Sunday, September 5, 2010

Cinéfinlande

L’actualité cinématographique en Finlande

‘2004’

NATIONAL TREASURE (sortie le 31.12.04)

Posted by ESP On février - 14 - 2007

Jon Turteltaub, 2004

Avec Nicolas Cage, Harvey Keitel, Jon Voight ja Diane Kruger

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Le dernier rejeton d’une famille d’illuminés poursuit la quête de ses ancêtres en partant à la recherche du mythique trésor des Templiers. En équilibre instable entre RAIDERS OF THE LOST ARK (1981) et THE DA VINCI CODE, NATIONAL TREASURE, entraîné par sa montagne de clichés, disparaît rapidement tout au fond d’un trou noir qui se situerait entre les deux.

Cinq personnes créditées pour l’histoire et le scénario (on peut donc raisonnablement penser qu’avec les « non-crédités », au bas mot dix individus se sont retrouvés à écrire pour ce projet), le film est, comme on peut s’y attendre, totalement dénué de personnalité. C’est du cinéma-pizza : un peu de conspiration, beaucoup d’aventures, une histoire d’amour, de la comédie, des stars, du salami et beaucoup de fromage.

Souvent le scénario défie la logique la plus élémentaire et ce n’est pas par de brillants paradoxes. Nicolas Cage (curieuse et contrastée carrière que la sienne !) livre une prestation à la limite du ridicule. La première fois qu’il tente de résoudre une énigme, on jurerait avoir affaire à une production de Zucker et Abrahams. Alors quand on comprend que non, le film n’est pas une parodie, on a un peu mal pour Nicolas!

Si on aime Monsieur Cage, mieux vaut ne pas se faire mal et oublier ce film. Si on aime les sociétés secrètes et les conspirations ancestrales, mieux vaut attendre la version cinématographique de THE DA VINCI CODE qui devrait être réalisée par Ron Howard (et interprétée par Tom Hanks) l’année prochaine.

Edmond de Saint-Pierre
esp@ranska.net

Joel Schumacher, 2004

Avec Gerard Butler, Emmy Rossum, Patric Wilson, Simon Callow

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Variation autour du thème de La Belle et la bête, THE PHANTOM OF THE OPERA raconte musicalement l’amour désespéré d’un compositeur génial et défiguré pour une jeune et ravissante chanteuse. Quoique très fidèle au spectacle original, l’adaptation cinématographique de Monsieur Schumacher parvient cependant à être encore un peu plus pesante !

La comédie musicale d’Andrew Lloyd Weber date de 1986. Caractérisée par un scénario extrêmement mince, des décors et des costumes clinquants et des chansons surproduites, elle correspondait sans doute aux tendances de son époque et elle a connu pendant de nombreuses années un grand succès.

La version cinématographique reprend donc l’original, l’agrémentant d’un prologue et d’un épilogue gothiques à souhaits et d’un flash-back passablement ridicule sur l’histoire du fantôme.

A l’image des chansons, et encore plus que la version scénique, celle de Joel Schumacher se caractérise par un excès systématique : décors, costumes, sentiments, tout déborde d’une richesse si outrancière qu’elle en devient rapidement vaine.

Si le film a un mérite, c’est sans doute celui de restituer l’esprit de l’oeuvre original : creux, clinquant et au final un peu écoeurant.

Edmond de Saint-Pierre
esp@ranska.net

KEISARIKUNTA (sortie le 25.12.04)

Posted by ESP On février - 14 - 2007

Pekka Mandart, 2004

Avec Mikko Leppilampi, Mikko Nousiainen, Niko Saarela, Tuomas Uusitalo, Maria Ylipää, Petteri Summanen

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Musique, jeunesse, enthousiasme, amour et amitié, dans les années 50 à Kotka. Comédie nostalgique étonnamment positive, KEISARIKUNTA apporte, malgré son manque de tension dramatique, un peu d’air frais dans le cinéma finlandais.

Ville portuaire, Kotka constitue une véritable porte ouverte sur l’extérieur pour nos jeunes protagonistes qui fréquentent des marins de toutes origines. A un âge où on découvre le monde, nos jeunes héros peuvent donc le faire dans un contexte privilégié. Beau, prometteur et enthousiaste, le personnage principal interprété par Mikko Leppilampi symbolise à merveille son époque.

