Wednesday, September 8, 2010

Cinéfinlande

L’actualité cinématographique en Finlande

‘2005’

SEITSEMÄN MIEKKAA / SEVEN SWORDS (sortie le 23.12.05)

Posted by ESP On février - 15 - 2007

Tsui Hark, 2005

Avec Leon LAI, Charlie YOUNG, Donnie YEN

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Six hommes et une femme vont défendre un village contre une horde de goths asiatiques qui semblent tout droit sortis d’UNDERWORLD! Film de sabres, malgré tout, bien banal, SEVEN SWORDS fait triste figure comparé aux deux dernières productions de Zhang Yimou (HERO, THE HOUSE OF FLYING DAGGERS).

Le film s’étire démesurément sans véritable raison tant il laisse le sentiment qu’il aurait dû être nettement plus long ou beaucoup plus court, plusieurs scènes semblant arriver comme un cheveu sur la soupe !

On ne sait que très peu de choses des personnages principaux. Ils viennent de la montagne, ils sont très forts et ils sont en possession de sabres extraordinaires. Pour le reste, il faudra à ceux qui en auront encore le courage attendre le 7 SWORDS 2 que semble promettre la fin…

Edmond de Saint-Pierre
esp@ranska.net

JÄÄTÄVÄÄ SATOA / THE ICE HARVEST (sortie le 23.12.05)

Posted by ESP On février - 15 - 2007

Harold Ramis, 2005

Avec John Cusack, Billy Bob Thorton, Connie Nielsen

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Se situant dans un petit monde interlope où femme fatale, violence, argent, trahison et immoralité sont monnaies courantes, THE ICE HARVEST est un film noir qui flirte effrontément avec la comédie.

Jamais totalement maîtrisé mais toujours sympathique grâce à sa galerie de personnages à la fois hauts en couleurs et détestables, le nouveau film de Monsieur Ramis met une fois de plus en évidence le charme inaltérable de l’excellent John Cusak.

Film de saison, THE ICE HARVEST et sa cynique histoire de Noël devrait ravir ceux qui apprécient plus la « pulp fiction » que l’annuelle fête familiale.

Edmond de Saint-Pierre
esp@ranska.net

Andrew Adamson, 2005

Avec Tilda Swinton, James McAvory, Rupert Everett, Jim Broadbent, Ray Winstone et Dawn French

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Alors qu’ils jouent à cache-cache, 4 frères et soeurs découvrent, en entrant dans une armoire peu banale, un monde fabuleux peuplé de créatures mythiques sur lequel règne une sorcière cruelle. Premier film avec acteurs de chair et d’os du réalisateur des SHREK, THE CHRONICLES OF NARNIA en met plein les yeux.

Marchant sur les traces encore fraîches de HARRY POTTER et de THE LORD OF THE RINGS, THE CHRONICLES OF NARNIA se frotte à l’adaptation de la classique saga de C. S. Lewis, plus grosse vente de livres pour les jeunes après, justement, HARRY POTTER !

Les acteurs, l’interprète de la petite Lucie en tête, ont tous été remarquablement choisis et les paysages sont grandioses. Le seul bémol qu’on puisse apporter à ce très bon divertissement familial est qu’occasionnellement on sent « l’écran bleu » derrière les acteurs.

Ce léger problème technique ne saurait toutefois compromettre cet impressionnant spectacle où le bien s’oppose au mal sur fond de rêve et de magie. Sachant aussi s’accorder quelques authentiques moments d’émotion, THE CHRONICLES OF NARNIA devrait séduire petits et grands.

Edmond de Saint-Pierre
esp@ranska.net

Joe Wright, 2005

Avec Keira Knightley, Matthew MacFadyen, Judi Dench, Donald Sutherland

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Comédie romantique sur fond de dures réalités sociologiques, cette nouvelle adaptation du roman de Jane Austen révèle à la fois un cinéaste ambitieux et une actrice épatante.

Ce qui distingue clairement le film de Monsieur Wright des adaptations précédentes, c’est la volonté de faire du cinéma. Cette nouvelle version contient de nombreux et admirables plans-séquences en mouvement. Très longs, ceux-ci parviennent par mille petits détails sur lesquels on ne s’apesantit guère à poser un sens de l’espace, une atmosphère ou une réalité sociale.

