Paul Thomas Anderson, 2008 Avec Daniel Day-Lewis, Paul Dano, Kevin J. O’Connor, Ciarán Hinds, Dillon Freasier | A travers, la trajectoire d’un prospecteur de pétrole au tournant du XIXème et du XXème siécle, THERE WILL BE BLOOD traite de la naissance du capitalisme aux États-Unis.
Plastiquement magnifique et bénéficiant d’une musique à la fois originale et tout à fait sa place, Paul Thomas Anderson signe un film noir et violent où famille et religion succombent à un malin démon interprété par l’époustouflant Daniel Day-Lewis. Et c’est l’excellent Paul Dano, dans le rôle d’un prêcheur manipulateur, qui fait face au génial Anglais boîteux et méphistophélique! Grand film ambitieux, THERE WILL BE BLOOD est à la fois le portrait d’un homme complexe et celle d’une époque nouvelle: la nôtre. Edmond de Saint-Pierre |
‘2007’
THERE WILL BE BLOOD (SORTIE LE 22.2)
ARN - TEMPELRIDDAREN / ARN - TEMPELIRITARI (SORTIE LE 22.2)
Peter Flinth, 2007 Avec Joakim Nätterqvist, Sofia Helin, Stellan Skarsgård, Michael Nyqvist | Élevé dans un monastère et coupable de s’être livré à un amour interdit, Arn est envoyé en Terre Sainte pour chasser le Sarrasin… Superproduction scandinave (à en croire ce qu’on lit, il s’agirait du film le plus cher qu’ait produit la région), Arn confirme ce que vient de montrer un récent exemple français: battre des records de coût peut certes relever de la discipline olympique mais rarement de la réussite cinématographique.
Plus qu’en Terre Sainte, c’est en territoire hollywoodien qu’Arn promène ses petits orteils. Musique, scènes d’amour, dialogues poussifs, c’est à un bien triste plagiat que se livre Peter Flinth. Sans aucune inspiration et en prenant toujours garde de suivre des pas trop grands pour lui, notre sage templier semble bien frileux et peu à son aise. C’est écrasé par KINGDOM OF HEAVEN et BRAVEHEART que le Liliputien ARN est appelé à disparaître de notre mémoire. Edmond de Saint-Pierre |
CHARLIE WILSONIN SOTA / CHARLIE WILSON’S WAR (sortie le 8.2)
Mike Nichols, 2007 Avec Tom Hanks, Julia Roberts, Philip Seymour Hoffman | Comment un congressman américain bonhomme et bon vivant va changer la face du monde en persuadant son pays d’armer les Afghans victimes de l’occupation soviétique. Histoire vraie fascinante qui rappelle qu’un homme peut parfois faire toute la différence.
Écrit par Aaron Sorkin, le film porte la patte du créateur de WEST WING : personnages qui discutent en marchant dans des couloirs labyrinthiques, conversations elliptiques, humour, lucidité politique et tendresse patriotique . Tom Hanks joue remarquablement ce jouisseur un peu bouffi qui peut cependant se laisser sincèrement émouvoir. Toutefois, c’est de l’excellent Philip Seymour Hoffman que se souviendra le spectateur en quittant la salle. Film efficace, intéressant, amusant et remarquablement joué. Que demande le peuple ? Edmond de Saint-Pierre |
TYTTÖ JA KETTU / LE RENARD ET L’ENFANT (sortie le 8.2)
Luc Jacquet, 2007 Avec Bertile Noël-Bruneau, Isabelle Carré | Sur la belle voix-off d’Isabelle Carré, se déroule l’histoire d’amitié entre une fille très jeune et un renard très coopératif. C’est donc, après les pingouins de la banquise à la découverte des animaux de la forêt que cette fois-ci nous emmène Luc Jacquet.