Même si le scénario ne parvient pas toujours à passionner, le spectateur quitte la salle empli de bonne humeur et d’énergie positive. Il est agréable de pouvoir ressortir d’une salle de cinéma projetant un film finlandais sans se sentir écrasé par le poids insupportable d’une société oppressante.

Bien sûr, on peut aussi considérer que le film décrit une sorte de paradis perdu et contient donc, en creux, une condamnation de la société telle qu’elle a évolué en quarante ans. Bref, rassurons tous les mélancoliques, il y a quand même, là, matière à nourrir son spleen.

Edmond de Saint-Pierre
esp@ranska.net

PELIKAANIMIES (sortie le 17.12.04)

Posted by ESP On février - 14 - 2007

Liisa Helminen, 2004

Avec Kari Ketonen, Roni Haarakangas, Jonna Järnefelt, Liisa Kuoppamäki, Tommi Raitolehto, Inka Nuogram

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Un petit garçon de dix ans se prend d’amitié pour un pélican habillé en homme. Réjouissant film pour enfants, PELIKAANIMIES repose confortablement sur sa bonne humeur, sa belle photo et surtout deux acteurs irréprochables.

Adaptation cinématographique du livre de Leena Krohn, PELIKAANIMIES traite aimablement de l’innocence de l’enfance et des misérables prisons dans lesquelles nos sociétés modernes enferment les adultes.

Si Kari Ketonen incarne brillamment le pélican, le véritable atout du film a pour nom Roni Haarakangas. Le petit garçon, séduisant et confondant de naturel, se révèle un acteur extraordinaire.

Avec un immeuble Art Nouveau en guise d’habitation et le Théâtre National comme lieu de travail, le film présente une version particulièrement sympathique de la capitale finlandaise. Peuplé, en plus de nos deux protagonistes, d’une concierge acariâtre, d’un gentil facteur, d’un portier bienveillant et d’une danseuse étoile, Helsinki prend l’allure chaleureuse d’un village idéal.

Spectacle familial de bon aloi, PELIKAANIMIES devrait satisfaire les petits sans faire grincher les grands !

Edmond de Saint-Pierre
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SAW (sortie le 17.12.04)

Posted by ESP On février - 14 - 2007

James Wan, 2004

Avec Cary Elwes, Monica Potter, Danny Glover, Leigh Whannell

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Prisonniers d’une salle de bains sordide, deux inconnus sont transformés en pions pour psychopathe très joueur. Thriller horrifique doté d’un premier quart d’heure remarquable, SAW ne tient malheureusement aucune de ses promesses.

L’étonnante tension dramatique du début s’abîme dans une parenthèse où d’inutiles flash-back se lisent comme un menu de scènes révoltantes. Le film perd alors tout rythme narratif et l’horreur elle-même, victime d’un montage en accéléré tend à terriblement s’atténuer. Et puis, cerise empoisonnée sur un gâteau de moins en moins appétissant, l’acteur principal, Cary Elwes, après avoir été passablement irritant, verse carrément dans le ridicule. Ilot d’humour (involontaire) dans un océan de sadisme, sa prestation fera date !

Si le premier long métrage de James Wan ne parvient pas à être aussi perturbant qu’il le souhaiterait (il est toutefois, même en l’état, à fortement déconseiller à tous ceux qui n’auraient pas le cœur bien accroché…), il le doit en partie, comme on l’a vu, à Cary Elwes mais aussi à son scénario (écrit par l’autre prisonnier de la salle de bains, Leigh Whannell) qui ne parvient pas à inscrire ses scènes épouvantables dans une dynamique narrative. C’est un peu comme si les bonus d’un DVD constituaient le coeur d’un film !

SAW est symptomatique d’une certaine tendance du cinéma américain pour laquelle un début sensationnel et une fin inattendue (et il faut bien reconnaître que celle-ci, on ne la voit pas venir !) semblent avoir infiniment plus de valeur que la trame narrative elle-même.

Edmond de Saint-Pierre
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SAVED! (sortie le 10.12.04)

Posted by ESP On février - 14 - 2007

Brian Dannelly, 2003

Avec Jena Malone, Mandy Moore, Macaulay Culkin, Patrick Fugit

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Dans un lycée fondamentaliste chrétien, une jeune fille modèle sera amenée à mettre en doute sa foi et la sincérité de ses amis. Satire déguisée en comédie adolescente, SAVED! renonce malheureusement assez vite à son potentiel polémique pour se laisser envahir par sa forme.