Pour la première fois, Keira Knightley se révèle extrêmement convaincante. Quant à Matthew MacFadyen, il met du temps à sortir de l’ombre de Colin Firth (le Mr Darcy de l’adaptation de la BBC), mais finit par imposer son personnage de manière fort crédible.

Et si Monsieur Mac Fayden ne parviendra sans doute pas à faire complètement oulier ledit Colin firth, Keira Knightley pourrait, elle, devenir la référence en matière de Lizzy !

Edmond de Saint-Pierre
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PÄIVÄ ILMAN SOTAA / JOYEUX NOEL (sortie le 16.12.05)

Posted by ESP On février - 15 - 2007

Christian Carion, 2005

Avec Danie Brühl, Gary Lewis, Guillaume Canet, Diane Kruger

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Comment lors de la première guerre mondiale, Allemands, Ecossais et Francais quittèrent leurs tranchées respectives pour, ensemble et à découvert, célébrer Noël en musique. Basé sur une merveilleuse histoire vraie, JOYEUX NOEL dépeint un petit ilôt de fraternité au milieu d’un océan de boue et d’absurdité.

Avec la musique comme moteur de la fraternité, la paix de Noël comme thème principal, le film hanté de Monsieur Carion parvient sans mal à imposer au milieu de sa brillante distribution internationale, un fantomatique personnage principal : l’authentique esprit de Noël.

Malgré son point de départ improbable, bien à l’abri derrière son histoire vraie, JOYEUX NOEL ne saurait être accusé de mièvrerie. Et c’est incontestablement une des grandes forces du film que de célèbrer la fraternité sans faire main basse sur les horreurs de la guerre. La fin saura d’ailleurs judicieusement rappeler personnages et spectateurs à la sombre réalité. Joyeux Noel !

Edmond de Saint-Pierre
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LOUKUSSA / THE DESCENT (SORTIE LE 9.12.05)

Posted by ESP On février - 15 - 2007

Neil Marshall, 2005

Avec Shauna Macdonald, Natalie Mendoza, Alex Reid, Saskia Mulder, Nora-Jane Noone, MyAnna Buring

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En expédition géologique dans les Apalaches, six jeunes femmes se perdent dans une grotte hostile. Film d’horreur épatant, THE DESCENT parvient à offrir une situation aussi inédite qu’oppressante tout en suivant scrupuleusement les règles du genre.

Quoique novateur, THE DESCENT entend s’inscrire dans un cadre bien déterminé, le film d’horreur de série B. Monsieur Marshall respecte donc quelques grands principes : la lente exposition prétexte à quelques sursauts, la sous-intrigue un peu ringarde (mais joliment construite), un bain gore et la fausse fin traditionnelle. Tout ça sur fond de claustrophobie contagieuse, de ténèbres envahissantes et de créatures voraces.

Belle surprise pour qui a vu le calamiteux DOG SOLDIERS (2002), premier film du réalisateur britannique.

Edmond de Saint-Pierre
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THE BIG WHITE (sortie le 9.12.05)

Posted by ESP On février - 15 - 2007

Mark Mylod, 2005

Avec Alison Lohman, Giovanni Ribisi, Holly Hunter, Robin Williams, Tim Blake Nelson, Woody Harrelson

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Dans une petite ville enneigée de l’Alaska, un homme désespéré recourt à des méthodes moralement discutables pour venir en aide à sa femme atteinte du syndrome de Tourette. Avec ses personnages extravagants, sa neige blanche et son humour noir, le film de Mark Mylod ne cesse d’évoquer FARGO.

THE BIG WHITE n’est certes pas de la même trempe que le classique des frères Coen qui était plus drôle, plus original et plus cohérent, mais il s’inscrit dans la même veine et permet, grâce à son étonnante distribution, de passer un bon moment.

Si Fargo n’avait jamais été, THE BIG WHITE
ferait même figure de film tout à fait emballant.

Edmond de Saint-Pierre
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UNELMA BÄNDISTÄ / TJENARE KUNGEN (sortie le 9.12.05)

Posted by ESP On février - 15 - 2007

Ulf Malmros, 2005

Avec Josefin Neldén, Cecilia Wallin, Joel Kinnaman, Malin Morgan

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1984, une jeune punk quitte la petite ville suédoise dans laquelle elle étouffe pour partir à Göteborg monter un groupe. Film plus sympathique qu’initiatique, TJENARE KUNGEN permet de remonter le temps et de faire une ballade dans les années 80 sur fond d’Alphaville ou de The Alarm.