D’une niaiserie horripilante, LE RENARD ET L’ENFANT ferait passer Lassie pour un spectacle borderline. Que ceux qui envisagent le cinéma comme une forme d’expression narrative pour adultes, passent leur chemin ! Ici, l’histoire est réduite à sa plus simple expression et la leçon de morale assénée au marteau-pilon. Ceci dit, situé dans les montagnes du Jura, le film regorge de paysages magnifiques et de top-models animaux (ils sont pour la plupart d’entre eux dressés ou manipulés). Edmond de Saint-Pierre |
DARK FLOORS (sortie le 8.2)
Pete Riski, 2008 Avec Skye Bennett, Philip Bretherton, William Hop, Ronald Picku, Leon Herbert | Les portes de l’ascenseur s’ouvre sur un hôpital désert. Le petit groupe de personnes qu’il transportait ne tarde pas à comprendre que ledit hôpital s’est transformé en cauchemar.
Film d’horreur aux dialogues calamiteux, DARK FLOORS Si encore, il y avait des acteurs finlandais, la présence inédite du finnois dans un film d’horreur aurait pu divertir, mais, comme en plus, ils sont tous américains, il vaut mieux attendre le prochain film de Romero. Edmond de Saint-Pierre |
AMERICAN GANGSTER (sortie le 25.1)
Ridley Scott, 2007 Avec Russell Crowe, Denzel Washington, | Autour d’un génial et authentique traffic de poudre blanche en provenance d’un Vietnam en guerre, la rencontre d’un truand noir conservateur à la morale rigide et d’un flic blanc un peu à la dérive qui partage avec ledit truand l’amour de l’ouvrage bien fait et du rigorisme moral.
Histoire vraie et étonnante servie par d’excellents comédiens, AMERICAN GANGSTER bénéficie d’une ambiance seventies très réussie et d’une très belle opposition d’acteurs. C’est peut-être un peu lent à se mettre en place mais ça devient vite captivant et c’est, à n’en point douter, de la belle ouvrage. Après le péplum et le film de chevaliers, c’est donc au polar tendance « Parrain » que s’est attaqué Ridley Scott. Il ne reste plus à espérer que c’est avec le même bonheur qu’il s’intéressera un jour au western. Edmond de Saint-Pierre |
LE SCAPHANDRE ET LE PAPILLON / PERHONEN LASIKUVUSSA (sortie le 25.1)
Julian Schnabel, 2007 Avec Mathieu Amalric, Emmanuelle Seigner, Marie-Josée Croze, Anne Consigny, Patrick Chesnais, Niels Arestrup | Sortant d’un coma de plusieurs jours, un homme se retrouve à l’hôpital, conscient mais totalement paralysé à l’exception d’un oeil.
Adaptation du roman autobiographique de Jean-Dominique Bauby, LE SCAPHANDRE ET LE PAPILLON raconte l’histoire étonnante d’un homme prisonnier de son corps. A l’aide de quelques habiles trucs de mise en scène, le film parvient certes à intéresser mais on aurait cependant préféré qu’il émeuve davantage et que la mise en scène se fasse plus discrète. Edmond de Saint-Pierre |
IN THE VALLEY OF ELAH (sortie le 18.1)
Paul Haggis, 2008 Avec Tommy Lee Jones, Charlize Theron, Susan Sarandon, James Franco | De retour d’Irak pour sa première permission, un jeune soldat américain est porté disparu. Son père, ancien militaire va aller à sa recherche. Utilisant un classicisme eastwoodien, Paul Haggis fait du rêve américain un sobre cauchemar.