Film en trois temps, SAVED! commence comme un film original, pour ensuite virer un temps dans la satire féroce et finalement s’abandonner complètement dans la comédie commerciale.

Sur le plan de la forme, on peut mettre à l’actif de SAVED! que, pour une fois, non seulement les acteurs ressemblent à de vrais adolescents et non à des gravures de mode ou à des caricatures, mais qu’en plus ils sont plutôt bons.

Ceci étant, les dits acteurs incarnent les personnages immuables de ce genre de comédie, The good (le personnage principal), the bad (son amie dont elle percera à jour la superficialité et l’égoïsme) and the ugly ( en fait uglies puisque’il s’agit de deux « misfits » qui bien entendu deviendront les amis de l’héroïne).

Le culte de Jésus se superposant à celui de l’apparence physique, SAVED! ressemble à s’y méprendre à MEAN GIRLS (2004). En moins drôle.

Edmond de Saint-Pierre
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UNOHDETUT / THE FORGOTTEN (sortie le 10.12.04)

Posted by ESP On février - 14 - 2007

Joseph Ruben, 2004

Avec Julianne Moore, Dominic West, Gary Sinise, Alfre Woodard, Linus Roache

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Quatorze mois après la disparition de son petit garçon dans un accident d’avion, une mère apprend qu’elle n’a jamais eu de fils! Prometteur thriller psychologique au début, THE FORGOTTEN se transforme trop rapidement en désolant film de science fiction.

Incapable d’exploiter son étonnant point de départ, le scénario ne permet même pas au spectateur de profiter de l’ambiguïté de la situation (est-elle folle ? Est-elle victime d’un complot ?) mais se dépêche de lui asséner sa puérile vérité.

Le film serait sorti il y a 15 ans, il aurait pu générer un culte. Mais aujourd’hui, après des années de X-FILES et les six films de M. Night Shyamalan, THE FORGOTTEN ne peut dissimuler ses disgracieuses formes sous les habits du culte. Il n’est rien d’autre que ce qu’il est : un thriller reposant sur un scénario et des personnages indigents.

Et même si on a toujours plaisir à voir Julianne Moore et que le film réserve une ou deux scènes visuellement inattendues, il suffira d’attendre quelques mois pour s’apercevoir que la plus grande réussite de THE FORGOTTEN, c’est son titre. On ne saurait trouver plus approprié.

Edmond de Saint-Pierre
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CELLULAR (sortie le 3.12.04)

Posted by ESP On février - 14 - 2007

David R. Ellis, 2004

Avec Kim Basinger, Chris Evans, Jason Statham, Eric Etebari, Rick Hoffman, William H. Macy, Noah Emmerich

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Grâce à son téléphone portable, un bon à rien va se transformer en héros. Thriller téléphoné mené à un rythme d’enfer, CELLULAR a pour personnage principal Nokia.

Ce film de série B bénéficie d’un point de départ imaginé par Larry Cohen (qu’il avait d’ailleurs déjà utilisé dans PHONE BOOTH (2003)) : un jeune homme se retrouve par hasard et par l’intermédiaire de son portable le seul lien entre une inconnue kidnappée et le monde extérieur.

Thriller efficace et film d’action spectaculaire, CELLULAR, conscient de ne pas en avoir les moyens, ne se prend pas au sérieux et n’hésite pas à verser par moments dans la comédie. C’est du pur divertissement émaillé de morceaux gros à avaler mais aussi de quelques surprises bienvenues.

Narrativement, CELLULAR se déroule en quelques heures et se développe au gré des caprices d’un téléphone. Utilisant à un moment ou un autre chacune des fonctions du portable mais aussi chacun des problèmes quotidiens auxquels se heurtent les utilisateurs (batterie à plat, problèmes de réception…) CELLULAR dresse un portrait assez complet de son insolite personnage principal.

Et, ce qui ne saurait rien gâter pour la santé économique de notre merveilleux pays d’accueil, le téléphone qui sauve des vies, le téléphone qui change les vauriens en héros intrépides, bref, le téléphone qu’on se doit de posséder, c’est un Nokia !