Vêtements, coiffures, accessoires, la reconstitution historique embrasse les différentes tendances de l’époque et force la … nostalgie.

Découverte de soi, de l’amour et de l’amitié, TJENARE KUNGEN aborde certes tous ces thèmes mais ils semblent presque secondaires.

Plus reconstitution historique que film initiatique, cette promenade dans le temps (et l’espace) capturera facilement l’attention de ceux qui ont eu vingt ans dans les années 80. Pour celle des autres, ce sera sans doute moins facile.

Edmond de Saint-Pierre
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NELJÄ VELJEÄ / FOUR BROTHERS (sortie le 9.12.05)

Posted by ESP On février - 15 - 2007

John Singleton, 2005

Avec Mark Wahlberg, Tyrese Gibson, André Benjamin, Garrett Hedlund

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Quatre frères d’origine ethnique différente reviennent à Detroit pour enterrer leur mère adoptive assassinée dans des conditions mystérieuses. Western urbain bénéficiant d’un excellent point de départ, FOUR BROTHERS trébuche sur des personnages peu convaincants et un scénario maladroit.

Quand FOUR BROTHERS se lance dans l’émotion et particulièrement dans l’expression de la fraternité, il tourne assez rapidement au ridicule, que ce soit par choix du réalisateur (la redoutable scène du dîner avec le fantôme de la mère assassinée) ou par manque d’implication des acteurs (sauf Mark Wahlberg).

Malgré son très sympathique et très prononcé côté western, le scénario s’obstine curieusement à accumuler les « coups de théâtre » et perd ainsi considérablement en authenticité et en cohérence.

Il n’en reste pas moins qu’on ne peut s’empêcher de penser que FOUR BROTHERS constituerait un excellent terrain pour bâtir un remake.

Edmond de Saint-Pierre
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Luc Jacquet, 2005

le site du réalisateur

 

Le film retrace l’incroyable pélerinage annuel des manchots empereurs auxquels, quand il s’agit de la reproduction de l’espèce, les conditions extrêmes ne font pas peur. A un autre niveau, LA MARCHE DE L’EMPEREUR montre comment il est facile de transformer un documentaire brillant en un ridicule dramelet anthropomorphique.

Le film ne manque certes pas de qualités, images superbes, gros-plans saisissants, bébés (but de l’étonnant voyage) adorables. Avec ses paysages glacés, ses vents terribles et sa population d’oiseaux au port altier, le film invite à la rêverie. On pourrait tout aussi bien être sur une autre planète.

Par malheur, LA MARCHE DE L’EMPEREUR a choisi de faire parler trois de ces faux pingouins, une maman, un papa et un enfant. Bien sûr, je parle ici de la version finnoise qui m’a paru particulièrement irritante. Mais je ne pense pas que les voix de Romane Bohringer, Charles Berling et Jules Sitruk puissent transformer ce dramelet manchot en film parfait.

De plus, l’empereur marche au son des ordinateurs d’Emilie Simon (qui n’hésite pas à pousser la chansonnette ici ou là !). Cette musique incongrue se fait constamment remarquer et ne permet jamais au spectateur, même quand les acteurs ont la bonne idée de se taire, de s’abandonner à son émerveillement.

Film magnifique et terriblement infantilisant, LA MARCHE DE L’EMPEREUR mérite un remix.

Edmond de Saint-Pierre
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KISS KISS, BANG BANG (sortie le 2.12.05)

Posted by ESP On février - 15 - 2007

Shane Black, 2005

Avec Robert Downey Jr., Val Kilmer, Michelle Monaghan, Corbin Bernsen

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Un minable qui échappe à la police en feignant de participer à une audition pour un film se retrouve à Hollywood avec un privé homosexuel pour coach. Après, ca se complique… Comédie à la limite de la parodie, KISS KISS, BANG BANG se présente comme un film noir reposant sur une intrigue à la Elmore Leonard.

Premier film du scénariste à succès de LETHAL WEAPON ou THE LONG KISS GOODNIGHT, KISS KISS, BANG BANG défie parfois la logique mais séduit par ses dialogues amusants, ses situations loufoques et ses deux acteurs principaux.

Femme fatale, voix-off du personnage principal, corps qui s’empilent, humour omni-présent, KISS KISS, BANG BANG tient toutes les promesses de son titre.