La force du film repose en grande partie sur la performance de Tommy Lee Jones, émouvant bloc de marbre mais aussi sur l’admirable mécanique scénaristique de Paul Haggis. Certes IN THE VALLEY OF ELAH n’a pas le même moteur narratif que CRASH, pourtant ici aussi, c’est d’un puzzle qu’il s’agit. En effet, rien n’y est gratuit. Chaque scène, chaque information la plus anodine soit-elle fera écho ou sera utilisée à un moment ou à un autre du film. Cette technique permet à la thématique développée par Monsieur Haggis de prendre une singulière densité. On trouvera la faiblesse du film sur l’envers de cette jolie médaille. Une mécanique, aussi admirable soit-elle reste une mécanique. Et le parfois pesant symbolisme qui émaille cette histoire bien noire ne fait rien pour dissimuler les poulies. Ceci dit, pour peu qu’on soit sensible aux choses bien faites et à la vie du monde, IN THE VALLEY OF ELAH reste une oeuvre tout à fait remarquable et vaste dans son propos car en allant à la recherche de son fils, le vieil officier trouvera plus que des soldats déboussolés, une Amérique en perdition. Edmond de Saint-Pierre |
CLEANER (sortie le 18.1)
Renny Harlin, 2007 Avec Samuel L. Jackson, Ed Harris, Eva Mendes | Un ancien policier reconverti dans le nettoyage que peut causer dans votre salon une mort violente se retrouve pris dans un traquenard sophistiqué. Thriller au développement très prévisible, CLEANER accumule clichés et absurdités clicheteuses.
Ca part avec une bonne idée : l’occupation du personnage principal est plutôt original. Malheureusement très vite, dès que l’intrigue se met en branle, bonne idée et effet de surprise se mettent en route pour des pays lointains. Le film se contente alors de marmonner une mélodie archi-connue d’une voix bien peu distinctive. Ce n’est pas avec ce film que Renny redorera son blason. Edmond de Saint-Pierre |
MR. WOODCOCK (sortie le 18.1)
Craig Gillespie, 2005 Avec Billy bob Thornton, Seann William Scott, Susan Sartandon | Un jeune homme revient dans sa petite ville natale pour apprendre que sa mère va se remarier avec son ancien prof de gym qui n’avait de cesse de le harceler. L’argument avait tellement de potentiel qu’il est difficile de comprendre comment Monsieur Gillespie a réussi à passer complètement à côté du comique et à en faire cette chose complètement dénuée d’intêret, qu’on trouvera, au mieux, détestable.
Il y avait bien sûr une multitude d’approches possibles pour traiter un tel sujet. Monsieur Gillespie a choisi la comédie mal filmée qui ne fait pas rire. C’est dommage. Edmond de Saint-Pierre |
GONE, BABY, GONE (SORTIE LE 4.1)
Ben Affleck, 2007 Avec Casey Affleck, Michelle Monaghan, Morgan Freeman, Ed Harris, Robert Wahlberg | A Boston, un détective privé spécialisé dans les affaires minuscules va se retrouver à enquêter sur la disparition d’une petite fille de 4 ans. Thriller captivant, GONE, BABY, GONE commence comme la peinture réaliste d’un quartier difficile pour se transformer peu à peu en thriller à tiroirs débouchant sur un dilemne passionnant et remarquablement présenté.
Casey est épatant, Ben se révèle tout à fait compétent. Les frères Affleck sont des géants ! Edmond de Saint-Pierre |
JESSE JAMESIN SALAMURHA PELKURI ROBERT FORDIN TOIMESTA / THE ASSASINATION OF JESSE JAMES BY THE COWARD ROBERT FORD (SORTIE LE 4.1)
Andrew Dominik, 2007 Avec Brad Pitt, Casey Affleck, Sam Shepard, Mary-Louise ParkerZooey Deschanel ja Sam Rockwell | Western original et magnifique, THE ASSASINATION OF JESSE JAMES BY THE COWARD ROBERT FORD constitue une somptueuse balade mélancolique.
Renversante de beauté, la photographie donne à l’ouest américain une qualité mythique et par là même confère au geste de Robert Ford une valeur de balise : il marque la fin d’une époque et le début de la nôtre, celle de la célébrité médiatique à tout prix. Les acteurs sont tous parfaits mais accordons une mention spéciale à Casey Affleck et son rictus hypocrite qui semblent être nés pour jouer les couards revanchards, les mesquins insatisfaits. Edmond de Saint-Pierre |
ORPOKOTI / EL ORFANATO (SORTIE LE 28.12)
J.A. Bayona, 2007 Avec Bélen Rueda, Fernando Cayo, Geraldine Chaplin | Une mère rachète l’orphelinat où elle a grandi pour le restaurer et y accueillir des enfants handicappés. Film d’horreur à forte résonnance émotionnelle, EL ORFANATO sort des sentiers battus d’un genre où l’émotion s’interdit trop souvent d’autres formes que celles du choc viscéral ou du dégoût.
