Wednesday, September 8, 2010

Cinéfinlande

L’actualité cinématographique en Finlande

Archive for juin, 2008

Bharat Nalluri, 2008

Avec Frances McDormand, Shirley Henderson, Amy Adams

Le site

Dans le Londres de 1939, Miss Pettigrew va aider Delysia Lafosse, chanteuse qui cherche à faire carrière, à voir clair dans sa vie amoureuse. Hommage aux comédies « screwball » (comédies excentriques et loufoques au rythme endiablé) des années 30 et 40, MISS PETTIGREW LIVES FOR A DAY fait revivre une époque et un

genre cinématographique disparus.

Même si l’issue de cette sympathique comédie ne fait jamais de doute et que les dialogues ne sont pas particulièrement brillants, les décors et les acteurs, notamment Amy Adams, la charmante princesse de ENCHANTED, font merveille.

Edmond de Saint-Pierre
esp@ranska.net

PANKKIKEIKKA / THE BANK JOB (sortie le 11.7)

Posted by ESP On juin - 17 - 2008

Roger Donaldson, 2008

Avec Jason Statham, Saffron Burrows, Stephen Campbell Moore, Daniel Mays, James Faulkner

Le site

Histoire du cambriolage d’une banque depuis sa conception jusqu’à ses conséquences en s’apesantissant bien sûr sur son exécution. Canevas certes classique mais auquel une intrigue surplombante inspirée par l’authentique cambriolage de 1971 à la banque Lloyds de Londres confère un intérêt supplémentaire et souligne la dimension hiérarchique de la

société anglaise (de l’époque ?).

Sorte de Ocean’s eleven à la Ken Loach, THE BANK JOB troque le glamour et la sophistication américains pour un ton plus frais qui oscille entre réalisme social, pittoresque anglais, humour et violence inattendue.

Se souciant peu d’éventuels problèmes de rythme, THE BANK JOB n’hésite pas à prendre son temps et ne passe à côté d’aucun détour narratif. Mais qu’importe, c’est les vacances !

Edmond de Saint-Pierre
esp@ranska.net

21 (sortie le 22.6)

Posted by ESP On juin - 17 - 2008

Robert Luketic, 2008

Avec Jim Sturgess, Kate Bosworth, Laurence Fishburne ja Kevin Spacey

Le site

Une équipe de brillants étudiants en mathématiques et leur professeur appliquent un savant système pour faire du Black Jack leur vache à lait et de Las Vegas leur laiterie. Malgré son coup de théâtre final gros comme un casino et sa petite troupe qui ressemble davantage à une colonie de vacances qu’à une équipe de petits génies, 21 constitue un film sympathique qui a un peu de mal à fonctionner dans sa continuité mais qui offre une collection

de petites scènes plutôt agréables.

Edmond de Saint-Pierre
esp@ranska.net

STEP UP 2 THE STREETS (sortie le 22.6)

Posted by ESP On juin - 17 - 2008

Jon Chu, 2008

Avec Briana Evigan, Robert Hoffman, Adam G. Sevani, Cassie, Will Kemp, Danielle Polanco

Le site

Même formule que pour la première livraison (STEP UP) : dialogues risibles, scénario ridicule, acteurs médiocres et danses urbaines se mettent au service d’une histoire d’amour à la Maryland School of the Arts entre deux jeunes gens aux profils

contrastés.

Edmond de Saint-Pierre
esp@ranska.net

THE HAPPENING (sortie le 13.6)

Posted by ESP On juin - 11 - 2008

M. Night Shyamalan, 2008

Avec Mark Wahlberg, Zooey Deschanel, John Leguizamo

Le site

Malgré son aspect modeste (photo, décor, personnages), le nouveau film de M. Night Shyamalan est sans doute l’un de ses plus intéressants.

On y voit des foules entières se figer et des individus n’ayant plus qu’une idée en tête : se donner la mort le plus efficacement possible !

Film apocalyptique particulièrement impressionnant, THE HAPPENING est en fait un film de zombies sans zombies. M. Night Shyamalan y respecte les codes du genre et fait quelques jolis clins d’oeil à Romero.

