Paul Weiland, 2008 Avec Patrick Dempsey, Michelle Monaghan, Sydney Pollack | Sans l’humour de Nora Ephron, l’inventivité de Rob Reiner (à l’époque où il faisait encore des films intéressants), la fantaisie de Meg Ryan ni le charme de Billy Crystal, à quoi ressemblerait WHEN HARRY MET SALLY ?
C’est à cette question que MADE OF HONNOR, indigente comédie romantique dans laquelle Tom rencontre Hannah permet de répondre : A RIEN. Edmond de Saint-Pierre |
Archive for mai, 2008
RAKASTUNUT BESTMAN / MADE OF HONNOR (sortie le 30.5)
DOOMSDAY (sortie le 16.5)
Neil Marshall, 2008 Avec Rhona Mitra, Malcom McDowell, Bob Hoskins | Un réjouissant virus fait apparaître en Écosse les délicieux fantômes de Mad Max, Snake Plissken et Ash (personnage interprété par Bruce Campbell dans EVIL DEAD 3).
Film jubilatoire qui multiplie les clins d’oeil au cinéma de série B que les adolescents des années 80 ont découvert principalement en vidéo, DOOMSDAY ajoute à son cocktail-hommage un soupçon de modernité avec son héroïne féminine à la RESIDENT EVIL / UNDERWORLD. Virus, zombies, pays transformé en prison, mission à accomplir en temps limité, irruption du moyen-Age, punks sauvages, abrutis et méchants, rythme endiablé, héroïne taiseuse et second degré: ça peut apparaître comme un vulgaire plagiat et ça ne saurait plaire à tout le monde mais tout y est pour faire le bonheur de certains. Dont je suis. Edmond de Saint-Pierre |
THE MIST / USVA (sortie le 9.5)
Frank Darabont, 2007 | Cerné par un brouillard mystérieux, un groupe d’Américains se retrouve prisonnier d’un supermarché. En adaptant une nouvelle fois Stephen King, Frank Darabont confirme à la fois la passion qu’il nourrit pour le prolifique écrivain et la qualité de ses adaptations. Conduit par un Christophe Lambert de supermarché et doté d’effets spéciaux pas toujours impeccables, le film prend des allures de série B parfaitement en phase avec son propos: La manière audacieuse dont Frank Darabont distille la musique au compte-goutte voire s’en passe de manière quasi-totale pour la plus grande partie du film confère à l’horreur une qualité rafraîchissante et une sorte de réalisme paradoxal. La fin surprenante laisse un peu perplexe, mais l’intensité du huis-clos, l’efficacité d’un microcosme joliment bigarré et les résonances avec l’actualité ne peuvent laisser indifférent. Edmond de Saint-Pierre |
WHAT HAPPENS IN VEGAS / TAPAHTUI VEGASISSA (sortie le 9.5)
Tom Vaughan, 2008 Avec Cameron Diaz, Ashton Kutcher, Queen Latifah, Lake Bell | Un homme et une femme doivent vivre ensemble contre leur gré pour bénéficier d’une importante somme d’argent.
Ni comique ni romantique, WHAT HAPPENS IN VEGAS relève davantage de la vulgarité sexiste que de la comédie romantique. Le film de Tom Vaughan souligne aussi les limites de ses deux acteurs principaux. Cameron Diaz, vieillissante et incapable de se recycler, continue ce qui s’apparente à une inéluctable chute. Quant à Ashton Kutcher, qui interprète toujours le même cartoonesque personnage, confirme qu’il ne peut s’en tirer que dans des films “énormes” (genre JUST MARRIED ou THE BUTTERFLY EFFECT). Et l’absence de la moindre once de complicité entre les deux acteurs finit d’achever ce calamiteux spectacle. Edmond de Saint-Pierre |