Edmond de Saint-Pierre
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DOMINO (sortie le 25.11.05)

Posted by ESP On février - 15 - 2007

Tony Scott, 2005

Avec Keira Knightley, Mickey Rourke, Edgar Ramirez, Mena Suvari, Lucy Liu, Jacqueline Bisset

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Inspiré d’une histoire vraie, DOMINO dresse le portrait d’un chasseur de primes, la fille de l’acteur anglais Laurence Harvey. Violent et fragmenté au possible, le nouveau film de Tony Scott ne manquera pas de ravir ses fans et de conforter les autres dans leur scepticisme.

Comme de coutume c’est de sa patte écrasante que Monsieur Scott envahit le scénario de Richard Kelly (DONNIE DARKO). Montage frénétique, caméra chaotique, pellicule sous-exposé ou surexposé, couleurs sales, pincées de noir et blanc ici et là, l’ostentatoire réalisateur entend faire savoir qu’il est aux commandes.

Aucun plan ne dure plus de quelques secondes alors les acteurs quoiqu’excellents (mis à part Christopher Walken qui joue malheureusement son rôle maintenant traditionnel de bouffon) se révèlent bien incapables de donner aux personnages une véritable dimension humaine.

Drôle de portrait cinématographique, puisqu’au final ceci ressemble davantage à une succession de photos qu’à une histoire. Le sujet était passionnant. Dommage.

Edmond de Saint-Pierre
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PINNAN ALLA / INTO THE BLUE (sortie le 25.11.05)

Posted by ESP On février - 15 - 2007

John Stockwell, 2005

Avec Paul Walker, Jessica Alba, Scott Caan, Josh Brolin, James Frain

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Un chasseur de trésors sous-marins découvre une importante cargaison de drogue. Thriller aquatique qui tient toutes les promesses de sa calamiteuse affiche, INTO THE BLUE n’a d’autre ambition que de filmer sous toutes les coutures de jolies jeunes filles en maillot de bain.

Il y a certes de jolies prises de vue dans lesquelles, petits et gros, se promènent les poissons dans l’eau.

Pour le reste, les personnages qui ne sont pas davantage aidés par les acteurs que par le scénario se révèlent étonnamment détestables quand ils ne sont pas d’une naïveté embarassante.

Bref, impossible d’extraire de cette flaque d’eau cinématographique le moindre trésor caché.

Edmond de Saint-Pierre
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LORD OF WAR (sortie le 18.11.05)

Posted by ESP On février - 15 - 2007

Andrew Niccol, 2005

Avec Nicholas Cage, Jared Letho, Ethan Hawke, Bridget Moynahan, Eamonn Walker, Ian Holm, Donald Sutherland

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Comment Yuri Orlov, petit ukrainien de Little Odessa à New York passe du rang de pas-grand-chose à celui du plus gros marchand d’armes de la planète. Film satirique et provocateur, LORD OF WAR est plaisant mais sans doute un peu trop long et un peu trop riche en intrigues.

Comme dans tous les films auxquels il a plus ou moins participé, Andrew Niccol ne travaille pas seulement pour divertir ou par l’amour de l’art. Le bonhomme a toujours quelque chose à dire (TRUMAN SHOW, GATTACA, SIMONE, THE TERMINAL) LORD OF WAR ne fait pas exception à la règle. Et c’est finalement ce qui sauve le film.

L’hypocrisie du gouvernement américain est ici par exemple particulièrement stigmatisée. Mais heureusement, comme il est de règle avec le cinéaste, LORD OF WAR regorge d’humour noir et de cynisme.

Plus que le portrait d’un homme, Andrew Niccol entend dresser celui de notre monde. Alors le personnage deYuri Orlov, même interprété avec toute l’énergie de Nicholas Cage, tend à se dissoudre dans de trop nombreuses intrigues et avec lui l’intérêt du spectateur pour les conflits intérieurs du personnage.

Quoi qu’il en soit, si vous cherchez un film pour organiser un débat après la projection, vous l’avez trouvé.

Edmond de Saint-Pierre
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INNOCENCE (sortie le 18.11.05)

Posted by ESP On février - 15 - 2007

Lucile Hadzihalilovic, 2004

Avec Zoé Auclair, Bérangère Haubruges, Lea Bridarolli, Marion Cotillard

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Aller voir INNOCENCE, c’est partir à la découverte d’un énigmatique pensionnat pour jeunes filles situé au coeur d’une forêt mystérieuse. Très original et bordé de grands arbres, le film de Lucile Hadzihalilovic abrite la beauté, la terreur et les secrets de l’enfance.

