveety est également présent dans les deux films en tant que producteur. Cette lapidation finale qui ne nous épargne aucun détail dans la cruauté et l’horreur de son exécution est sans doute un mal nécessaire pour nous rappeler que la barbarie a malheureusement encore visage humain dans certains pays. Aline Vannier-Sihvola |
PELIMIEHEN PAINAJAINEN / THE GHOSTS OF THE GIRLFRIENDS PAST (sortie le 24.7)
Mark Waters, 2009 |
Un célibataire convaincu, collectionneur de succès féminins retourne dans la demeure familiale pour assister au mariage de son frère.
Comédie romantique sans charme et sans humour, THE GHOSTS OF THE GIRLFRIENDS PAST se contente de présenter quelques personnages insupportables dans des situations ridicules. Seul Michael Douglas, dans ce qui pourrait bien être une caricature de lui-même, sort son épingle d’un bien triste jeu dans lequel on aimerait que les véritables fantômes soient les spectateurs. Edmond de Saint-Pierre |
PARIS 36 / FAUBOURG 36 (sortie le 17.7)
Christophe Barratier, 2009 Avec Gérard Jugnot, Clovis Cornillac, Kad Merad, Nora Arnezeder |
Dans un Paris d’opérette, Christophe Barratier fait revivre tout le cinéma français des années 30.
Léon Blum, le Front Populaire, les congés payés en toile de fond, sur la scène une belle équipe qui veut à tout prix faire survivre un cabaret et dans la salle des spectateurs plutôt satisfait de ce spectacle d’un spectacle dans l’histoire. En effet, FAUBOURG 36 se présente ostensiblement comme le spectacle d’un spectacle ; et c’est la raison pour laquelle son Paris d’opérette et ses personnages fantasmés non seulement ne dérangent pas mais, en fait, s’imposent. Edmond de Saint-Pierre |
KAIKEN SE KESTÄÄ / POUR ELLE (sortie le 3.7)
Fred Cavayé, 2008 Avec Vincent Lindon, Diane Kruger |
Condamnée à 20 ans de prison pour un meutre dont elle se dit innocente, une femme va obliger son mari à prendre des décisions radicales. Se situant à la croisée de la chronique sociale, du film policier et du thriller, POUR ELLE, même s’il manque peut-être un peu de relief, n’ennuie pas, car jamais le spectateur n’est sûr de la route qu’il va emprunter. C’est donc à un drôle d’endroit, entre réalisme et héroïsme, (un peu aussi entre télé et cinéma) que Fred Cavayé a décidé de situer un premier film plutôt réussi. Edmond de Saint-Pierre |
RAJATTU MAA / CROSSING OVER (sortie le 3.7)
Wayne Kramer, 2009 Avec Harrison Ford, Ray Liotta, Ashley Judd, Summer Bishil |
Difficile de ne pas comparer CROSSING OVER à CRASH. L’un traite des problèmes d’immigration aux États-Unis, l’autre du racisme à Los Angeles et surtout les deux films partagent le même procédé narratif : film choral dans lequel plusieurs personnages se croisent ou se frôlent. Malheureusement pour le premier, la comparaison s’arrête là. CRASH m’a fait pleurer, CROSSING OVER m’a fait rire. Dans le film de Wayne Kramer, aussi bien les personnages que les situations ne semblent exister que pour les besoins de la narration. A aucun moment on ne retrouve l’authenticité de CRASH qui, en résistant à l’artificialité de la narration ne s’en trouvait que plus convaincante. Cependant, du point de vue de l’information, il est très intéressant à l’heure où en France on parle beaucoup des centres de détentions de Calais et du film de Philippe Lioret WELCOME, de découvrir la brigade ICE (immigation and customs enforcement) et les centres de détention états-uniens. Edmond de Saint-Pierre |
THE HAUNTING IN CONNECTICUT (sortie le 26.6)
Peter Cornwell, 2009 Avec Virginia Madsen, Elias Koteas, Amanda Crew, Kyle Gallner, Martin Donovan |
Film fantastique inspiré d’une histoire vraie (rien que ça, c’est agaçant, qu’est-ce qui n’est pas inspié d’une histoire vraie ?) THE HAUNTING IN CONNECTICUT est un bien pauvre spectacle de maison hantée qui ressemble à un tour de train fantome médiocre.