Edmond de Saint-Pierre
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AIKA RAKKAUDEN / NOEL (sortie le 3.12.04)

Posted by ESP On février - 14 - 2007

Chazz Palminteri, 2004

Avec Alan Arkin, Penélope Cruz, Susan Sarandon, Paul Walker, Robin Williams

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A New York, la veille de Noël, plusieurs personnages solitaires auxquels un petit miracle de Noël ne saurait nuire se croisent ou se frôlent. Composé de différentes lignes narratives qui dégoulinent plus ou moins les unes sur les autres, NOEL est imbibé de la niaise sentimentalité de saison.

Film à la SHORT CUTS (1993) (qui a fini par véritablement créer un « méta genre »), NOEL se distingue pourtant clairement du film de Robert Altman par son artificialité.

Il est en effet bien difficile de croire à ces personnages écorchés en recherche d’amour, de rédemption ou de foi. Le trait paraît toujours forcé et l’interprétation ne fait pas dans la finesse. Même l’excellente Susan Sarandon ne s’en sort que de justesse. Sans compter que la structure narrative choisie, loin d’enraciner les personnages dans la réalité du quotidien, souligne encore davantage la facticité de l’ensemble.

Incontestablement film de saison, NOEL clora chaque ligne narrative en la noyant dans une miraculeuse guimauve sirupeuse. Un rien écoeurant!

Edmond de Saint-Pierre
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Beeban Kidron, 2004

Avec Renée Zellweger, Hugh Grant, Colin Firth, Jim Broadbent, Gemma Jones, Jacinda Barrett

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Partageant maintenant la vie de Mark Darcy, Bridget Jones pourrait être parfaitement heureuse si elle n’était pas dévorée par la jalousie et l’insécurité. Bien qu’il singe de manière éhontée la structure narrative du film original, BRIDGET JONES: THE EDGE OF REASON ressemble pourtant davantage à une juxtaposition de gags qu’à un récit.

Dans BRIDGET JONES’ DIARY (2001), le personnage principal, aussi amusant et pitoyable qu’il soit, gardait toujours un fond d’humanité qui le rendait sympathique. Ici, en revanche, on finit franchement par se demander ce que l’élégant Mark Darcy peut trouver à une Bridget transformée en prétexte à gags plus ou moins ratés au point d’en être complètement déshumanisée.

S’il est vrai que THE EDGE OF REASON se résume narrativement à une pâle copie du film original, il présente cependant une différence majeure : ici, dès le début, Bridget et Mark vivent ensemble. Conséquence : l’impression indélébile que le film n’avance pas. La plupart des oeuvres narratives vont d’un point A à un point B, THE EDGE OF REASON se contente d’aller d’un point A à un misérablement proche point A’. Finissant le film comme ils l’ont commencé, les personnages donnent au spectateur la sérieuse impression d’avoir perdu son temps.

Bref si l’envie vient d’une dose cinématographique de Bridget, on serait mieux avisé de regarder à nouveau le film original que de s’infliger ce bien pauvre ersatz !

Edmond de Saint-Pierre
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INFERNAL AFFAIRS III (sortie le 19.11.04)

Posted by ESP On février - 14 - 2007

Andrew Lau, Alan Mak, 2003

Avec Andy Lau , Tony Leung, Anthony Wong, Eric Tsang, Leon Lai, Kelly Chen

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Difficile de résumer INFERNAL AFFAIRS III tant son propos semble se limiter à répondre aux questions laissées en suspens par ses deux brillantissimes prédécesseurs. Contrairement donc à INFERNAL AFFAIRS II, la conclusion de la trilogie sera incompréhensible pour qui n’aura pas en mémoire ce qui (dans tous les sens du terme) la devance.

Ming (Andy Lau) l’espion de la Triade qui a infiltré la police et désire ardemment couper les liens avec les gangsters pour enfin et définitivement faire partie des bons, se retrouve rongé par la culpabilité et la paranoïa. Il commence à voir des fantômes. Et le spectateur aussi.

Le film se déroule un peu avant la fin de INFERNAL AFFAIRS et un peu après. Les constants va-et-vient narratifs se révèlent suffisamment déroutants pour permettre au spectateur qui finira déconcerté et épuisé d’entrer pleinement dans la peau de Ming…
Malgré le panache de sa réalisation, INFERNAL AFFAIRS III constitue une addition bien inutile aux deux opus précédents. La longueur et la complexité du scénario ne parviennent pas à dissimuler la lilliputie de l’histoire.