Les jeunes filles arrivent dans le pensionnat en cercueil et en repartent en train. Entre ces deux moments, leurs jambes, élément essentiel du film, se transforment. D’émouvantes elles deviennent émoustillantes. Elles quittent le chemin de l’innocence pour arpenter confusément celui de l’érotisme.

Et si cette transformation est un spectacle, c’est qu’il ne peut en être autrement. En effet, elle ne se produit pas sous le coup d’une baguette magique, mais par le regard des autres. C’est donc de manière assez appropriée dans celui des spectateurs que se perdra l’innocence des jeunes filles.

INNOCENCE, c’est à la fois un conte de fées sans fées, un film d’horreur sans horreur,une fable initiatique sans intrigue. Et une histoire de jambes.

Edmond de Saint-Pierre
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Scott Derrickson, 2005

Avec Laura Linney, Tom Wilkinson, Campbell Scott, Colm Feore, Jennifer Carpenter

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Accusé d’avoir abusé de la naïveté d’une jeune fille épileptique et de celle sa famille, un exorciste se retrouve face à la justice des hommes. Mêlant audacieusement l’objectivité d’un procès au fantastique (et même à l’horreur), THE EXORCISM OF EMILY ROSE ne manque pas de soulever l’intérêt au début mais finit, hélas, par ressembler à une misérable manipulation.

Quand THE EXORCISM OF EMILY ROSE oppose la foi à la raison ou l’Eglise à l’Etat, il emprunte un sentier fort agréable. C’est pourquoi on ne peut que déplorer qu’il bifurque aussi rapidement vers cette triste autoroute encombrée qui oppose les bons aux méchants.

D’intéressante, l’étrange position de ce film atypique devient vite intenable. Alors même qu’il se pare d’une apparente objectivité, il ne peut s’empêcher d’asséner son point de vue. Ce qui donne au spectateur le désagréable sentiment d’être, au mieux, maladroitement manipulé, au pire, carrément pris pour un crétin.

Edmond de Saint-Pierre
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LAINAKENGISSÄ / IN HER SHOES (sortie le 4.11.05)

Posted by ESP On février - 15 - 2007

Curtis Hanson, 2005

Avec Cameron Diaz, Toni Colette, Shirley MacLaine, Mark Feuerstein

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C’est l’histoire de deux soeurs que tout oppose. L’une est une brillante avocate à la vie sociale inexistante, l’autre une dinde qui change de jobs comme d’amants.

Comédie irritante, IN HER SHOES se prend pour beaucoup plus que ce qu’elle aurait dû essayer d’être. Adapté d’un roman de Jennifer Weiner, le film a la chaleur humaine ostentatoire et le drame poignant trop calibré. Et ce, alors même que, sous une construction désespérément convenue, il se contente d’aligner les clichés.

IN HER SHOES, c’est BRIDGET JONES qui se prendrait au sérieux.

Edmond de Saint-Pierre
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DOOM (sortie le 4.11.05)

Posted by ESP On février - 15 - 2007

Andrzej Bartkowjak, 2005

Avec Karl Urban, The Rock, Rosamund Pike

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Faire un long métrage d’un jeu qui consiste à se promener dans des couloirs pour tirer sur tout ce qui bouge pourrait avoir au moins le mérite de donner au spectateur une idée claire de ce qui l’attend.

Eh ben même pas ! Alors qu’on était en droit d’espérer un sous-BLADE 2, Monsieur Bartkowjak nous propose un triste scénario à rebondissements faiblards habité par une collection de personnages issus des films de guerre de série Z.

Seules une séquence en caméra subjective et un générique de fin amusant réjouiront les utilisateurs du jeu. Pour les autres, croyez-moi, vous n’avez vraiment rien à faire là.

Edmond de Saint-Pierre
esp@ranska.net

A HISTORY OF VIOLENCE (sortie le 28.10.05)

Posted by ESP On février - 15 - 2007

David Cronenberg, 2005

Avec Viggo Mortensen, Maria Bello, Ed Harris, William Hurt

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Aux Etats-Unis, dans une petite ville sans problème, la violence fait irruption au sein d’une famille idéale. Film qui rappelle aux Américains en particulier et aux Hommes en général d’où ils viennent et ce qu’ils sont, A HISTORY OF VIOLENCE constitue, entre fascination et rejet, une méditation sur la violence impliquant fortement le spectateur.