On a déjà vu tout ça et en beaucoup mieux. Edmond de Saint-Pierre |
KAUHEA KANKKUNEN / THE HANGOVER (sortie le 24.6)
Todd Phillips, 2009 Avec Bradley Cooper, Ed Helms, Zach Galifianakis, Justin Bartha, Heather Graham |
Un groupe de 4 amis vont enterrer la vie de garçon de l’un d’entre eux à Las Vegas. On assiste alors à un croisement endiablé et enthousiasmant de VERY BAD THINGS et KNOCKED UP. Souvent aussi drôle et aussi cru qu’un film de Judd Apatow, THE HANGOVER bénéficie en plus d’une intrigue en forme de mystère dans lequel chaque révélation complique davantage une situation déjà passablement embrouillée et permet au spectateur de ne jamais lâcher le film même quand l’humour s’égare dans les vastes plaines du politiquement incorrect. Edmond de Saint-Pierre |
TIETO / KNOWING (sortie le 21.6)
Alex Proyas, 2009 Avec Nicolas Cage, Rose Byrne, Chandler Canterbury, Lara Robinson |
KNOWING commence comme un film de science-fiction, se poursuit en film catastrophe d’une ampleur inédite et se termine malheureusement en expérience mystique un peu bébête. Ceci dit, la radicalité et l’échelle de la catastrophe envisagée devraient autoriser KNOWING à accéder au titre du film catastrophe ultime, d’autant plus qu’il contient plusieurs séquences hautement spectaculaires. Edmond de Saint-Pierre |
DRAG ME TO HELL (sortie le 12.6)
Sam Raimi, 2009 Avec Alison Lohman, Justin Long, Lorna Raver |
Sam Raimi prend congé de Spiderman et revient, pour notre plus grande joie, à ses premières amours. Film d’horreur efficace et souvent très drôle, DRAG ME TO HELL rappelle que Sam Raimi, avant de spécialiser dans l’araignée a filmé 3 EVIL DEAD. On retouve dans cette histoire que vous devez obliger votre banquier à aller voir (si vous voulez vous assurer qu’il vous accordera un prêt) la même inventivité et le même humour. Excellent. Edmond de Saint-Pierre |
TERMINATOR PELASTUS / TERMINATOR SALVATION (sortie le 5.6)
McG , 2009 Avec Christian Bale, Sam Worthington, Anton Yelchin, Bryce Dallas Howard, Helena Bonham Carter |
Festival d’explosion, parades de robots, action en tout genre. Si on aime ça, on ne peut pas être déçu. Cependant force est de constater que ce quatrième épisode de la série se révèle très ennuyeux. Il semble que, contrairement à ce qu’on essaye de nous faire croire, les machines aient gagné. Les personnages ont perdu toute forme d’humanité et il devient de plus en plus difficile de les distinguer de leurs ennemis tant le scénario laisse peu de place à l’expression de ce qui devrait être leur bien le plus précieux. Edmond de Saint-Pierre |
CORALINE JA TOINEN TODELLISUUS / CORALINE (sortie le 5.6)
Henry Selick, 2009 Avec les voix de Dakota Fanning, Teri Hatcher, Jennifer Saunders, Dawn French, Ian McShane |
Film d’animation en 3D réalisé par le compère de Tim Burton auquel on doit THE NIGHTMARE BEFORE CHRISTMAS, CORALINE est entièrement peuplé de poupées filmées en stop-motion. L’intrigue de Neil Gaiman sur une petite fille qui découvre un monde parallèle qui SEMBLE idéal est charmante mais sans surprise. La réussite du film est bien plus dans son esthétique et dans la manière dont les personnages prennent vie. La 3D n’est jamais utilisée de manière m’as-tu-vu mais confère pourtant à cet univers de poupée une troisième dimension qui rappelle le théâtre. Elle est donc, pour une fois, tout à fait bienvenue. Excellent spectacle familial pour les enfants qui aiment se faire peur ! Edmond de Saint-Pierre |
ANTICHRIST (sortie le 5.6)
Lars von Trier, 2009 Avec Willem Dafoe, Charlotte Gainsbourg |
Certes, ANTICHRIST est grotesque et prétentieux, mais est aussi, et ce, pour la première fois dans la carrière de l’énigmatique et passablement désagréable Danois, un véritable film d’horreur. S’agit-il de l’histoire d’un homme qui transforme sa femme en sorcière où d’un long exposé sur le côté foncièrement malin et lubrique de la femme. Le débat est ouvert, choisissez votre Antichrist ! En tout cas, Lars von Trier qui a toujours été attiré par le spectacle de la souffrance s’en donne ici à coeur joie. Il entend choquer et y arrive fort bien tant qu’il ne fait pas parler les animaux de la forêt. Edmond de Saint-Pierre |




