Oxide Pang Chun, Danny Pang, 2007 | Une famille emménage dans une maison ni en L ni en I mais hantée. Le voyage que propose THE MESSENGERS est celui de l’appartement à la maison, de la ville à la campagne, de Hong Kong aux Ètats-Unis, de THE SHINING à The navet.
Les histoires de fantômes étant une tendance lourde du cinéma fantastique asiatique, il était bien normal que nos deux frérots veuillent y sacrifier pour leur première expérience américaine. Soucieux de faire un pont les frangins semblent s’être sentis obligés de montrer que ce thème cher à l’Asie n’est pas étranger aux autres continents. Ainsi, le film rappelle de manière consciente (du moins, on l’espère), entre autres chefs-d’oeuvre, AMITYVILLE, POLTERGEIST, THE OTHERS et THE SIXTH SENSE. Le résultat est affligeant et surtout, malgré les citations soulignées à Hitchcock, le suspense inexistant. On lit chaque chaque personnage à masque ouvert dès leur apparition. Grand guignol, plancher qui craque et cave sombre, on est loin d’Hideo Nakata. Edmond de Saint-Pierre |
Archive for juin, 2007
THE MESSENGERS / PAHAN SANANSAATTAJAT (sortie le 13.7)
HORS DE PRIX / HINNASTA VIIS (sortie le 6.7)
Pierre Salvadori, 2006 | Dans les palaces de la Côte d’Azur, une jeune aventurière à la recherche de fortunés vieillards rencontre un serveur qu’elle prend pour un milliardaire. Comédie romantique en forme de soufflé dégonflé, HORS DE PRIX met en appétit avant de finir complètement raplapla.
Pendant un quart d’heure, c’est mise en scène pétillante, atmosphère sophistiquée, gags de bon aloi et personnages intrigants. Après, assez mystérieusement, ça se gâte. Le personnage d’Audrey Tautou se révèle particulièrement minable et devient rapidement éminemment antipathique. On a alors de plus en plus de mal à comprendre ce que lui trouve ce malheureux serveur interprété par le lunaire Gad Elmaleh. Et puis le rythme paresseux et l’absence de gags assurent définitivement à ce ce soufflé qui avait pourtant belle allure une spectaculaire retombée. Comédie ratée, HORS DE PRIX ressemble à un deux étoiles qui se dissimulerait derrière une façade de palace. Edmond de Saint-Pierre |
LIVE FREE OR DIE HARD / DIE HARD 4.0 (sortie le 27.6)
Len Wiseman, 2007 |
20 ans après ses premières aventures, John McLane, pour la quatrième fois, reprend du service. Slalomant entre les explosions qui jonchent les rues de Washington, il défie les lois de l’apesanteur, de l’âge et de l’intelligence. Mais tout cela pour une bonne raison. En effet, il s’agit de sauver la planète menacée qu’elle est par une infâme attaque terroriste fomentée par un ignoble traître à la nation aidé de quelques fourbes (francais, italiens et asiatiques pour la plupart).
Bruce Willis reprend son costume de M. McLane avec un plaisir évident. Il soupire beaucoup et se sert de Son rictus las pour indiquer au spectateur distrait que le temps a passé (il n’y a toutefois pas lieu de s’inquiéter ; son corps fatigué ne l’empêchera pas de faire ce que nos athlètes les plus aguerrris seraient bien en mal d’effectuer). Et puis, c’est aussi pour lui l’occasion de se déchaîner comme un beau diable sur une femme. Dans une scène où le politiquement correct vole en éclats, John McLane rappelle virilement à la scélérate Asiatique (Maggie Q) qu’un terroriste n’a pas de sexe. Certes le film comprend d’impressionnantes scènes de destruction massive et un étonnant duel entre un un semi-remorque et un avion de chasse (sur les ailes duquel finira notre ami vieillissant) mais Len Wiseman n’est pas John Woo : LIVE FREE OR DIE HARD préfère se vautrer dans l’autoparodie que de s’essayer au drame, fût-il de pacotille. Pas très courageux pour un film surtestostéronisé. Edmond de Saint-Pierre |
OCEAN’S THIRTEEN (Sortie le 8.6)
Steven Soderbergh, | Après Ocean’s11 et Ocean’s 12, voici donc Ocean’s 13. Avec son usage d’une technologie sophistiquée (à laquelle il vaut mieux ne pas essayer de comprendre quoi que ce soit) à des fins criminelles, ses escroqueries d’envergure planétaire et son intrigue bégayante, la série semble se figer dans une sorte de James Bond qui préfèrerait le football au tennis, du 007 version équipe. La célèbre formation emmenée par nos deux élégants pin-ups se reconstituent pour, cette fois-ci, venger l’un d’entre eux.
C’est évidemment Le film à voir en couple. Votre douce, Messieurs, se pâmera devant ces étalons hauts de gamme qui font rêver la partie féminine de la planète et votre dur, Mesdames, ne pourra que s’attendrir devant l’élégance, l’humour et la non-violence des mêmes (car de Julia roberts, il n’aura point, cette fois-ci, à se mettre sous la paupière). OCEAN’S THIRTEEN ne vous apprendra pas grand-chose sur les secrets de l’âme humaine mais vous proposera un divertissement dont l’aspect positif consiste à promouvoir l’ídée d’élégance et de crime sans violence, c’est-à-dire, au fond, de l’humour. Dénué de toutes tensions, le scénario ne réserve que peu de surprises mais, en générant quelques sourires, fait de ce film poids-plume une expérience plutôt plaisante. Edmond de Saint-Pierre |