Bien plus subtile qu’une armée de zombies, le « méchant » de THE HAPPENING permet au réalisateur d’instaurer une omniprésence du suspense et oblige le spectateur à jeter un regard neuf sur son quotidien.

Film d’horreur qui tient autant de la série B que du manifeste écologique, THE HAPPENING a de quoi séduire un large public.

Edmond de Saint-Pierre
esp@ranska.net

THE INCREDIBLE HULK (sortie le 13.6)

Posted by ESP On juin - 11 - 2008

Louis Leterrier, 2008
Avec Edward Norton, Liv Tyler, Tim Roth, William Hurt

Le site

La bonne idée de THE INCREDIBLE HULK
est de faire la part belle au Docteur Banner et à son combat pour maitriser la verte transformation. Si l’idée est heureuse, c’est que dans la peau du bon docteur, on retrouve Edward Norton (également coscénariste du film).

La frêle silhouette de l’acteur contraste à merveille avec celle, massive et démesurée, du monstre vert.

Evidemment, Hulk finit par apparaître et pour faire bonne mesure il est même rejoint par un supervillain, le bien nommé The Abomination ! C’est à ce moment qu’on change de registre, passant de Docteur Jekyll et Mister Hyde à King Kong contre Godzilla…

Ajoutons que ces monstres numériques sont une fois de plus particulièrement ratés et qu’ils ressemblent à de gros tas de pâte à modeler mêlée à du chewing gum. C’est à vous faire regretter Lou Ferigno (qui prête sa voix au monstre !)

THE INCREDIBLE HULK a trouvé un remarquable Bruce Banner, il ne reste plus maintenant qu’à dénicher un monstre à sa mesure et une histoire digne du potentiel tragique de ce touchant antisuperhéros !

Edmond de Saint-Pierre
esp@ranska.net

SEX AND THE CITY (sortie le 6.6)

Posted by ESP On juin - 4 - 2008

Michael Patrick King , 2008

Avec Sarah Jessica Parker, Kim Cattrall, Cynthia Nixon, Kristin Davis, Chris Noth

Le site

Pour fêter les dix ans d’existence de leur série télévisée, les quatre new-yorkaises abandonnent le célibat et s’offrent le grand écran et la longue durée (deux heures vingt-cinq!).

Alors que la série semblait trouver son originalité (d’après ce qu’on m’en a dit en tout cas…) dans une approche sans tabou de la vie d’une jeune femme moderne dans une grande ville, force est de constater que le film, lui, verse dans les bons sentiments et la comédie romantique de facture très classique.

Il reste sans doute ici ou là quelques moments amusants mais les quatre personnages passablement hystériques manquent singulièrement de l’épaisseur qu’on pouvait trouver dans une comédie autrement remarquable où il était aussi, mais cette fois-là à Hollywood, question de quatre amies femmes: FRIENDS WITH MONEY

Edmond de Saint-Pierre
esp@ranska.net

SPEED RACER (sortie le 6.6)

Posted by ESP On juin - 4 - 2008

Larry et Andy Wachowski, 2008

Avec Emile Hirsch, Christina Ricci, Matthew Fox, Susan Sarandon, John Goodman

Le site

Au nom de la famille, de l’artisanat et de l’honneur, un jeune et courageux pilote va se battre contre l’argent, les entreprises tentaculaires et la corruption. Film d’aventures pour toute la famille, SPEED RACER mélange acteurs réels et décors numériques.

Quand on aperçoit la bande-annonce de SPEED RACER, on ne peut s’empêcher de penser à TRON. Esthétiquement. Là où blesse la bât c’est que TRON a 25 ans et qu’il paraît plus réussi et surtout beaucoup moins laid que SPEED RACER!

Festival de vitesse, de couleurs criardes et de bruits assourdissants, ce film laissera vos méninges en paix mais ne ménagera ni vos yeux ni vos oreilles!