Edmond de Saint-Pierre
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KOSTON LIEKKI / MAN ON FIRE (sortie le 19.11.04)

Posted by ESP On février - 14 - 2007

Tony Scott, 2004

Avec Denzel Washington, Christopher Walken, Mickey Rourke, Giancarlo Giannini

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Issue d’une riche famille mexicaine, une petite fille se voit attribuer un garde du corps au passé chargé qui profitera de la situation pour partir à la recherche de sa propre rédemption. Réalisation détestable, durée excessive, MAN ON FIRE ressemble plus à MTV qu’à du cinéma.

Constitué d’une cascade de gros-plans, d’un mélange d’images et d’un rythme insupportablement saccadé, le film de Tony Scott approche parfois l’illisible. Et pourtant malgré son montage à la rapidité lucky lukienne, le film n’en finit plus. Le spectateur sentira passer chacune de ces longues 149 minutes!

Nettement divisé en deux parties, MAN ON FIRE ne finit pas par la meilleure. Sombrant dans l’ultra violence dans sa deuxième moitié, le film transforme Denzel Washington en assassin impitoyable exécutant en série avec imagination et sadisme les méchants de tout poil. Trop charmant pour être convaincant, Monsieur Washington se donne du mal en vain.

Doté malgré tout d’une dimension épique et de belles images, quand on a le temps de les voir, MAN ON FIRE aurait pu faire, avec une réalisation plus sobre, un acteur plus féroce et 30 minutes en moins, un beau film sur la rédemption!

Edmond de Saint-Pierre
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VAIETUT SALAISUUDET / GUARDED SECRETS (sortie le 19.11.04)

Posted by ESP On février - 14 - 2007

Zsuzsa Böszörményi, 2004

Avec Eszter Bagaméri , Anna Györgyi , Andrea Fullajtár, Kati Outinen, Peter Franzén

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Un une jeune fille, orpheline, sera amenée à entreprendre des recherches sur ses origines dont les résultats modifieront profondément sa vie. Révélant une formidable jeune actrice, VAIETUT SALAISUUDET repose malheureusement sur trop de coïncidences et de situations forcées pour totalement convaincre.

Très impressionnante, Eszter Bagaméri porte ce film sur ses jeunes épaules. A la fois touchante et animée d’une volonté sans failles, le talent de la jeune actrice semble rayonner sur l’ensemble de la distribution. Le film offre d’ailleurs la possibilité de voir deux des acteurs finlandais les plus célèbres se livrer à un exercice insolite.

En effet, coproduction finno-austro-hongroise, VAIETUT SALAISUUDET n’a pas hésité à faire doubler Kati Outinen ou Peter Franzén qui se retrouvent l’un et l’autre dépossédés de leurs voix. Ils parlent certes ainsi un hongrois impeccable mais au prix d’un doublage… douloureux !

Edmond de Saint-Pierre
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WICKER PARK (sortie le 19.11.04)

Posted by ESP On février - 14 - 2007

Paul McGuigan, 2004

Avec Josh Hartnett, Diane Kruger, Rose Byrne, Matthew Lillard, Jessica Paré

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Construction alambiquée pour histoire invraisemblable, WICKER PARK présente le même récit en trois versions différentes. Une pour chacun des personnages principaux. Mêlant mystère, romantisme et machiavélisme, le film de Paul Mc Guigan fait inévitablement référence au VERTIGO de Hitchcock et frise à plusieurs reprises le ridicule.

Remake de L’APPARTEMENT (1996), film français de Gilles Mimouni, WICKER PARK a choisi de remplacer Vincent Cassel par Josh Hartnett ! Choix funeste s’il en fut.

Certes le casting n’est pas des plus réussis et le niveau moyen de l’interprétation s’en ressent sérieusement mais Josh Hartnett… Aussi peu convaincant en businessman qu’en amoureux transi, pour ceux qui avaient encore des doutes, le jeune premier américain dessine ici de claires limites à son talent.

Pourtant, reposant sur des coïncidences incroyables et sur la bêtise effroyable de ses personnages, le film n’avait d’autre choix que d’avoir une interprétation de tout premier ordre pour faire passer l’énorme pilule.

Reste cette étrange et hitchcockienne atmosphère imprégnant le début du film qui laisse penser pendant un petit moment que WICKER PARK pourrait basculer dans le fantastique, ce qu’il ne fait jamais. A aucun niveau.