Épatant, horrifiant et émouvant. Edmond de Saint-Pierre |
CASSANDRA’S DREAM (sortie le 28.12)
Woody Allen, 2007 Avec Ewan McGregor, Colin Farrell, Tom Wilkinson | Deux frères qui, pour des raisons différentes ont un besoin urgent d’argent reçoivent de la part de leur oncle une proposition qui pourrait les dépanner. Ne parvenant jamais à faire de CASSANDRA’S DREAM la comédie très noire qu’il souhaiterait, Woody Allen déçoit et signe une sorte de drame lourd, bavard, artificiel, monotone, anonyme.
Il faudra en fait attendre la scène finale pour ne pas totalement oublier que c’est bel et bien le petit génie à lunettes qui était à la barre de cet étrange bateau. Edmond de Saint-Pierre |
I’M NOT THERE (sortie le 14.12)
Todd Haynes, 2007 Avec Christian Bale, Cate Blanchett, Richard Gere, Heath Ledger, Charlotte Gainsbourg, Julianne Moore | Évocation de différentes facettes réelles ou fantasmées de Bob Dylan, I’M NOT THERE tourne autour de l’icône américaine et atteint un surprenant degré d’abstraction.
Enfin un biopic différent! Comme l’indique le titre, Bob Dylan est absent du film de Todd Haynes. Jamais nommé, le chanteur est évoqué par différents personnages interprété par 6 acteurs différents (dont l’impressionnante et inattendue Cate Blanchet!). Loin d’entretenir entre eux un rapport chronologique, les personnages coexistent dans des espaces différents. Alors que le biopic traditionnel explique systématiquement l’œuvre par la vie, ici, Todd Haynes mêle allégrement vie et œuvre et cherche davantage à évoquer qu’à expliquer, davantage à peindre qu’à raconter. Séduisante et audacieuse, la belle idée ravira certainement les dylanophiles mais laissera les autres au mieux un peu déboussolés, au pire morts d’ennui. Edmond de Saint-Pierre |
KULTAINEN KOMPASSI / THE GOLDEN COMPASS (sortie le 5.12)
Chris Weitz, 2007 Avec Daniel Craig, Nicole Kidman, Eva Green, Dakota Blue Richards, Adam Godley, Ian McShane | Adaptation du premier volet de la série best-seller de Philip Pullman HIS DARK MATERIALS, THE GOLDEN COMPASS s’engouffre commercialement dans le sillage laissé par HARRY POTTER, NARNIA et THE LORD OF THE RINGS.
L’éternel combat du bien contre le mal, l’enfant messie, les sorcières et le collège, chacun pourra y trouver un peu des éléments qu’ïl avait appécié ici ou là. Une petite fille pas farouche, un vieux cow-boy bourru et sympathique ainsi qu’un ours polaire redoutable mais dévoué s’associent pour défaire le mal et sauver des enfants. Le tout baignant dans un pittoresque univers de science fiction à influences victoriennes, ce qu’ailleurs on appellerait du steampunk. Le film de Monsieur Weitz contient toutes les qualités de production de ses modèles mais laisse étrangement sur sa faim. Malgré plusieurs moments spectaculaires, THE GOLDEN COMPASS ressemble davantage à une introduction qu’à un premier chapitre. Même si on ne peut s’empêcher de respirer une odeur désagréable de calcul commercial, on bouchera son nez et on attendra les épisodes suivants pour juger pleinement de ce qui devrait sans doute constituer une trilogie de plus. Edmond de Saint-Pierre |
HITMAN (sortie le 14.12)
Xavier Gens, 2007 Avec Timothy Olyphant, Dougray Scott, Olga Kurylenko | Adaptation d’un jeu vidéo à succès, HITMAN nous narre (même s’il s’agit, en l’occurrence, d’un mot un peu démesuré) les aventures d’un tueur à gages répondant au doux nom de « Agent 47 » et impliqué dans une incohérente conspiration politique en Russie.