Edmond de Saint-Pierre
esp@ranska.net

Cet automne, à la Cinémathèque ORION

Posted by admin On juin - 4 - 2008

Eerikinkatu 15, Helsinki

Rétrospective Michelangelo ANTONIONI

Voir programme sur le site : www.kava.fi

——————————-

Paul Grimault :

Le roi et l’oiseau

France (1980), 87 min

Le 07.09. à 16 h 00

 

Jacques Tati :

Jour de fête

France (1948), 80 min

Le 07.09. à 18 h 00

 

Albert Lamorisse :

Le ballon rouge

France (1956), 37 min

Crin blanc

France (1953), 47 min

Le 18.09. à 17 h 00 et le 21.09. à 16 h 00

 

Michelangelo Antonioni :

Par-delà les nuages

France / Italie / Allemagne (1995), 109 min

Le 18.09. à 19 h 00

 

Yves Robert :

La guerre des boutons

France (1961), 93 min

Le 25.09. à 17 h 00 et le 28.09. à 16 h 00

 

Philippe Garrel :

Les amants réguliers

France (2005), 178 min

Le 30.09. à 16 h 30 et le 04.10. à 17 h 30

 

Jacques Demy :

Peau d’âne

France (1970), 90 min

Le 02.10. à 17 h 00 et le 05.10. à 16 h 00

 

Jean-Marie Straub, Danièle Huillet :

Amerika, rapports de classe

France / Allemagne (1984), 126 min

Le 02.10. à 18 h 45 et le 05.10. à 17 h 45

 

Philippe Garrel :

Le vent de la nuit

France / Italie / Suisse (1999), 95 min

Le 07.10. à 17 h 00 et le 10.10. à 19 h 00

 

Présentation sur place par la Cinémathèque française

Jean-Marie Straub, Danièle Huillet :

Der Bräutigam, die Komödiantin und der Zuhälter

Allemagne (1968), 23 min

En rachâchant France (1982), 7 min

Von heute auf Morgen France / Allemagne (1997), 62 min

Le 08.10. à 17 h 00 : Présentation sur place par la Cinémathèque française

et le 11.10. à 19 h 00

 

Michel Ocelot, Bénédicte Galup :

Kirikou et les bêtes sauvages

France (2005), 81 min

Le 09.10. à 17 h 00 et le 12.10. à 16 h 00

 

Philippe Garrel :

L’enfant secret

France (1979), 92 min

Le 14.10. à 17 h 00 et le 17.10. à 19 h 00

 

Jean-Marie Straub, Danièle Huillet :

Une visite au Louvre

France (2004), 80 min

Le 16.10. à 17 h 00 et le 18.10. à 19 h 00

 

Robert Bresson :

Le diable probablement

France (1977), 97 min

Le 21.10. à 21 h 00 et le 24.10. à 19 h 00

 

Jean-Luc Godard :

La Chinoise

France (1967), 96 min

Le 25.10. à 16 h 45 et le 30.10. à 21 h 00

 

Alain Resnais :

Je t’aime, je t’aime

France (1968), 95 min

Le 29.10. à 19 h 15 et le 01.11. à 19 h 00

Tapio Piiranen

Posted by admin On juin - 3 - 2008

Comment êtes-vous devenu réalisateur?
A l’âge de 30 ans, après avoir exercé différents métiers j’ai eu l’envie de m’inscrire pour étudier la réalisation de films à l’institut des Arts industriels. J’ai été accepté, et me voilà.
Depuis ma plus tendre enfance, j’ai toujours été un fou de films, je pourrais aller au cinéma au moins 2 ou 3 fois par semaine.

“Raid” est votre premier long métrage au cinéma. Pourquoi avoir décider de le faire? Etiez-vous fatigué de travailler pour la télé?
J’ai toujours eu, depuis mes le début de mes études, ce but de faire un film de cinéma. La popularité qu’a rencontrée la série télévisée « Raid » a rendu ce désir possible. Et pour répondre directement à votre question, oui j’étais fatigué de travailler pour la télé.

