Ridley Scott, 2007 Avec Russell Crowe, Denzel Washington, | Autour d’un génial et authentique traffic de poudre blanche en provenance d’un Vietnam en guerre, la rencontre d’un truand noir conservateur à la morale rigide et d’un flic blanc un peu à la dérive qui partage avec ledit truand l’amour de l’ouvrage bien fait et du rigorisme moral.
Histoire vraie et étonnante servie par d’excellents comédiens, AMERICAN GANGSTER bénéficie d’une ambiance seventies très réussie et d’une très belle opposition d’acteurs. C’est peut-être un peu lent à se mettre en place mais ça devient vite captivant et c’est, à n’en point douter, de la belle ouvrage. Après le péplum et le film de chevaliers, c’est donc au polar tendance « Parrain » que s’est attaqué Ridley Scott. Il ne reste plus à espérer que c’est avec le même bonheur qu’il s’intéressera un jour au western. Edmond de Saint-Pierre |
Archive for janvier, 2008
AMERICAN GANGSTER (sortie le 25.1)
LE SCAPHANDRE ET LE PAPILLON / PERHONEN LASIKUVUSSA (sortie le 25.1)
Julian Schnabel, 2007 Avec Mathieu Amalric, Emmanuelle Seigner, Marie-Josée Croze, Anne Consigny, Patrick Chesnais, Niels Arestrup | Sortant d’un coma de plusieurs jours, un homme se retrouve à l’hôpital, conscient mais totalement paralysé à l’exception d’un oeil.
Adaptation du roman autobiographique de Jean-Dominique Bauby, LE SCAPHANDRE ET LE PAPILLON raconte l’histoire étonnante d’un homme prisonnier de son corps. A l’aide de quelques habiles trucs de mise en scène, le film parvient certes à intéresser mais on aurait cependant préféré qu’il émeuve davantage et que la mise en scène se fasse plus discrète. Edmond de Saint-Pierre |
IN THE VALLEY OF ELAH (sortie le 18.1)
Paul Haggis, 2008 Avec Tommy Lee Jones, Charlize Theron, Susan Sarandon, James Franco | De retour d’Irak pour sa première permission, un jeune soldat américain est porté disparu. Son père, ancien militaire va aller à sa recherche. Utilisant un classicisme eastwoodien, Paul Haggis fait du rêve américain un sobre cauchemar.
La force du film repose en grande partie sur la performance de Tommy Lee Jones, émouvant bloc de marbre mais aussi sur l’admirable mécanique scénaristique de Paul Haggis. Certes IN THE VALLEY OF ELAH n’a pas le même moteur narratif que CRASH, pourtant ici aussi, c’est d’un puzzle qu’il s’agit. En effet, rien n’y est gratuit. Chaque scène, chaque information la plus anodine soit-elle fera écho ou sera utilisée à un moment ou à un autre du film. Cette technique permet à la thématique développée par Monsieur Haggis de prendre une singulière densité. On trouvera la faiblesse du film sur l’envers de cette jolie médaille. Une mécanique, aussi admirable soit-elle reste une mécanique. Et le parfois pesant symbolisme qui émaille cette histoire bien noire ne fait rien pour dissimuler les poulies. Ceci dit, pour peu qu’on soit sensible aux choses bien faites et à la vie du monde, IN THE VALLEY OF ELAH reste une oeuvre tout à fait remarquable et vaste dans son propos car en allant à la recherche de son fils, le vieil officier trouvera plus que des soldats déboussolés, une Amérique en perdition. Edmond de Saint-Pierre |
CLEANER (sortie le 18.1)
Renny Harlin, 2007 Avec Samuel L. Jackson, Ed Harris, Eva Mendes | Un ancien policier reconverti dans le nettoyage que peut causer dans votre salon une mort violente se retrouve pris dans un traquenard sophistiqué. Thriller au développement très prévisible, CLEANER accumule clichés et absurdités clicheteuses.
Ca part avec une bonne idée : l’occupation du personnage principal est plutôt original. Malheureusement très vite, dès que l’intrigue se met en branle, bonne idée et effet de surprise se mettent en route pour des pays lointains. Le film se contente alors de marmonner une mélodie archi-connue d’une voix bien peu distinctive. Ce n’est pas avec ce film que Renny redorera son blason. Edmond de Saint-Pierre |
MR. WOODCOCK (sortie le 18.1)
Craig Gillespie, 2005 Avec Billy bob Thornton, Seann William Scott, Susan Sartandon | Un jeune homme revient dans sa petite ville natale pour apprendre que sa mère va se remarier avec son ancien prof de gym qui n’avait de cesse de le harceler. L’argument avait tellement de potentiel qu’il est difficile de comprendre comment Monsieur Gillespie a réussi à passer complètement à côté du comique et à en faire cette chose complètement dénuée d’intêret, qu’on trouvera, au mieux, détestable.
Il y avait bien sûr une multitude d’approches possibles pour traiter un tel sujet. Monsieur Gillespie a choisi la comédie mal filmée qui ne fait pas rire. C’est dommage. Edmond de Saint-Pierre |