Scénario inexistant, dialogues ridicules (on en sourit un peu quand on ne dort pas ), personnages grotesques : témoignant de son souci de passer inaperçu, notre tueur (et ses congénères) arbore systématiquement une cravate rouge, un crâne rasé et un énorme code barre tatoué sur la nuque… Qu’est venu faire Timothy Olyphant dans cette misérable production ? Curieux faux pas pour l’excellent shérif de Deadwood. Edmond de Saint-Pierre |
30 PÄIVÄÄ KAAMOSTA / 30 DAYS OF NIGHT (sortie le 30.11)
David Slade, 2007 Avec Josh Hartnett, Melissa George, Ben Foster | Nichée au fin fond de l’Alaska, la riante bourgade de Barrow s’apprête, comme chaque année, à vivre un mois complet dans l’obscurité. Pourtant, cette année, une bande de joyeux vampires assoiffés de liquide rouge entend aider les habitants à sortir de la morosité qu’engendre cette longue nuit imposée par une position géographique infortunée.
Adaptation d’une bande dessinée qui connut un certain succès, 30 DAYS OF NIGHT reprend l’intéressant point de départ de la BD et n’en fait rien. Le film est un bête festival de caméra affolée, montage frénétique et scènes plus ou moins gores où des vampires ressemblant étrangement à des zombies jouent les tueurs en série. Leur pitance étant constituée de personnages épais comme du papier à cigarette, on ne saurait leur en tenir en rigueur. Edmond de Saint-Pierre |
THE KINGDOM (sortie le 23.11)
Peter Berg, 2007 | Une équipe d’agents du FBI vient en Arabie Saoudite mener une enquête sur un attentat terroriste ayant fait un carnage parmi des civils américains travaillant sur place.
Au début, ça pourrait être CSI: Ryad. Des indices gros comme une maison se découvrent volontiers sous les yeux de nos éperviers américains. Ca frise la caricature. Puis, progressivement, une véritable tension s’installe et THE KINGDOM se transforme en film d’action très prenant avec poursuites endiablées et fusillades chaotiques. Et, comme au final, loin de sacrifier la géopolitique sur l’hôtel du spectaculaire à tout prix, THE KINGDOM prend la peine d’injecter une bonne dose d’humanisme et même un peu de complexité morale, le film, à l’image de l’excellent Ashraf Barhom (interprétant le chef de la police locale) se révèle épastrouillant. Edmond de Saint-Pierre |
MICHAEL CLAYTON (sortie le 23.11)
Tony Gilroy, 2007 Avec George Clooney, Tom Wilkinson, Tilda Swinton, Sydney Pollack, Michael O’Keefe | Michael Clayton, c’est George Clooney face à une puissante multinationale de l’agrochimie. Un beau David face à un tentaculaire Goliath.
MICHAEL CLAYTON est la première réalisation du scénariste des aventures de Jason Bourne. Et scénariste, il entend montrer qu’il l’est! En effet, Tony Gilroy semble prendre un malin plaisir à dissimuler la simplicité de son intrigue dans les méandres d’une chronologie audacieusement bousculée qui donne à son film des allures de mystère un rien artificiel. Ceci dit, cette construction alambiquée oblige le spectateur qui ne veut pas se perdre à une louable concentration. Tous très convaincants, les acteurs servent excellemment cet efficace et élégant thriller dénonciateur qui s’inscrit dans la lignée du cinéma engagé des productions Clooney-Soderbergh. Edmond de Saint-Pierre |