Quels sont les aspects positifs et négatifs quand on est réalisateur en Finlande?
Le nombre de personnes qui parlent finnois dans le monde est assez petit, ce qui signifie que les films finlandais n’ont pas, en général, un nombre de spectateurs très important. Les ressources sont très limitées et la compétition est rude. Il semblerait que la réalisation de film n’est pas considérée comme un art - L’aide publique apportée à l’Opéra est cinq fois plus importante que celle accordée au cinéma ! Nous avons de très bons acteurs, de très bonnes actrices, de très bons auteurs - et des paysages où personne n’a encore eu l’occasion de tourner de film, la nature est toujours présente et très proche. Et la meilleure chose est que le public finlandais a repris goût au cinéma finlandais ! Il n’y a pas dans les films finlandais tout ce côté glamour assez malsain qu’on peut trouver à Hollywood.

Comment l’idée de faire ce film vous est-elle venue?
J’ai travaillé avec un autre scénariste Harri Nykänen. Nous avons créé et développé les idées ensemble. J’avais parfois des visions un peu « sauvages » et Harri, un ancien reporter spécialisé dans les affaires criminelles, me ramenait à la réalité. C’était très enrichissant pour nous deux. L’histoire de “Raid” est basée sur une histoire vraie, un vrai crime qui a eu lieu en
Estonie.

Comment avez-vous choisi les acteurs?
En général, je vais au cinéma et je regarde le travail de mes collègues en essayant de suivre les développements qui ont lieu, apprendre à connaître les nouveaux venus, etc. Il y a certains acteurs et actrices qui ont toute ma confiance, et en général je travaille avec eux. Dans “Raid”, 80% des acteurs avaient déjà travaillé avec moi et la plupart d’entre eux sont des amis. Je fais toujours appel à des acteurs ou à des actrices professionnels dans mes films.

Pendant le tournage de “Raid”, y a t il eu un moment ou une étape que vous avez préféré?
Le plus difficile mais aussi le plus gratifiant a été lors du tournage sur les deux îles : Le phare qui se trouve sur l’île de Porkkala, avec un paysage et une atmosphère incroyables A l’intérieur du phare, nous n’avions pas beaucoup de place et il était difficile de faire passer la caméra, mais je pense que les images que nous avons réussies à avoir étaient très bonnes.

L’autre île était la forteresse de Kuivasaari qui abrite le musée d’artillerie le plus grand d’europe. Nous en avons profité pour utiliser une de leurs armes dans le film.
Pour en citer d’autres, la montagne Saana et le lac Kilpijärvi en Laponie étaient géniaux aussi.

Le premier jour de tournage sur l’île Harmaja et notre rendez-vous avec un énorme brise-glace était vraiment imposant !

Certains réalisateurs disent que le montage d’un film est une expérience intense et gratifiante, mais qu’elle peut aussi être particulièrement difficile. Partagez-vous cette opinion?
Un film naît véritablement dans la salle de montage: tu peux détruire un bon film ou bien transformer un film modeste en véritable succès. Le montage de ce film a été difficile mais m’a apporté beaucoup de satisfaction. Je remercie Kauko Lindfors, le monteur, qui a eu assez de force et qui a survécu à cette expérience et à mon perfectionnisme. Mais, je pense qu’il doit être lui aussi perfectionniste.

Quelle image avez-vous du cinéma français?
J’apprécie sans aucun doute la culture du cinéma français. De l’autre côté de l’atlantique, aux
Etats-Unis, il n’y a pas vraiment ce qu’on pourrait appeler une culture cinématographique. Les films français ont de l’esprit, les films américains sont bruyants.

Avez-vous un réalisateur français préféré?
Maintenant, nous arrivons à mon sujet de prédilection ! Il y a plusieurs réalisateurs : Jean
Renoir, Jean-Pierre Melville, Jean Vigo, François Truffaut. Tu as remarqué que trois des réalisateurs que je viens de citer ont le même prénom “Jean” !

Avez-vous un film français préféré?
“Touchez pas au grisbi” de Becker, “La grande illusion” de Renoir, “L’Atalante” de Vigo et “Le deuxième souffle” de Melville, et bien d’autres…

Que pensez-vous de la situation actuelle de l’industrie cinématographique finlandaise?
Il n’y a pas beaucoup d’argent dans ce domaine, mais le public est de plus en plus intéressé par les films finlandais, et ils vont au cinéma pour les voir. Je suis content qu’Aki Kaurismäki soit entré dans le groupe des “grands réalisateurs” internationaux avec son dernier film “L’homme sans passé”.