Edmond de Saint-Pierre
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CATWOMAN (sortie le 12.11.04)

Posted by ESP On février - 14 - 2007

Pitof, 2004

Avec Berry, Benjamin Bratt, Sharon Stone, Lambert Wilson

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Un chat égyptien âgé de 4000 ans fait du bouche à bouche à une jeune noyée qui revient à la vie dotée de pouvoirs étranges et félins. Scénario ridicule, réalisation bourrée d’effets gratuits, acteurs pathétiques, dans le genre film raté, CATWOMAN frise la perfection.

Alors que le film de super héros semble s’imposer comme une tendance hollywoodienne lourde et qu’on pensait avoir déjà vu le pire en la matière, CATWOMAN donne au genre une nouvelle limite inférieure.

Ignorant aussi bien l’aspect narratif de son film que la direction des comédiens, Pitof semble s’intéresser exclusivement à la virevolte de caméra et à l’effet tape-à-l’œil. Si ce fut déjà le cas avec VIDOCQ (2001), il est ici un peu plus difficile de lui en vouloir tant le scénario est affligeant et les personnages squelettiques.

Halle Berry fait peine à voir. Sa démarche, son accoutrement et ses « ronronnements » semblent sortir directement des fantasmes d’un adolescent boutonneux. Embarrassant.

Même si comparé à CATWOMAN, EXORCIST : THE BEGINNING, sorti la semaine dernière, prend des allures de chef-d’œuvre, force est de constater que l’exil ne vaut rien à nos deux représentants. Le Français comme le Finlandais serait bien avisé de revenir sur leurs terres.

Edmond de Saint-Pierre
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SKY CAPTAIN AND THE WORLD OF TOMORROW (sortie le 12.11.04)

Posted by ESP On février - 14 - 2007

Kerry Conran, 2004

Avec Jude Law, Gwyneth Paltrow, Angelina Jolie, Giovanni Ribisi, Bai Ling, Michael Gambon

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Alors que de gigantesques robots envahissent New York et que les plus grands savants de la planète disparaissent, une femme reporter s’associe à son ancien amant, Sky Captain, pour sauver le monde. Film à l’esthétique prodigieuse, mais à l’intérêt narratif limité SKY CAPTAIN AND THE WORLD OF TOMORROW aurait fait un court-métrage admirable.

Empruntant au film noir, aux comics des années 40, aux couvertures des romans « pulp fiction », SKY CAPTAIN AND THE WORLD OF TOMORROW développe une esthétique qui à elle-seule évoque un monde en partie oublié mais toujours accessible, celui de la prime adolescence avec son lot de mystère, de magie, de romance et d’aventures.

Le film constitue une véritable révolution technique puisque seuls les acteurs sont réels. Placés devant des écrans bleus, ils ont gesticulé sur des plateaux quasiment vides, tous les décors ayant été ajoutés ensuite sur ordinateur ! Techniquement presque impeccable (Kerry Conran a passé une dizaine d’années de sa vie sur ce projet !), SKY CAPTAIN AND THE WORLD OF TOMORROW ne devrait pas tarder à être imité.

L’avantage du procédé consiste bien sûr à laisser libre cours à l’imagination sans se soucier des contingences matérielles. Ainsi, ceci a permis à Monsieur Conran de créer une ville qui flotte dans les nuages, un monde sous-marin, un zeppelin accroché à l’Empire State Building ou encore des robots démesurés qui font trembler les villes. SKY CAPTAIN AND THE WORLD OF TOMORROW ressemble à un périple à la Indiana Jones en plus radicalement stylisé mais malheureusement aussi en nettement moins palpitant.

Le scénario constitue le seul véritable échec du film. Même si dans une certaine mesure on peut considérer sa faiblesse ainsi que celle des dialogues comme inhérente au genre, il n’en est pas moins vrai que le spectateur finit par se désintéresser un peu de l’intrigue et de ses personnages qui se tiennent en équilibre entre pastiche et hommage respectueux.

L’irrésistible charme du film de Monsieur Conran se situe ailleurs. Il nous rappelle qu’il y eut une époque innocente où notre présent d’aujourd’hui n’était qu’un rêve dans lequel les bons s’opposaient aux méchants. SKY CAPTAIN AND THE WORLD OF TOMORROW, c’est la nostalgie de la science fiction d’hier.