Adapté de la bande dessinée de John Wagner et Vince Locke publié par Paradox Press (collection qui avait déjà inspiré le ROAD TO PERDITION de Sam Mendes), A HISTORY OF VIOLENCE est, comme on peut s’y attendre, un film très violent dont la particularité consiste à systématiquement questionner sa propre violence et ses conséquences.

Affichant un contraste saisissant entre la vie paisible d’une petite ville de province et une débauche de violence qui frise parfois le grotesque, A HISTORY OF VIOLENCE n’a rien d’un film réaliste. Il s’agit plutôt d’un examen clinique en forme de thriller sur les rapports entre les membres d’une même famille au moment où ils s’apercoivent qu’ils ne se connaissent pas ainsi que sur la manière dont il est possible de continuer à vivre quand on sait d’où on vient.

Plongée en eaux profondes, A HISTORY OF VIOLENCE n’hésite pas à s’attarder également dans des zones troubles à mi-chemin entre le calme de la surface et l’enfer des profondeurs, là où vivent la plupart d’entre nous.

Edmond de Saint-Pierre
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Fernando Meirelles, 2005

Avec Ralph Fiennes, Rachel Weisz, Hubert Koundé, Danny Huston, Bill Nighy

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Un diplomate anglais, qui a passé sa carrière à ne pas faire de vagues, décide d’enquêter sur la mort mystérieuse de sa femme. Thriller raté et film romantique réussi, THE CONSTANT GARDENER se trouve malheureusement alourdi aussi bien par sa réalisation que par son message.

Si le thriller conspirationniste avec son pesant message sur l’exploitation des populations africaines par de cyniques laboratoires pharmaceutiques avance plutôt maladroitement, l’histoire d’amour en flash-back reposant sur l’opposition de personnalités entre un très mesuré Ralph Fiennes et une Rachel Weisz passionnée fonctionne, elle, remarquablement.

Auteur d’une réalisation sans aucun doute moins tape-à-l’oeil que dans son précédent film, CITY OF GOD, mais néanmoins quand même un peu fatigante (caméra virevoltante, pellicule saturée, montage frénétique), Fernando Meirelles a eu cependant le bon goût de s’entourer d’excellents acteurs. Tous très convaincants, ils constituent le point fort de son film.

Bien qu’on ne puisse qu’adhérer aux préoccupations humanitaires de Monsieur Meirelles, on ne peut s’empêcher de penser que celles-ci auraient été mieux servies par plus de sobriété de caméra et moins de lourdeurs scénaristiques.

Edmond de Saint-Pierre
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Les vacances de Monsieur Hulot

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sept-2-2010 I Comments Off

Mon oncle

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Jour de fête

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Jacques Tati - Courts métrages (1)

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Playtime

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Trafic

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Parade

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Jacques Tati - Courts métrages (2)

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Festival international du film Espoo Ciné

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août-24-2010 I Comments Off

Entretien avec Jean-Baptiste Garnero

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mar-23-2010 I Comments Off

Entretien avec Nicolas Philibert

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fév-5-2010 I Comments Off

KONSERTTI / LE CONCERT (sortie le 27.11)

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déc-14-2009 I Comments Off

THOMAS (sortie le 20.11)

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LOOKING FOR ERIC (sortie le 13.11)

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PARANORMAL ACTIVITY (sortie le 13.11)

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MICHAEL JACKSON’S THIS IS IT (sortie le 28.10)

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ILMIANTAJA! / THE INFORMANT! (sortie le 23.10)

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WHATEVER WORKS (sortie le 23.10)

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PIHALLA (sortie le 23.10)

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Entretien avec Philippe Claudel

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août-16-2009 I Comments Off

PARIS 36 / FAUBOURG 36 (sortie le 17.7)

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KAIKEN SE KESTÄÄ / POUR ELLE (sortie le 3.7)

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RAJATTU MAA / CROSSING OVER (sortie le 3.7)

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THE HAUNTING IN CONNECTICUT (sortie le 26.6)

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KAUHEA KANKKUNEN / THE HANGOVER (sortie le 24.6)

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TIETO / KNOWING (sortie le 21.6)

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