Quels sont les trois films finlandais qu’il faudrait absolument voir?
Mikko Niskanen: Kahdeksan surmanluotia, (Eight Deadly Shots)
Edwin Laine: Tuntematon sotilas (The Unknown Soldier)
Aki Kaurismäki: Mies vailla menneisyyttä (The Man Without a Past).

Quels sont vos projets?
Pour le moment je suis en vacances, je déneige mon jardin, je fais quelques réparations, un peu  de sport… et je travaille sur l’écriture d’un nouveau manuscrit… quand les idées me viennent.
En automne, je réaliserai un film télévisé dont le scénario a été écrit par Jari Tervo.

Hannu Tuomainen

Posted by admin On juin - 3 - 2008

Quand et comment avez-vous décidé de faire des films?
La première fois que j’ai eu l’idée du film MENOLIPPU MOMBASAAN (Aller simple pour Mombassa) c’était il y a 8 ans et demie. Ca fait longtemps déjà… J’ai, bien entendu, travaillé entre temps sur différents projets, comme la production de plusieurs courts-métrages, la réalisation de certains projets télévisés, sans mentionner le projet énorme qu’était le film POIKA JA ILVES. C’était mon premier long-métrage en tant que producteur et j’ai travaillé sur ce projet pendant trois ans.

Dans mes courts-métrages précédents, j’ai exploité les thèmes de la fin de la jeunesse et la vie des jeunes se trouvant entre la jeunesse et  l’adolescence. J’ai eu le sentiment que je devrais compléter tout ça un peu comme une trilogie et raconter une histoire sur les changements quand on passe de 17 à 18 ans, de la jeunesse à l’âge adulte.

Au cours de cette période pendant laquelle je réfléchissais à l’histoire qui pourrait décrire cette étape de la vie, difficile mais gratifiante, j’ai eu un accident de voiture. Je me suis endormi au volant et je me suis retrouvé au beau milieu de la neige (elle m’a semblé à ce moment très blanche et pure). Je ne savais pas où j’étais ni ce qui s’était passé. Physiquement tout allait bien, mais quelques jours plus tard le vrai choc est arrivé : j’ai réalisé que j’étais presque mort et que j’avais complètement oublié la signification de la vie, de chaque jour, de chaque moment. Et ainsi, au cours des semaines suivantes, j’ai réévalué mes valeurs et…. tout le reste.
Et on peut dire qu’à ce moment-là, j’avais trouvé la base de l’histoire de MOMBASA, où un jeune garçon, bien gentil, de classe moyenne, un jeune assez cool finalement, Pete, apprend qu’il a le cancer et aucun médecin ne peut lui dire combien de temps il lui reste à vivre.

Vous avez fait des courts-métrages, vous avez travaillé à la télévision et vous venez juste de finir votre premier long-métrage. Diriez-vous que toutes ces expériences ou tous ces milieux sont très différents?
Oui et non. Dans toutes les situations, la chose la plus importante pour moi est de raconter une histoire. Même si dans un long-métrage, le format de 90 minutes est unique. Chaque seconde du film doit vraiment avoir une raison d’être, et chaque centimètre de l’écran doit être rempli de sens, sans oublier le fait que le film doive être aussi divertissant.

Si on compare un long-métrage à la télévision (les courts-métrages sont principalement destinés à la télévision) j’ai aussi le sentiment d’avoir la responsabilité d’emmener les spectateurs en voyage. Pour qu’ils aient envie de sortir de chez eux pour venir voir le film, qu’ils aient envie de payer pour le voir, et pour qu’ils soient heureux après l’avoir vu. A la télévision, les choses sont différentes car les programmes sont diffusés quoiqu’il arrive, mais au cinéma le film doit “trouver ses destinataires”.

En plus, au cinéma j’ai l’impression de pouvoir vraiment communiquer avec les spectateurs, attirer leur attention (si j’arrive à avoir assez de talent) les toucher, leur donner et partager quelque chose avec eux.