Edmond de Saint-Pierre
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DE-LOVELY (sortie le 12.11.04)

Posted by ESP On février - 14 - 2007

Irwin Winkler , 2004

Avec Kevin Kline, Ashley Judd, Jonathan Pryce, Kevin McNally, Sandra Nelson, Keith Allen, James Wilby

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La vie du célèbre compositeur américain Cole Porter en forme de film romantique et souvent musical. Mêlant en d’impressionnants mouvements de caméra passé, présent, théâtre, et réalité, DE-LOVELY parvient habilement à rendre toute l’artificialité et la sophistication du monde dans lequel évoluait l’auteur d‘Anything goes.

Constituant une sorte de long flash-back où un Cole Porter vieillisssime assiste en la commentant à la représentation de sa propre vie, DE-LOVELY propose une biographie chronologique du compositeur dont les différents segments sont introduits par un numéro théatralomusical .

Encore plus film d’époque, que film musical, DE-LOVELY bénéficie d’une production méticuleuse. Décors et costumes de tout premier ordre font revivre brillamment, des années 30 aux années 50, un monde où on serait bien en mal de trouver une seule référence aux événements majeurs de l’époque. Il s’agit là d’un univers de privilégiés qui érige l’insouciance en manière de vivre. A l’instar de la production, l’interprétation réalise aussi un sans-faute.

Histoire d’amour atypique, DE-LOVELY traite des étonnants sacrifices dont une femme amoureuse d’un artiste semble capable. Si le compositeur américain, tiraillé entre la musique, sa femme et son homosexualité parvient à laisser de lui une image de courtoisie et d’honnêteté (parfois jusqu’à la cruauté), il le doit à sa femme, qui, elle se contentera de naviguer entre l’abnégation et la générosité (jusqu’à ses limites).

Cerises sur le gâteau, le film contient son lot de chansons du maître interprétées par des Robbie Williams, Elvis Costello, Alanis Morrisette ou encore Sheryl Crow en costumes d’époque.

Edmond de Saint-Pierre
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APRILIN JUHLAT / PIECES OF APRIL (sortie le 12.11.04)

Posted by ESP On février - 14 - 2007

Peter Hedges, 2003

Avec Katie Holmes, Patricia Clarkson, Derek Luke

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Comment Thanksgiving et un four qui ne marche pas vont permettre à une jeune fille de renouer avec sa famille et le sens premier de cette fête. Avec son interprétation de haut vol, son scénario simple et son esthétique de vidéo amateur, PIECES OF APRIL tranche singulièrement dans le paysage cinématographique américain.

PIECES OF APRIL n’est pas le premier scénario de Peter Hedges, on lui doit ceux de WHAT’S EATING GILBERT GRAPE (1993) (d’après son propre roman) et de ABOUT A BOY (2002). Mais il s’agit là de sa première réalisation. Et le moins qu’on puisse dire, c’est qu’il se démarque de l’esthétique polie de ces deux premiers films.

Tourné en vidéo numérique, PIECES OF APRIL permet au spectateur de s’identifier facilement, que ce soit aux personnages ou aux images. A cette saisissante impression de proximité, de réalité participent aussi bien sûr la mise en scène (la grande scène d’exposition nous est épargnée et on comprend vraiment de quoi il retourne environ une demi-heure après le début du film) et l’interprétation.

Certes l’excellente Patricia Clarkson semble flotter au-dessus du lot, faisant admirablement osciller son protagoniste entre désespoir et cruauté mais on serait bien en peine de trouver un véritable point faible à cette jolie galerie de personnages.

Inspiré au réalisateur par le propre décès de sa mère, PIECES OF APRIL parvient à être très touchant sans jamais versé dans le sentimentalisme.

Si la famille constitue son thème central, le film de Monsieur Hedges ne s’y limite pas. Il traite aussi plus généralement de la découverte de l’autre à travers le mélange des races et de la nécessité de se construire des souvenirs parce que le temps passe.Vite.

Edmond de Saint-Pierre
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PAHA PUKKI / BAD SANTA (sortie le 5.11.04)

Posted by ESP On février - 14 - 2007

Terry Zwigoff, 2003

Avec Billy Bob Thornton, Bernie Mac, Lauren Graham, John Ritter

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Comment un Père Noël peu recommandable et un gros garçon très seul seront amenés à passer ensemble les fêtes de fin d’année. Même si ceux qui détestent Noël et ses traditions mercantiles devraient jubiler, une chose est sûre, BAD SANTA et ses plaisanteries de mauvais goût ne feront pas l’unanimité.