Quels sont les aspects positifs et les aspects négatifs quand on est réalisateur en Finlande?
Le côté positif c’est que le monde du cinéma est petit et les choses ne sont pas aussi compliquées qu’elles doivent l’être dans les pays plus grands. Mais bon, c’est bien sûr à double tranchant car tout le monde connaît tout le monde et parfois il n’y a pas assez de place pour des ambitions ou des projets qui peuvent se croiser.

Et la chose négative est la taille réduite du marché et donc le nombre de spectateurs. Seulement 5 millions de personnes parlent finnois et la langue est un élément décisif quand il est question de distribution internationale, spécialement si tu veux travailler sur des histoires grand public comme je le fais. Le public est limité et le budget l’est également.

Que raconte MENOLIPPU MOMBASAAN?
L’histoire parle de Pete, un garçon ordinaire de 17 ans qui va au lycée et qui va brusquement perdre conscience. Le diagnostic est terrible: le docteur ne peut pas dire à Pete s’il vivra assez longtemps pour fêter son 18ème anniversaire.

Pete partage sa chambre d’hôpital avec Jusa qui est le roi de l’humour noir. Dans la nuit du 18ème anniversaire de Jusa, alors qu’ils ont bu de la vodka, ils prennent la décision de faire le mur. Jusa a une fixation,  il veut à tout prix voir les plages de Mombassa avant de mourir. Pete, lui, veut déclarer sa flamme à Kata qui était dans la même école que lui et dont il est amoureux.

Ils décident de partir et voyagent à travers la Finlande pour retrouver Kata qui a un job d’été en Laponie en ayant en poche deux billets d’avion pour Mombassa. Grâce à Jussi et à son côté un peu sauvage, Pete découvre un style de vie nouveau et des plaisirs qu’il n’avait pas connus auparavant.

Une fois arrivés en Laponie, Pete déclare sa flamme à Kata sans lui parler de sa maladie. Le départ pour Mombasa est proche et Pete devra prendre la décision la plus importante de sa vie.

Comment avez-vous choisi les acteurs?
Il n’y a pas vraiment d’acteurs professionnels de cet âge (+/- 18 ans), donc tu dois juste trouver le bon acteur qui correspond au rôle. J’ai fait un casting avec 500 jeunes, en cherchant d’abord les points de ressemblance entre les jeunes et les personnages du film. Ensuite, je voulais savoir s’il ou elle était capable d’être naturel(le) face à la camera, sans jouer mais juste en étant lui-même ou elle-même. La photogénie est également importante mais la chose primordiale est de savoir si je ressens un certain charisme chez cette personne.

Vous avez aussi co-écrit le script du film, pensez-vous que cela apporte quelque chose de plus au film? Vous sentez-vous plus proche de l’histoire?
Quand le réalisateur participe à l’écriture du script, il est impliqué dans le film à fond. Avec ce projet, j’ai pu aussi remarquer le danger de devenir paresseux : être aveuglé par l’image qu’on s’est faite à l’avance du film en pensant qu’il serait comme ça. Non, le réalisateur doit transformer les idées contenues dans un script en une histoire visuelle, et “remplir” chaque image de ce film.

Pendant la préparation du film, y a t il eu un moment que vous avez préféré?
J’adore le “screen writing” et je pense que c’est l’étape la plus difficile mais en même temps la plus gratifiante. Et c’est sans aucun doute l’étape la plus importante.
Cependant, le sentiment d’être au cœur de l’histoire pendant le tournage est tellement intense que c’est aussi quelque chose de vraiment spécial.

Quelle image avez-vous du cinéma français?
Avant de commencer mes études de cinéma, je passais mon temps dans les salles de cinéma et à la cinémathèque. Pendant ces années folles de cinéma, j’ai vu des centaines… non des milliers de films. Le cinéma français a toujours été le deuxième que je préfère, il a été et est toujours là pour montrer l’autre côté de l’industrie cinématographique, dans le sens positif. J’ai besoin des films de Hollywood mais j’ai aussi besoin de voir des histoires qui parlent des relations entre les personnes. Je pense qu’à la base, toutes les histoires parlent de ça. Ce que ça signifie que d’être humain. Et sans le cinéma français, il y a aurait un énorme manque de style et de profondeur pour traiter ce sujet de base.