Incarné par l’étonnant Billy Bob Thornton, le Père Noël de BAD SANTA passe son temps, entre autres vices, à jurer, boire du bourbon, se comporter de manière exécrable avec les petits enfants et cambrioler les grands magasins à l’aide d’un nain noir.

Comme film de Noël, on a fait plus consensuel ! Quoique BAD SANTA ne constitue pas une typique comédie familiale (et loin s’en faut), le film de Monsieur Zwigoff suit malgré tout un schéma classique. Sans jamais verser dans la sentimentalité, il fait cependant lentement mais sûrement cheminer l’abominable Père Noël vers sa propre rédemption.

Les dialogues réjouiront immensément les amateurs d’humour sans pitié et les ennemis du politiquement correct. Spectacle de Noël pour misanthropes, BAD SANTA constitue une surprise aussi agréable qu’inattendue.

Edmond de Saint-Pierre
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Jonathan Demme, 2004

Avec Denzel Washington, Meryl Streep, Liev Schreiber, Jon Voight, Jeffrey Wright, Kimberly Elise, Ted Levine

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2008, hanté par des rêves au sujet d’un de ses soldats, Ben Marco, ancien de la guerre du Golf commence à enquêter. Remake du classique de John Frankenheimer de 1962, THE MANCHURIAN CANDIDATE nouvelle version constitue un effort un peu inutile mais pas inintéressant.

Une diabolique conspiration à très grande échelle menace le pays. Plus qu’un énième complot pour accéder à la Maison Blanche, THE MANCHURIAN CANDIDATE utilise un scénario peu banal pour concocter un thriller fascinant. Son seul défaut bien sûr, est qu’un tel film existe déjà et qu’il a durablement marqué les années 60!

L’excellent film de John Frankenheimer avait pour cadre la guerre froide, celui de Monsieur Demme se déroule dans notre monde d’aujourd’hui ou de tout à l’heure, celui des multinationales impitoyables et toutes puissantes.

Avec son point de départ énorme et ne parvenant pas à se débarrasser de son modèle, THE MANCHURIAN CANDIDATE baigne dans une sorte de sympathique atmosphère nostalgique évoquant les films de science fiction du passé.

Un an après la sortie du film prémonitoire de Monsieur Frankhenheimer, Kennedy était assassiné, les paris sont ouverts sur ce que nous réserve la version de Jonathan Demme.

Edmond de Saint-Pierre
esp@ranska.net

Les vacances de Monsieur Hulot

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Mon oncle

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Jour de fête

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Jacques Tati - Courts métrages (1)

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Playtime

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Trafic

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Parade

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Jacques Tati - Courts métrages (2)

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Festival international du film Espoo Ciné

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août-24-2010 I Comments Off

Entretien avec Jean-Baptiste Garnero

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mar-23-2010 I Comments Off

Entretien avec Nicolas Philibert

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fév-5-2010 I Comments Off

KONSERTTI / LE CONCERT (sortie le 27.11)

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déc-14-2009 I Comments Off

THOMAS (sortie le 20.11)

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LOOKING FOR ERIC (sortie le 13.11)

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PARANORMAL ACTIVITY (sortie le 13.11)

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MICHAEL JACKSON’S THIS IS IT (sortie le 28.10)

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nov-8-2009 I Comments Off

ILMIANTAJA! / THE INFORMANT! (sortie le 23.10)

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WHATEVER WORKS (sortie le 23.10)

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PIHALLA (sortie le 23.10)

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Entretien avec Philippe Claudel

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août-16-2009 I Comments Off

PARIS 36 / FAUBOURG 36 (sortie le 17.7)

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juin-20-2009 I Comments Off

KAIKEN SE KESTÄÄ / POUR ELLE (sortie le 3.7)

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RAJATTU MAA / CROSSING OVER (sortie le 3.7)

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THE HAUNTING IN CONNECTICUT (sortie le 26.6)

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KAUHEA KANKKUNEN / THE HANGOVER (sortie le 24.6)

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TIETO / KNOWING (sortie le 21.6)

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