Avez-vous un réalisateur français préféré?
Comme je l’ai dit avant, ayant vu tellement de films dans ma vie, j’essaie en général de ne pas répondre aux questions du type “votre réalisateur ou film préféré”.
Mais cette fois-ci, je pourrais faire une exception et en citer deux. En premier, François Truffaut occupe une place spéciale dans mon cœur. Il a fait des films magnifiques, tellement différents au cours de sa carrière, qui a été extraordinaire, mais en essayant de se concentrer simplement sur l’homme. Et il avait un esprit tellement ouvert, pas seulement en tant que réalisateur mais aussi en tant qu’homme.
Ensuite je pourrais simplement dire que j’adore Jacques Tati. Son sens comique qui combine des gags et des thèmes plus importants est unique, on pourrait le comparer à Chaplin.
J’ai aussi le sentiment que ces deux génies, sont à la fois très français et très universels.

Avez-vous un film français préféré?
Je vais passer cette question, mais parmi les 10 films français que je préfère figurent, bien sûr, plusieurs films de Truffaut et de Tati.

Comment se porte l’industrie cinématographique finlandaise en ce moment?
Ca s’améliore tout le temps. Je me souviens encore du milieu des années 90 quand le public détestait les films finlandais. Les réalisateurs ainsi que les producteurs ont radicalement changé, ils font désormais des films POUR le public. Ca peut sembler stupide, mais ce n’était comme ça il y a encore quelques années.
Ce qui nous manque encore et ce pour quoi nous devrions nous battre c’est l’augmentation des aides publiques pour pouvoir être au niveau de nos voisins nordiques. Et pour le moment, nous en sommes malheureusement très loin.

Quels sont les trois films finlandais qu’il faut absolument voir?
C’est difficile, si je ne veux pas citer de film français, comment est-ce que je pourrais citer trois films finlandais… d’accord ! “Eight Deadly Shots” de Mikko Niskanen, et ensuite…

Quels sont vos projets?
À côté de la réalisation et de l’écriture de scripts, je dois dire que j’adore produire.
Et puis, je viens juste de commencer en tant que professeur à l’École Supérieur d’Études Cinématographiques qui dépend de l’Université des Art et du Design d’Helsinki.

J’ai eu beaucoup de chance jusqu’à maintenant ou alors j’ai été assez entêté pour faire ce que je veux vraiment faire. Je vais déjà voir comment marchera le film MENOLIPPU MOMBASAAN et quelles seront les réactions du public et ensuite je déciderai ce que je ferai.

Les vacances de Monsieur Hulot

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sept-2-2010 I Comments Off

Mon oncle

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Jour de fête

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Jacques Tati - Courts métrages (1)

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Playtime

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Trafic

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Parade

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Jacques Tati - Courts métrages (2)

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Festival international du film Espoo Ciné

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août-24-2010 I Comments Off

Entretien avec Jean-Baptiste Garnero

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mar-23-2010 I Comments Off

Entretien avec Nicolas Philibert

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fév-5-2010 I Comments Off

KONSERTTI / LE CONCERT (sortie le 27.11)

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déc-14-2009 I Comments Off

THOMAS (sortie le 20.11)

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LOOKING FOR ERIC (sortie le 13.11)

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PARANORMAL ACTIVITY (sortie le 13.11)

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MICHAEL JACKSON’S THIS IS IT (sortie le 28.10)

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nov-8-2009 I Comments Off

ILMIANTAJA! / THE INFORMANT! (sortie le 23.10)

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WHATEVER WORKS (sortie le 23.10)

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PIHALLA (sortie le 23.10)

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Entretien avec Philippe Claudel

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août-16-2009 I Comments Off

PARIS 36 / FAUBOURG 36 (sortie le 17.7)

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KAIKEN SE KESTÄÄ / POUR ELLE (sortie le 3.7)

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RAJATTU MAA / CROSSING OVER (sortie le 3.7)

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THE HAUNTING IN CONNECTICUT (sortie le 26.6)

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KAUHEA KANKKUNEN / THE HANGOVER (sortie le 24.6)

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TIETO / KNOWING (sortie le 21.6)

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